|
Le jeûne est une
arme spirituelle qui n’est pas très utilisée de nos jours ; il y a des chrétiens
qui n’ont jamais jeûné. Y concourir contribue à la puissance et à la croissance
de notre vie spirituelle. Il y beaucoup d’avantages à jeûner.
Les
bienfaits du jeûne ?
Le jeûne nous aide
à retrouver la maîtrise de notre corps. Au lieu d’être à la merci de notre
corps, nous nourrissons notre esprit en jeûnant. Le jeûne nous donne le pouvoir
de vaincre les tentations parce que notre attention est fixée sur les choses
spirituelles. Il nous apporte la sagesse dans les décisions importantes. Le
jeûne prépare le disciple à une responsabilité efficace puisque seul le chrétien
peut battre l’ennemi.
L’enseignement de Jésus-Christ sur le jeûne :
Au sujet du jeûne,
qu’a enseigné Jésus à ses disciples ? Nous trouvons la réponse dans Matthieu 6 :
16 -18 « Quand tu jeûnes parfume ta tête et lave ton visage afin de ne pas
montrer aux hommes que tu jeûnes, mais ton père qui est là dans le lieu secret ;
et ton père qui voit dans le lieu secret te le rendra » (v 17–18). Note que
Jésus ne te dit pas « si tu jeûnes mais quand tu jeûnes ». il n’a laissé aucun
doute sur le fait qu’on se livrait dans l’obéissance à la direction de l’Esprit.
Dans Matthieu 9 :
14 – 17 nous trouvons la seconde déclaration de Jésus sur le jeûne. Les
disciples de Jean-baptiste demandèrent à Jésus : « Pourquoi nous et les
Pharisiens jeûnons-nous tandis que tes disciples ne jeûnent point ? » La réponse
de Christ est tout à fait pertinente et répond bien à cette question de savoir
si les chrétiens d’aujourd’hui doivent jeûner. Jésus leur dit : « Les amis de
l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux ? Le jour
viendra où l’époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront ».
Concernant le jeûne, c’est peut être la déclaration la plus importante du
nouveau testament.
Nous supposons que la période d’absence dont parle Jésus à propos de l’époux
correspond à la période dans laquelle nous vivons, c’est à dire celle comprise
entre son ascension vers le père et son retour. Il paraît évident que c’est
ainsi que ses apôtres l’entendaient puisque ce n’est qu’après l’ascension que
nous les voyons jeûner (actes13 : 2 – 8). Comme l’église primitive, nous avons
le devoir de jeûner.
Pour conclure, nous
pouvons dire que le jeûne total est un moyen extraordinaire pour une situation
peu commune. En général, il est réservé aux situations d’urgence spirituelle.
Ainsi la personne doit-elle s’assurer que Dieu la conduit à pratiquer ce genre
de jeûne dont la durée dépasse trois jours.
IL Y
A TROIS SORTES DE JEÛNES
LE
JEÛNE PARTIEL
Le jeûne partiel
est plus une diète qu’une abstention de nourriture. Daniel et ses compagnons
nous donnent un exemple de jeûne partiel (Daniel 1 : 8 – 16). Ces jeunes gens ne
voulaient pas se souiller avec les mets délicieux du roi ni avec son vin. De
plus, la nourriture était offerte aux dieux babyloniens. A la place des plats
délicieux, ils demandèrent des légumes à manger et de l’eau à boire. A la fin de
cette période, la Bible dit : « ils avaient meilleur visage et plus d’embonpoint
que tous les jeunes gens qui mangeaient les mets du roi » (Daniel 1 :15)Bien que
nous ne puissions affirmer qu’il y ait une intervention surnaturelle, il est
communément admis par les diététiciens qu’une nourriture saine est meilleure
pour la santé qu’une alimentation élaborée.
Cependant la valeur
du jeûne partiel n’est pas uniquement limitée au domaine physique. Dans le livre
de Daniel nous voyons plus loin, au chapitre 10, qu’il fit un autre jeûne
partiel.
Nous ne savons pas
pourquoi Daniel n’a pas fait un jeûne classique. Peut-être est-ce une affaire
d’état ou d’autres circonstances qui l’ont empêché, ou peut-être est-ce Dieu qui
l’a conduit à agir ainsi. Mais il n’y a aucun doute sur la valeur de ce jeûne
spirituel qui consiste à rechercher Dieu pendant une période spéciale où la
nourriture et le jeûne partiel est d’une grande importance, particulièrement
quand les circonstances empêchent le jeûne naturel.
Bien sûr, cela
demande une autodiscipline comme les autres formes de jeûne. Ce jeûne peut aussi
être utile pour ceux qui n’ont jamais jeûné, car ils peuvent considérer ce jeûne
comme une étape et par la suite poursuivre avec d’autres formes de jeûne.
« Matthieu 6 : 16 &17 lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme
les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes
qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité ils ont leur récompense. Mais quand tu
jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage ».
LE
JEÛNE NATUREL
Le jeûne partiel
est l’abstinence de toute forme de nourriture, mais pas de liquides, comme l’eau
(Luc 4 : 1 & 2). Quelle sorte de jeûne a pratiqué Jésus à cette occasion.
Luc 4 :2 dit que
Jésus a jeûné quarante jours et qu’après il eut faim. Bien le passage ne nous
donne pas tous les détails, nous pouvons supposer qu’il s’est abstenu de toute
forme de nourriture mais pas d‘eau parce le texte nous dit : « il ne mangera
rien » mais ne parlera pas de boisson. Bien que les douleurs provoquées par la
soif soient plus intenses que celles provoquées par la faim, Satan ne l’a pas
tenté pour qu’il boive mais pour qu’il mange. Il est possible que le jeûne de
Jésus ait concerné la nourriture mais pas la boisson. De toute façon, la manière
la plus courante de jeûner est l’absence de nourriture mais pas de boisson.
LE
JEÛNE TOTAL
Le jeûne total
consiste à s’abstenir de nourriture et aussi de boisson. Normalement, cette
sorte de jeûne n’excédait pas trois jours, peut-être parce que cela pouvait
préjudiciable s’il durait plus longtemps.
Nous allons voir trois exemples de jeûne total dans la Bible.
Esdras 10 : 6 – 8 :
« Esdras ne mangea ni but d’eau parce qu’il était attristé à cause du péché des
fils de la captivité » Esdras était écrasé par le poids du péché honteux du
peuple et sa préoccupation était si grande qu’elle l’accablait et qu’il ne but
ni ne mangea.
Esther 4 : 16. la
reine Esther donna des instructions à Mardochée : « Jeûnez pour moi, sans manger
ni boire pendant trois jours, ni la nuit, ni le jour. Moi aussi, je jeûnerai de
même avec mes servantes ». Comme la crise était extrêmement grave et que toute
la race juive risquait d’être exterminée, Esther elle-même ne pouvait espérer
se sauver de la mort. Alors elle ordonna ce jeûne à cause de la situation
critique que traversait son peuple. Après le jeûne, la reine risqua sa vie en
apportant au roi la demande de sauver le peuple juif.
Deutéronome
9 : 9à18 et Exode 34 : 28 – Les écritures font références à des jeunes complets
qui sans nul doute furent surnaturels de par leur durée. A deux reprises, et
pendant quarante jours et quarante nuits, Moïse se tint dans la présence de Dieu
sans manger ni boire.
La première fois ce
fut quand Dieu lui donna les dix commandements, et la deuxième, aussitôt après,
quand le peuple adora le veau d’or. Ces deux jeunes se succédèrent sans
intervalles et si on les unit, ils constituent sans aucun doute le jeûne le plus
de toute la bible.
LE
JEÛNE COLLECTIF :
Nous avons parlé de
trois sortes de jeûne, en fait nous avons fait le point sue le jeûne individuel.
Mais dans certains
cas, le jeûne collectif d’un groupe dans le peuple de Dieu, pour un motif qui
concerne tout le monde est nécessaire. Pour cette occasion, chaque membre de
l’église pratique le jeûne « naturel, total ou partiel » qu’il choisit, selon
les circonstances et en accord avec Dieu. Ce jeûne de tout le peuple trouve ses
racines dans l’ancien testament.
Le jour de
l’expiation, les juifs pratiquaient « et pratique encore » le jeûne collectif
ordonné par la loi de Moïse (Lévitique 23 :27 – Esaïe 58 :5).
Actes 27 :9 indique
que les juifs continuaient à observer ce jeûne à l’époque du nouveau testament.
(L’époque du jeûne étant déjà passée). A l’époque de Christ, les Pharisiens
avaient développé cette pratique de jeûne collectif et l’avaient transformé en
servitude légale. Au deuxième et troisième siècle après Jésus-Christ, les
chrétiens choisirent le mercredi et le vendredi comme jour de jeûne. Le risque
est toujours le même : celui de transformer un exercice spirituel en un rite,
une formalité vide de sens spirituel.
Mais nous ne devons
pas rejeter le jeûne collectif à cause de ce danger.
Un jeûne collectif,
une fois par semaine, peut-être important pour l’extension du règne de Dieu si
nous passons l’heure du repas à prier et à intercéder.
LE
BUT DU JEÛNE COLLECTIF :
Un des objectifs du
jeûne est la consécration à Dieu. Le meilleur exemple que nous avons est le
jeune de quarante jours accompli par le Seigneur avant de commencer son
ministère public (Matthieu 4 : 1 à 11). Grâce à ses six semaines de jeûne, il
avait réaffirmé sa décision de faire la volonté du Père jusqu'à la fin. Nous
voyons un exemple de jeûne collectif dans le choix de Paul et Barnabas pour le
ministère apostolique. « Ensuite après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent
les mains et les envoyèrent » (Actes13 :3)
Le ministère des
premiers missionnaires commençait par un jeune de consécration. Plus loin, nous
voyons que la désignation des anciens de fait dans le jeune et la prière (Actes
14 :23)
C’est ainsi
qu’étaient consacrés les dirigeants de l’église locale pour leur sainte mission.
Un autre objectif
du jeûne est de conduire les hommes à la liberté. Beaucoup d’hommes sont liés,
non par des cadenas d’acier mais par des chaînes invisibles du malin.
Nous luttons contre
une oppression spirituelle, non charnelle, contre les puissance du monde des
ténèbres et les forces spirituelles du malin (Ephésiens 6 :12)
Christ à donné pour
mission à ses disciples, non seulement de prêcher la bonne nouvelle, mais aussi
de guérir les malades et de chasser les démons (Luc9 :1 & 2)
Assurément, il y a
beaucoup de gens qui ont besoin d’être libérés au non de Jésus-Christ. Le jeûne
est une arme complémentaire très puissante que nous devons utiliser contre les
principautés, les puissances et les autorités des ténèbres.
AINSI LE JEÛNE COLLECTIF D’UNE EGLISE PEUT-ÊTRE ANNONCE
Avant la nomination
des responsables dans une église ;
Avant de commencer
une campagne d’évangélisation ;
Pour la
consécration de Dieu pour l’église ;
Pour prier pour
ceux qui sont captifs et opprimés par le malin.
|