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Conclusion : le sermon sur la
montagne
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Lecture : Mat. 7/24 à 27
Intro :
Jésus termine son sermon par un cours sur la construction. Comment avoir de
bonnes fondations ?
Tout son discours précédent
parle du fondement sur lequel nous devons construire notre vie.
Les béatitudes (belles attitudes du cœur) sont les bases que tout chrétien doit
posséder dans son cœur.
Avec ses sentiments dans son cœur, le chrétien peut mettre en pratique tous les
enseignements que le Seigneur indique tout au long du sermon.
Celui qui met en pratique sera donc un homme prudent qui bâtit son édifice
sur le roc.
Celui qui ne met pas en pratique et refuse les enseignements du Seigneur est
semblable à un insensé qui bâtit l’édifice sur le sable.
I C’est quoi
bâtir sur le roc ?
A/ Pas
d’erreur possible
Nous savons que le roc, le rocher représentent notre Seigneur Jésus-Christ,
C’est sur ce Rocher que notre vie doit être bâtie. La Parole est très claire à
ce sujet.
I Cor.
3/11 : Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé,
savoir Jésus-Christ.
Eph. 2/20 :
Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes,
Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.
Une vie construite sans Christ est une vie destinée à la destruction et à la
ruine donc à la perdition, c’est l’enseignement que nous laisse Jésus.
Dans sa conclusion, Jésus va très loin et définit la construction sur le roc.
Jésus est très précis et ne fait aucun compromis, et ne laisse aucune
négociation possible.
Le chrétien qui construit sur le roc c’est celui qui entend la Parole, et
la met en pratique.
Celui qui entend mais qui ne met pas en pratique est un insensé,
il ne bâtit pas sur le roc mais sur du sable.
Jésus montre : qu’entendre, connaître les Ecritures, les commandements,
les conseils, c’est insuffisant pour bâtir sur le roc.
La mise en pratique est indispensable, personne ne doit s’illusionner, l’absence
de la pratique montre que l’édifice est construit sur le sable et va tôt ou tard
s’écrouler.
Jésus sera, pour moi enfant de Dieu, le roc solide et sûr qu’à la condition de
mettre en pratique ce que j’entends de sa part.
B/ Mise en
pratique
Au temps de Moïse, Dieu a insisté sur la mise en pratique, on retrouve cet ordre
bien précis.
Deut. 4/1 à 6 :
Maintenant, Israël, écoute les lois et les ordonnances que je vous enseigne.
Mettez-les en pratique, afin que vous viviez, et que vous entriez en
possession du pays que vous donne l'Eternel, le Dieu de vos pères. Vous
n'ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n'en retrancherez rien; mais
vous observerez les commandements de l'Eternel, votre Dieu, tels que je vous les
prescris. Vos yeux ont vu ce que l'Eternel a fait à l'occasion de Baal-Peor,
l'Eternel, ton Dieu, a détruit du milieu de toi tous ceux qui étaient allés
après Baal-Peor. Et vous, qui vous êtes attachés à l'Eternel, votre Dieu, vous
êtes aujourd'hui tous vivants. Voici, je vous ai enseigné des lois et des
ordonnances, comme l'Eternel, mon Dieu, me l'a commandé, afin que vous les
mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession. Vous
les observerez et vous les mettrez en pratique; car ce sera là votre
sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de
toutes ces lois et qui diront, Cette grande nation est un peuple absolument sage
et intelligent!
Dieu le dit : s’ils mettent en pratique, ils seront un peuple sage et
intelligent, leur vie sera un édifice construit sur du solide.
NB : Par ses propos Jésus montre bien qu’il n’est pas venu abolir la loi
mais l’accomplir.
Par un exemple tout simple (construire une maison), Jésus donne un enseignement
capital pour notre vie avec lui.
Il n’y a pas d’autre possibilité, tout autre enseignement est erroné, édulcoré.
Celui qui veut construire sur le roc doit mettre en pratique ce qu’il entend
(La Parole).
II Comment
atteindre le roc ?
Jésus avait pour habitude de prendre des exemples concrets que le peuple pouvait
avoir sous les yeux.
Le sermon sur la montagne est donné à proximité du lac de Galilée.
Les bords de ce lac sont sableux mais si on creuse, on trouve le roc très dur.
Sur ce roc on peut bâtir des maisons qui seront solides car elles auront de
bonnes fondations.
Il faut donc creuser pour atteindre le roc, cela ne se fait pas sans effort.
Pour mettre en pratique la Parole, il faut faire des efforts, parfois se faire
violence.
L’écoute nécessite de l’attention, ce qui est déjà un effort, mais pour la mise
en pratique il faut poursuivre l’effort.
La Parole nous interpelle, il nous faut l’écouter.
C’est l’appel du Maître qui aura une suite en fonction de notre décision.
Question importante (sous forme de jeux de mots) à se poser et à répondre:
« Si tu as reçu l’appel, as-tu reçu la pioche ? »
Il faut creuser pour construire sur le roc.
Ainsi la pioche peut représenter le courage, la détermination, les efforts à
fournir pour mettre en pratique les enseignements de Christ.
Il y a des obstacles à franchir :
La paresse et la nonchalance, la légèreté… sont des barrières pour nous empêcher
d’aller plus loin et de mettre en pratique.
On se trouve fatigué, on entend, on sait mais on ne bouge pas. Cette attitude
est insensée et fragilise l’édifice que je suis.
Le risque est important, je risque d’être renversé à la première épreuve venue.
Il y a des cailloux à ôter (quand on creuse on rencontre des pierres), ainsi le
doute, les raisonnements empêchent ou retardent la mise en pratique.
Le diable ne manquera de nous faire douter : « As-tu bien entendu ?», « As-tu
bien compris ? », « Es-tu sûr que Dieu a bien voulu dire ça ? », « tu n’as pas
compris, attends avant de croire et de mettre en pratique. », « c’est du passé,
c’est démodé »….
Si nous écoutons l’adversaire de nos âmes nous arrêtons de creuser, de bâtir sur
le roc et nous mettons l’édifice en danger.
N’oublions pas que le diable agit comme les sapeurs qui creusaient sous les
édifices, mettaient des étaies puis mettaient le feu pour faire tomber
l’édifice.
Il fait ses « coups » en dessous pour nous faire chuter.
Tous les raisonnements ci-dessus qui mettent le doute sont comme des tunnels
creusés sous notre édifice pour qu’il s ‘écroule.
Il faut réagir lorsque le doute « pointe son nez », ce qui ne manque d’arriver à
tous les chrétiens, il faut donc le combattre et mettre sa foi en action, cette
foi ferme qui nous vient de la Parole de Dieu.
« Soumettez-vous donc à Dieu, résistez au diable et il fuira loin de vous. »
Ainsi la mise en pratique nécessite des efforts, de la détermination et de la
persévérance.
Il faut vouloir mettre en pratique, Dieu nous donne la force de le faire, mais
Dieu ne forcera jamais personne à mettre en pratique.
A cause de son amour, il nous avertit que la non mise en pratique est pour nous
une source de fragilité qui conduit à la ruine.
Dieu ne désire pas voir l ‘édifice s’écrouler mais rester debout.
Il sait que les intempéries ne manqueront pas d’arriver, il sait que l’édifice
ne peut pas résister s ‘il est construit sur le sable.
III Les
intempéries
La pluie, les torrents et les vents vont s’abattre sur l’édifice
Il est question ici de toutes
les épreuves et dangers possibles que peut subir un chrétien.
Il y a parfois des tornades ou des violentes tempêtes dans la vie chrétienne.
La résistance à la tempête va dépendre de mon fondement.
Suis-je en Christ ? Au creux du rocher ?
Mais qu’est-ce être en Christ, et qu’est-ce être réfugié en Christ ?
Celui qui est en Christ, c’est celui qui demeure en Christ, c’est celui qui
met en pratique les commandements.
Jean 15/5 à
10 : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en
qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien
faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le
sarment, et il sèche; puis on le ramasse, on le jette au feu, et il brûle.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que
vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c'est
ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. Comme le Père
m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes
commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les
commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.
I Jean 3/24 :
Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui; et
nous connaissons qu'il demeure en nous par l'Esprit qu'il nous a donné.
I Jean 5/1 à
3 : Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime
celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui. Nous connaissons que
nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous
pratiquons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à garder ses
commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles,
II Cor.
5/17 : Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses
anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
Les chrétiens sont des nouvelles créatures.
Ils ont laissé derrière eux les choses anciennes, ils pratiquent en tant
qu’homme nouveau des nouvelles choses : la Parole de Dieu.
Ils sont attachés aux
commandements de Dieu, ils les aiment et ils désirent les mettre en pratique,
ils les mettent en pratique.
Il faut que je sache que si je ne mets pas en pratique la Parole, c’est autre
chose qui prendra la place : les choses de ce monde , les choses anciennes….
Je suis donc en train de construire sur le sable, et lorsque les intempéries
viendront, l’eau va s’introduire dans le sable, l’infiltrer, il va devenir
mouvant et rendre l’édifice instable qui finira par s’écrouler.
Mais avant qu’un édifice ne s’écroule, il y a des signes précurseurs.
IV Signes
précurseurs
A/
L’alerte
Un édifice ne s’écroule pas du
jour au lendemain sans alertes antérieures.
On voit apparaître des lézardes
sur les murs, des légers affaissements de terrains, des craquements suspects,
parfois des trous apparaissent autour de la maison…
Pour le chrétien il y a des alarmes qui indiquent qu’il n’y a plus construction
sur le roc, et que l’édifice est en train de se fragiliser, qu’il y a un
risque sérieux d’écroulement.
On voit la vie chrétienne se fissurer, des craquements apparaissent, il y a des
trous.
Ces choses deviennent de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes,
ce qui manifeste un caractère d’urgence à la réaction nécessaire pour ne pas
voir sa foi vaciller.
B/Quelques
exemples de fissures, craquements et trous :
La vie de prière devient routinière ou est en diminution ou arrêtée.
La lecture de la Parole n’est plus quotidienne et devient laborieuse et
de principe.
On ne lit plus pour être nourri
par le Seigneur, mais pour se donner bonne conscience.
Partager la communion fraternelle, partager le combat dans la prière
devient pénible, l’absentéisme devient chose courante.
Toutes les excuses possibles
sont avancées pour se justifier : fatigues (Mais Dieu est celui qui ressource) ,
invitations, fêtes, anniversaires (possibilité d’autres jours que ceux des
offices), en fonction du prédicateur (on vient pour Dieu et non pour le
prédicateur)…
On est débordé et on ne trouve plus de temps pour Dieu.
Les commandements de Dieu deviennent pénibles ou alors on les trouve
dépassés ou on ne voit que des interdits.
On ne retient que les exhortations mais on refuse les censures.
On voit les fautes des autres mais pas les siennes.
Notre amour pour Dieu est en diminution voire nous abandonnons notre
premier amour.
Et bien d’autres signes que chacun peut diagnostiquer lui-même.
C/ Prendre en
compte
Il faut tenir compte de ces signes d’alertes.
Les douleurs qu’un être humain
peut rencontrer sont des alarmes pour lui indiquer que quelque chose ne va pas
dans son organisme ; il y a nécessité de faire des soins.
Il en est de même pour notre être spirituel, les alarmes sont là pour montrer
qu’il faut réagir afin d’éviter l’écroulement de l’édifice.
Jésus est très clair, celui qui construit sur le sable, voit son édifice
s ‘écrouler : c’est la ruine.
Il faut donc tout à nouveau
creuser pour trouver la pierre et se fonder sur Jésus-Christ.
D/ Pas
d’illusions
Certains pensent qu’ils éviteront peut-être de justesse la ruine.
Mais si cela est peut être possible dans une mesure exceptionnelle de
l’exception, ils présenteront un édifice mal en point, lézardé de partout.
Ils seront sauvés de justesse mais qu’en sera-t-il des récompenses ?
Il ne faut pas jouer avec le feu, paraît-il ?
Il est donc important de retenir, l’édifice construit sur le sable face aux
intempéries ne résiste pas longtemps, il finit par s’écrouler.
Retenons qu’une vie chrétienne peut s’écrouler si elle n’est pas fondée sur le
roc, s’il n’y a pas la mise en pratique.
Si elle s’écroule, il y a donc perte du salut sauf si la personne revient, se
repent, et à nouveau reconstruit sur le roc.
Conclusion
C’est un sérieux avertissement du Seigneur, il ne faut pas passer rapidement
dessus.
Il faut le prendre en compte et
le retenir.
Veillons à ne pas interpréter cette Parole « à notre sauce ».
Jésus a été précis, clair pour éviter toute interprétation fantaisiste.
Celui qui construit sur le roc, c’est celui qui met en pratique ce qu’il entend
et ce qu’il entend c’est la Parole de Dieu.
Poursuivons notre chemin avec le Seigneur et continuons à mettre en pratique,
certes parfois nous avons des manquements mais reconnaissons-les et ne nous
justifions pas, sachons demander le secours de Dieu pour mieux marcher.
Si je ne suis plus en train de construire sur le roc parce que je ne mets plus
en pratique comme le Seigneur demande. Je dois réagir et tout à nouveau
creuser et encore creuser pour m’édifier sur Jésus.
Pasteur Philippe
Lebouc
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