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des pensées, sujets de méditation, messages d'édification...
L’accomplissement de la loi,
le meurtre
Lecture: Mat. 5/17 à 26
Intro:
Æ
Le Seigneur a donné les
bases nécessaires par les béatitudes
Il a indiqué qu'elles doivent être les attitudes de notre cœur (humilité,
affliction, douceur, justice, miséricorde, pureté, paix, supporter la
persécution.).
Ces choses doivent résider dans notre cœur, il faut vivre ces sentiments.
Si ces sentiments sont présents, cela se goûtera et se verra, notre entourage
constatera la différence entre le monde et nous, on donnera du goût et on
donnera envie de vivre avec le Seigneur, on sera cette lampe qui éclaire.
Æ
Puis Jésus va préciser
qu'il n'est pas venu révolutionner la loi et les prophéties mais les accomplir.
Il n'est pas venu pour enlever, modifier détruire, abroger, dissoudre.
Il est celui qui a parfaitement accompli les prophéties et les commandements.
I Vivre la
loi
Æ
Jésus va parler des choses
concrètes de la vie en relevant le niveau ou plutôt en mettant plus de
profondeur.
Jésus ramène tout à l'attitude du cœur, il va donner des exemples précis
(meurtres, adultères, parjures...)
Ex : celui qui n'a pas de mauvaises pensées sur son frère n'aura pas envie de le
tuer.
Il va préciser que les apparences extérieures ne servent à rien s'il n'y a pas
de vécu à l'intérieur. Si l'on vit dans notre cœur la Parole, l'apparence va
suivre.
Æ
La loi aurait du être vécue de cette manière
Certains hommes de l’A.T. l'ont vécue comme cela, mais ils étaient comme dans
l'antichambre de la grâce, la grâce est « présente dans la loi »
Mais beaucoup l'ont vécu d'une manière formaliste en rajoutant des principes
humains, exigeant à la lettre près la mise en pratique mais leurs cœurs étaient
remplis de mauvaises pensées, tout était rituel et liturgique.
C'est un danger que nous devons éviter, il ne faut pas vivre la loi de Christ
d'une manière légaliste ou formaliste, le faire conduit à l'échec.
Jésus apporte la grâce (loi de Christ), pour pouvoir vivre la loi dans son cœur,
ce qui va plus loin, et de vivre les 2 commandements principaux
jour après jour.
S'il faut rejeter le légalisme, il ne faut pas tomber dans le piège du laxisme
(le permis de tout faire), "tout est permis mais tout
n'est pas utile; tout est permis mais je ne me laisserai asservir par quoi que
ce soit" I Cor. 6/12
"Tout est
permis, mais tout n'est pas utile, tout est permis, mais tout n'édifie pas." I
Cor. 10/23
Æ
Si nous voulons vivre par nous-mêmes la loi de Christ, cela est impossible,
c’est par la foi et par le Saint-Esprit qui habite en nous.
La loi de Moïse ne pouvait être accomplie parfaitement par les hommes, la loi de
Christ qui est plus exigeante ne peut être accomplie parfaitement.
Que faire donc?
-
Par mes propres efforts, cela
est impossible,
-
Dieu a fait le premier pas en
envoyant Jésus son Fils, mourir sur la croix pour la rémission de nos péchés,
pour donner la victoire sur le péché.
-
C'est à nous de faire le
deuxième par la repentance et la conversion.
Il nous faut aussi être circoncis de cœur (dépouillement du vieil homme, mort à
soi même).
Mais il nous arrive de pécher encore, parfois par ignorance ou d'une manière
involontaire,
Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner
Nb: Attention au relâchement et au laxisme, quand le péché est révélé ou quand
on le découvre par soi-même, on ne se justifie pas mais on se repent devant
Dieu.
Parfois on pêche volontairement car on cède à la tentation, il faut nous
repentir pour être pardonnés.
Æ
Il me faut donc être dépendant de Dieu,
Vivre en communion constante avec lui,
Vivre les belles attitudes que Jésus a enseignées.
Il me faut croire à la grâce en Christ
Il faut que le Saint-Esprit habite en moi, marcher par l’Esprit et j’accomplirai
tout naturellement la loi de Christ.
II Accomplir
Verset 17
à 20: Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je
suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité,
tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi
un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui
donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux
hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux;
mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera
appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne
surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le
royaume des cieux.
A/ Jésus
Æ
Il a tout parfaitement accompli et observé.
Pour mieux cerner cet accomplissement,
Voyons quelques synonymes d'accomplir:
-
Remplir jusqu'au bord, faire
abonder,
-
Compléter, remplir au sommet,
rendre parfait,
-
Amener au bout, amener à la
réalisation,
-
Accomplir donc exécuter (les
dires, les promesses, les prophéties, faire la volonté de Dieu).
Æ
Jésus a enseigné et révélé le sens complet et spirituel de la loi divine
que les pharisiens avaient déformé, dénaturé par leur doctrine des observances
extérieures.
Æ
Il a lui-même accompli parfaitement la loi: pur sans tache, sans péché, personne
ne pouvait le prendre en défaut.
Æ
Il a réalisé par son oeuvre, par sa mort ; la loi et tout ce qu'elle était (les
sacrifices, les promesses, les espérances)
Héb; 10/1 à 10 :
La loi cérémonielle n'a plus lieu d'être, Jésus l'a pleinement accomplie
mais la loi morale est toujours d'actualité.
B/ Rien ôter
Æ
Peut-être que certains
ont été déçus par le discours de Jésus.
Il n’y a pas de révolution de la loi, ni d'effacement des commandements mais un
changement de mentalité, de regard (accepter la Parole dans son cœur pour la
vivre, voir dans les commandements de Dieu l'amour de Dieu pour son peuple)
Il n’y a pas de révolution contre les romains et de rétablissement de la loi
pour tout le monde d'une manière pure et dure comme les pharisiens le voulaient.
Æ
Il n’est pas venu
réécrire la loi de Dieu, ni la rejeter, ni rejeter ce que les prophètes
inspirés par Dieu ont laissé.
Il n’est pas venu pour modifier, enlever la plus petite partie de la loi.
- Un iota qui est la
plus petite lettre grecque qui correspond au yod hébreu encore plus petit.
- Le trait de lettre qui
permet de distinguer les lettres hébraïques les unes des autres
Tout ce qui est écrit va se réaliser à la perfection.
Ex: Le péché est toujours mortel, la grâce n'a rien modifié,
"L'âme qui pêche , c'est celle qui mourra",
mais elle apporte la solution : sacrifice de Jésus, repentance suivie du pardon
des péchés.
Æ
Jésus va rappeler l'importance de ne rien enlever et dans un autre
passage de ne rien ajouter.
Ce que les scribes et les pharisiens n'avaient pas su faire.
(cf Talmud)
Non seulement ils avaient ajouté ou adapté mais ils ne vivaient pas ce qu'ils
préconisaient (cf Mat. 23).
Ex : Ils affirmaient qu'il y avait des petits ou grands péchés comme cela est
toujours affirmé par les religieux d’aujourd’hui.
Leur justice est à un niveau très bas, elle est tordue, apparente,
formaliste, superficielle mais pas de cœur et non basée sur les écritures.
C'est pourquoi Jésus dit: il faut que la nôtre surpasse la leur.
Cela est rendu possible par le sacrifice de Jésus, mais aussi par notre
acceptation de Jésus, par sa présence en nous et par le vécu venant du cœur, par
le contenu de notre cœur.
Si la justice de Dieu est dans notre cœur alors la nôtre surpassera celles des
hommes , car elle viendra du cœur.
Il faut rappeler que celui qui n'élève pas la justice, mais qui reste au
niveau des scribes et pharisiens n'entre pas dans le royaume des cieux.
Æ
Puis Jésus aborde des sujets concrets, des commandements connus en apportant un
éclairage nouveau, les élevant spirituellement, apportant des amendements ( dans
le sens de renforcer, d'élever) mais il est le Fils de Dieu, il est la Parole,
lui seul peut dire : "Mais moi je vous dis"
III Le meurtre
Verset 21 à
26 : Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens, Tu ne tueras point; celui
qui tuera est passible de jugement. Mais moi, je vous dis que quiconque se met
en colère contre son frère est passible de jugement; que celui qui dira à son
frère, Raca! mérite d'être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui
dira, Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu
présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a
quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord
te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi
promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur
qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et
que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là
que tu n'aies payé le dernier quadrant.
Æ
Les juifs enseignaient que seul le meurtre réel était interdit par la loi.
Cette interprétation réduisait la signification spirituelle.
Car pour tuer quelqu'un, il faut avoir des racines dans son cœur (des
mauvaises racines: jalousie, rejet de la volonté de Dieu, haine...cf Caïn)
Æ
Jésus montre que la colère (vengeresse) est un meurtre du cœur par deux
exemples :
- Raca: "tête vide" ou
"hérétique" est une parole méprisante, provenant de la fierté.
- Insensé: "hors de
sens, fou" mais aussi "impie, athée", est une parole de rancune et provenant de
la haine.
Æ
Ainsi la colère, les calomnies, les médisances, les murmures, les rancunes sont
des poisons qui tuent lentement dans le secret.
Æ
Il est donc important de conserver l'amour les uns pour les autres et la paix
avec tous.
Il faut savoir s'humilier, se pardonner, se réconcilier, confesser nos fautes.
Dès que des mauvais sentiments entrent dans notre cœur, ils ne doivent pas y
résider ; ce sont des obstacles à la bénédiction, au progrès de l'église.
La réconciliation est à faire promptement, en priorité, pour deux raisons :
- Cela est d'autant plus
nécessaire avant d'apporter son offrande (financière, louanges, actions
de grâces, bénévolat…), car celle-ci ne peut-être agréée par Dieu, à
cause des mauvais sentiments de notre cœur.
- Il faut régler les
différents, les mauvaises pensées, une rancune, une amertume… envers un frère
avant de comparaître devant le Seigneur.
Æ
Retenons que celui qui a donc des mauvaises pensées contre un frère est
comparable à un meurtrier méritant d'être jugé et condamné.
Jésus met ainsi au même niveau les pensées du cœur et le meurtre: la
condamnation est la même.
Il est
nécessaire de combattre toutes mauvaises pensées envers son frère et son
prochain.
Conclusion
Æ
Mettons en pratique la Parole sans ajouter ou retrancher la plus petite partie
qui soit.
Æ
Comptons sur la grâce de Dieu pour obéir et marcher avec lui.
Æ
Chassons de nos cœurs
toutes mauvaises pensées envers nos prochains car
Jésus compare ces pensées au meurtre.
L’adultère,
le parjure,
la vengeance
et l’amour
Lecture :
Mat. 5/27 à 48
I L'adultère
Verset 27
à 32 :
A/ Adultère
Æ
Les juifs enseignaient que si la personne n'avait pas commis l'acte, elle
était innocente, elle n’avait pas péché.
Mais pour être adultère il faut déjà l'avoir résolu dans son cœur (convoitise,
désir, "si je pouvais je le ferais", j’ai envie de .. . par ces pensées
l’acte est consommé dans le cœur.).
Si le cœur est impur, rempli de désirs impies, et que l’on consomme dans son
cœur l’adultère, on est coupable.
Il faut combattre les mauvaises pensées de toutes sortes.
Notre devoir est de conserver notre cœur pur.
Pr.4/23 :
Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la
vie.
Æ
Des amputations sont parfois nécessaires, c'est parfois douloureux mais
salutaire.
Il faut jeter au loin ce qui peut nous conduire au péché.
Ne nous exposons pas (pensées , pratiques...)
D'autant
que le Seigneur nous donne la force de le faire.
C’est pour cela que Jésus parle d’arracher l’œil ou sa main. Une amputation
partielle vaut mieux que l’infection de tout le corps.
Il faut empêcher nos yeux de voir certaines choses, nos oreilles d’entendre
certaines choses,.
Et ne pas pratiquer certaines choses au risque d’être tenté puis de pécher et
d’être perdu.
NB: S’il faut ôter ce qui peut me souiller, je dois faire attention à ma
tenue, comportement pour ne pas être une pierre d'achoppement pour les autres,
ne pas provoquer des mauvais désirs ou convoitises chez mon prochain.
B/ Adultère
et divorce
Mat
19/1 à 12 :
a) Divorce
Æ
Les lois sur le divorce étaient très lâches parmi les juifs.
Ils interprétaient la loi de Moïse à leur manière selon leurs désirs.
Un homme pouvait renvoyer son épouse "pour n'importe quelle raison" comme par
exemple : s’ils trouvaient une femme plus belle que la leur, ils répudiaient
leur femme pour épouser l’autre.
Ils avaient oublié:"L'homme quittera son père et sa
mère et s'attachera à sa femme"
Æ
Jésus cite ce commandement de Dieu suite à la question des pharisiens qui
veulent l’éprouver et qui espèrent une réponse favorable à leurs convictions.
Jésus rappelle la base du mariage institué par Dieu :
Il rappelle la création de l’homme et de la femme pour être unis l’un à l’autre
et de ne pas se séparer ensuite. Ce n’est pas par hasard que Jésus emploie le
mot créateur et non Dieu.
Il montre ainsi que le mariage est dans le plan divin et ne peut être traité à
la légère comme le faisaient ses contemporains. D’où l’importance de se
confier à Dieu avant de s’engager dans une union.
Æ
Toutefois Jésus semble indiquer une exception : le divorce
en cas d’adultère.
Le divorce semble donc possible à cette condition mais doit rester
exceptionnel car le divorce ne fait pas partie du plan divin, Dieu le
réprouve
Jésus dit : « c’est à cause de la dureté de votre
cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il
n’en était pas ainsi »
Par la conclusion de ce verset, Jésus rappelle le principe indissoluble du
mariage.
Æ
Le texte dont Jésus fait référence (Deut. 24/1 à
4), parle de situations exceptionnelles.
Quelque chose qui fait honte, déshonnête, repoussant :
Le mari devait donc argumenter sa lettre de répudiation et ne pas le faire de
manière arbitraire.
La seconde union est tolérée bien que réprouvée par Dieu, et
montre la séparation définitive du premier mari car le retour avec celui-ci est
une abomination encore plus grande que le second mariage, même si le deuxième
meure).
Æ
En résumé : Les contemporains de Jésus avaient banalisé le divorce en
élargissant les raisons, Jésus remet les pendules à l’heure, en rappelant le
sérieux du mariage, le caractère exceptionnel de l’exception du divorce
(adultère), et rappelle que le divorce est désapprouvé par Dieu.
b) Remariage
Æ
Si le divorce (exceptionnel) semble possible quant à l’adultère mais
non souhaitable, le remariage l’est-il dans cette situation ?
Les uns disent oui, puisque
la personne n'est pas responsable du divorce et qu'elle a été trompée (c’est
la victime).
C'est l'opinion qui prévaut dans la plupart des communautés protestantes et de
certaines églises évangéliques.
D'autres disent non, car ils ne se basent sur les textes qui ne parlent ni
d'exception, ni de remariage. (cf I Cor. 7/10 à 16)
Ils refusent le divorce et le remariage car pour eux le mariage est indissoluble
et c'est donc une séparation simple.
C'est l'opinion de l'église catholique, et de certaines églises évangéliques un
peu formalistes.
Æ
Même exceptionnel (en cas d’adultère), le divorce reste quelque chose que
Dieu réprouve,
Le divorce reste douloureux, amenant des problèmes, le remariage entraîne aussi
des difficultés et des problèmes (enfant, relations…).
Mais il faut faire attention pour ne pas faire des jugements hâtifs sur les
personnes concernées (divorces avant conversion, époux ou épouses abandonnées
par le conjoint…)
Æ
En conclusion sur ce point :
Il est important de d’être attaché à la Parole et ne pas se laisser influencer
par l’esprit du monde qui a banalisé le divorce, il ne doit pas en être ainsi
dans les églises.
Le mariage est sérieux et doit être traité comme tel, si le nombre de divorce
augmente au milieu de nous, c’est à cause de la dureté de notre cœur, de la non
écoute de Dieu, de la non consultation de Dieu, on se laisse aller à nos
penchants naturels.
Celui qui se confie en Dieu n’est pas déçu car il le conduit où il faut, celui
qui accepte la volonté de Dieu n’est pas déçu car Dieu lui donne le meilleur.
Æ
NB : Ce chapitre sur le divorce et remariage ne doit pas culpabiliser
ceux et celles qui sont concernés, qui ont commis des erreurs dans le passé, ou
qui ont été victimes car délaissés par leurs conjoints, qui les mettent devant
un fait accompli. Dieu est fidèle et juste pour pardonner celui ou celle qui se
repent de son passé et qui maintenant veut vivre selon la Parole de Dieu. Par
contre celui qui se justifie de son passé aura à rendre compte à Dieu.
II Parjurer.
Verset 33
à 42 :
Æ
Parjurer : Jurer faussement, ne pas tenir sa promesse...
Dieu tient sa Parole et demande à tout enfant de Dieu de tenir la sienne.
« Que votre parole soit oui, oui, non , non ; ce qu’on y
ajoute vient du malin »
Il n'est pas question ici des serments faits lors de procès ou d'autres
occasions le nécessitant (médecin, avocat, notaire...). Ils sont obligatoires et
nous devons nous soumettre aux autorités.
A part ces circonstances, il n’y a aucune autre occasion de faire des serments
comme par exemple: faire des serments à tous moments, pour rien, sans nécessité,
dans une conversation ordinaire..., de même les conversations qui en appellent à
Dieu.
Æ
C'était une tradition juive, une pratique courante, pour eux, seul le
serment au nom de Dieu était à prohiber.
Ils juraient donc par toutes sortes de choses.
On ne devait pas jurer par le nom de Dieu mais on pouvait jurer par le ciel, par
la terre, par Jérusalem, par le nom de quelqu'un...
Æ
Mais Jésus les reprend et rappelle que le ciel est le trône de Dieu et la
terre son marche pied.
Les serments que faisaient les contemporains de Jésus, remontaient à Dieu car il
est celui qui a fait toutes choses.
Ainsi Jésus dénonce l’hypocrisie et rappelle qu’il faut des personnes de parole,
sincères et droites.
Notre parole (toutes nos paroles) nous engage, prononcée sous le regard de Dieu
(pas besoin de le préciser pour certaines choses) on ne peut pas se
déculpabiliser en jurant par le nom de qui que ce soit.
Ce ne sont pas de vains serments qui attestent la vérité, des imprécations…. (cf
Pierre : lors du procès de Jésus)
C'est le malin qui enrobe ses déclarations, pour nous aussi, tout ce qu'on
ajoute vient du malin, du mal. (c'est la pratique du monde).
III La
vengeance
Verset 38
à 42 :
Æ
C’est la loi du talion : infliger au coupable une peine exactement
correspondante au délit commis.
Le voleur restituait, le meurtrier était mis à mort…
Que veut dire Jésus en mettant la barre plus haut ?
Æ
Le chrétien doit éviter à tout prix les affrontements, les joutes qui
engendrent les querelles et la haine.
Il faut savoir accepter les injures des autres, les injustices de nos
gouvernants (ne pas se rebeller...)
A l'injure il faut répondre par l'amour et la douceur, en faisant cela nous
tendons l’autre joue.
Celui qui répond par l’amour ne donne pas l'occasion au méchant d'être encore
plus méchant, ou de poursuivre une querelle.
Æ
Est-il interdit de se défendre?
Non, le recours judiciaire est possible pour l'application de la loi.
Il ne faut pas non plus se laisser écraser quand il est possible de se défendre.
Par contre la vengeance personnelle est inacceptable, la haine est à
proscrire, le règlement de compte est à rejeter ;
Æ
Le Seigneur ne nous donne pas une règle à suivre à la lettre mais
l'esprit doit être toujours préservé: "aime ton
prochain comme toi-même"
Si nous appliquons ce commandement nous pourrons éviter des conflits, des
querelles…
Puis Jésus continue en parlant de l’amour les uns pour les autres et met la
barre encore plus haut.
IV Aimer
Verset 43
à 48 :
Æ
Les enseignants juifs
réduisaient le prochain à leurs contemporains juifs (même nation, même
religion)
Cf Parabole du bon samaritain.
Les autres n’étaient pas leurs prochains, ils s’arrogeaient le droit de les
haïr.
Æ
Cet enseignement est loin de la loi initiale qui préconisait le secours,
l’amour du prochain sans exclusivité.
Les juifs faisaient ce que faisaient les païens qui se haïssent, se détestent,
ne se portent pas secours (selon la nature humaine)
Où était le témoignage?
Ex. 23/4 à 6 :
Si tu rencontres le boeuf de ton ennemi ou son âne égaré, tu le lui
ramèneras. Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous sa charge, et
que tu hésites à le décharger, tu l'aideras à le décharger. Tu ne
porteras point atteinte au droit du pauvre dans son procès
Lév. 19/18 : Tu
ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de
ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel.
Prov. 24/18 :
Ne te réjouis pas de la chute de ton ennemi, Et que ton coeur ne soit pas dans
l'allégresse quand il chancelle, De peur que l'Eternel ne le voie, que cela ne
lui déplaise, Et qu'il ne détourne de lui sa colère.
Job 31/29 à
32 : Si j'ai été joyeux du malheur de mon ennemi, Si j'ai sauté d'allégresse
quand les revers l'ont atteint, Moi qui n'ai pas permis à ma langue de pécher,
De demander sa mort avec imprécation; Si les gens de ma tente ne disaient pas,
Où est celui qui n'a pas été rassasié de sa viande? Si l'étranger passait la
nuit dehors, Si je n'ouvrais pas ma porte au voyageur;
Æ
L'amour n'est pas sélectif, il est pour tous ; au lieu de détester,
prions pour tous.
L'amour que Dieu demande est illimité comme le sien est illimité.
L'amour confond nos ennemis, il remplace la malédiction par la bénédiction, la
haine par la bonne volonté, les mauvais traitements par les prières.
Æ
La bonne attitude:
C’est de bénir, d’avoir la bonne volonté, et de prier.
Notre prière doit être sincère,
authentique, véritable, n'oublions que nous nous adressons à Dieu.
La nature montre que les
éléments (le soleil, la pluie, le vent…) sont pour tout le monde alors notre
amour aussi.
Christ a montré l'exemple (prier à la croix), Étienne a fait de même lors de la
lapidation.
Æ
Qu’y-a-t-il d’exceptionnel d’aimer ceux qui nous aiment, de bénir
ceux qui bénissent, de faire du bien aux amis et de prier pour ceux de notre
maison ?
Le Seigneur montre que nous ne faisons rien de plus que les païens par une telle
pratique, ils nous faut être supérieurs, êtres parfaits comme le Père céleste
est parfait.
Nous avons pour modèle Dieu et Jésus le Fils de Dieu
Nous ne serons jamais parfaits comme le Père céleste, il nous aime d’un amour
parfait, il n’a pas attendu notre amour pour aimer.
Il a envoyé Jésus pour nous sauver alors que l’homme ne méritait rien.
Soyons ses imitateurs.
Æ
Notre but doit être de respecter cette loi de l'amour que Jésus enseigne
dans ces exemples pratiques.
Notre vie est encore parsemée de manquements, faiblesses et péchés que Dieu
pardonne.
Mais nous devons tout faire pour marcher de progrès en progrès, lutter contre
notre chair (vieille nature), regarder au parfait modèle, nous élever et lutter
pour essayer d'atteindre la perfection.
Augustin faisait cette prière: "Donne ce que tu ordonnes, Seigneur, et
ordonne ce que tu veux".
Conclusion
Æ
Sachons rester avec un cœur pur, ne contournons pas la Parole par toutes
sortes de raisonnements faussés comme les pharisiens.
Æ
N’adaptons pas la parole pour nos cas particuliers, mais adaptons nos cas
à la Parole.
Æ
Ayons une seule parole, que notre oui soit oui et que notre non soit non.
Æ
Aimons comme Christ aime, sans calcul, sans arrière pensée…
L’humilité
dans la piété,
« Notre
Père »
Lecture: Mat. 6/1 à 19
I L'humilité
Nos relations doivent se faire
dans l’humilité.
C’est l’une des huit
béatitudes, un des huit sentiments qui doivent résider dans notre cœur.
Par ces exemples Jésus va
parler de l’humilité d’une manière pratique ; il est évident que les autres
sentiments ne sont pas en reste quant à notre relation avec Dieu (ex : le cœur
pur est nécessaire pour pouvoir prier.)
Mais Jésus insiste sur
l’humilité qui faisait défaut chez les religieux.
Jésus met en garde ses contemporains du formalisme, du voyeurisme, d'exercer la
justice pour être vu des hommes.
Dans ce passage, Jésus présente trois choses essentielles pour un juif pieux:
L'aumône, la prière et le jeûne.
Mais ces choses doivent être pratiquées dans l'humilité ainsi que toutes les
autres choses que nous faisons dans notre service pour le Seigneur.
A/ L'aumône
Les riches avaient une coutume :
Il se faisaient précéder d'un serviteur pour sonner de la trompette, annonçant
la venue de son maître aux indigents pour qu'ils reçoivent l'aumône.
Jésus dénonçait leur hypocrisie et les démasquait.
Hypocrisie veut dire, celui qui est sous un masque : comédien (les
comédiens de la religion), ceux qui font des actes sans la pensée dans leur
cœur : les formalistes
Dans la synagogue, chacun annonçait à haute voix la somme qu'il donnait, quand
elle était importante, il était appelé à la tribune, à côté du rabbin et on
sonnait du cor pour l'honorer.
Ces attitudes engendrent l'orgueil, l'envie, la jalousie, la division, la haine.
Jésus dénonce ces comportements et rappelle l'humilité dans le service, le vécu
dans le cœur avant les actes.
Quelles sont les motivations?
Etre vu, entendu, reconnu, mis en avant, élevé,...
Elles sont toutes mauvaises, Dieu les réprouve.
Ce que Dieu demande :
C’est de le faire pour servir, par amour, par fidélité, avec désintéressement,
en toute discrétion.
La récompense sera donnée plus tard, celle des hommes est sans valeur.
Les religieux cherchaient la récompense sur la terre (être vu, entendu, honoré…)
mais il perdent la récompense céleste.
Marc 9:41 Et
quiconque vous donnera à boire un verre d'eau en mon nom, parce que vous
appartenez à Christ, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.
Luc 6:23
Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre
récompense sera grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient
les prophètes.
"Mais quand
tu fais l'aumône que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite."
Une expression proverbiale dit: « Que les bonnes oeuvres restent
ignorées, inconnues, si possible même de celui qui les fait et si elles sont
connues, le but doit être la gloire de Dieu. »
Tous nos dons, bonnes œuvres, services, aides doivent faits dans l’humilité,
soyons plus des hommes et des femmes de l’ombre que de rechercher à être vus
Sans oublier que ces œuvres doivent être manifestes afin que les personnes du
dehors constate que notre foi est vivante.
Matthieu
5:16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos
bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Jacques 2:26
Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte.
B/ Le jeûne:
Là encore Jésus dénonce l'hypocrisie de l’apparence qui prend le pas sur le
coeur.
On jeûne pour être vu et non pour Dieu.
Alors on fait tout pour que les autres voient notre jeûne, on prend un masque,
on annonce…
Mais Jésus dit qu'il faut rester soi-même pendant le jeûne
Ne pas prendre une attitude pour l'événement,
On jeûne dans l’humilité,
On le fait parce que l’on croit à son efficacité et sa nécessité.
Celui qui jeûne, a pris la décision de le faire, c'est entre Dieu et lui-même,
il n’a pas besoin de faire de la publicité pour le faire savoir.
Le jeûne n'est pas un critère de sainteté ou de spiritualité, ce n'est pas une
recette.
Ainsi certains jeûnent par formalisme, sans le cœur, sans être en règle avec
Dieu….
Le jeûne est :
-
Un temps de prière, un temps
de consécration
-
Un temps de recherche,
-
Un temps de combat, de lutte,
-
Un temps d'humiliation, de
repentance, de purification. (cf Néhémie, Daniel)
Psaumes
35:13 Et moi, quand ils étaient malades, je revêtais un sac, J’humiliais mon âme
par le jeûne, Je priais, la tête penchée sur mon sein.
Esaïe 58:6
Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté,
Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe
toute espèce de joug;
Daniel 9 :
3-5 : Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et
aux supplications, par le jeûne, le sac et la cendre. Je priai l’Éternel, mon
Dieu et lui fis cette confession: Ah! Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi
qui gardes ton alliance et ta bienveillance envers ceux qui t’aiment et qui
observent tes commandements! Nous avons péché, nous avons commis des fautes,
nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de tes
commandements et de tes ordonnances.
C/ La prière
Ce n'est pas tant la position que Jésus critique: debout, assis ou à genoux.
C'était une coutume orientale, qui existe encore aujourd'hui, de prier debout
dans les rues.
Mais Jésus dénonce ceux qui prient pour être vus et entendus des autres.
Leur motivation n’est pas saine, ils prient sans leur cœur mais par formalisme
et surtout pour être honorés et reconnus.
Jésus va donner deux recommandations très simples : prier avec humilité et
avec simplicité.
a) la prière dans l'humilité
La prière n'est pas faite pour être entendu des hommes, ou pour être reconnu.
Elle doit venir du cœur : on ne va pas chercher à faire de belles
prières, de prier fort pour être sur d’être entendu par l’auditoire (Dieu
n'est pas sourd),
On prie Dieu, on s’adresse à Dieu et non à l’église (la prière ne doit pas être
utilisée pour faire passer un message ou une prédication).
On doit vivre la prière, sinon c'est du formalisme.
La prière n'est pas un critère de sainteté, de fidélité et de réelle piété. (cf
le pharisien et le publicain)
On ne peut pas faire publiquement toutes sortes de prières,
Certaines doivent être faites dans le secret (entre Dieu et nous, notamment le
relationnel familial, l’intimité, le péché d’un autre non révélé…)
On ne peut pas cibler toutes les prières ( il faut respecter le secret, savoir
être discret.)
b) La prière dans la
simplicité
"Vaines redites" est tirée d'un mot grec qui veut dire :
Battologie
Ce mot a donné dans le patois d'un canton suisse: battoiller qui signifie
bavarder.
La prière n'est pas un bavardage, ni un bulletin d’information ou un journal.
Il est inutile d'abreuver le Seigneur de multiples détails,
La prière simple va au but sans faire de longues phrases remplies d’indications
que le Seigneur connaît déjà et que les autres chrétiens n’ont pas besoin de
connaître.
Il est inutile de répéter sans cesse la même expression comme le font les
païens, les religieux étaient tombés dans ce travers.
Il nous faut cette foi simple de l'enfant (Ex : s’il te plait,
donne -moi du pain: une fois
suffit)
Attention lors de nos assemblées à ne
pas présenter tous le même sujet de prière et d’oublier les autres sujets.
Mais à l’opposé veillons à ne pas présenter à Dieu un catalogue de sujets lors
de nos réunions qui monopolisent le temps.
Soyons simples et courts quitte à prier plusieurs fois.
Augustin: "Il n'y a
pas dans l'oraison beaucoup de mots mais beaucoup de prières, si le cœur y
persévère avec ferveur", "Prier Dieu ce n'est pas le haranguer"
Jésus a laissé un modèle de prière qui nous exhorte et nous montre ce qu’est la
prière
II Notre
Père
A/ Généralités
C’est une prière courte, qui va droit au but et qui est complète.
Nous y retrouvons la louange, les actions de grâces, l’intercession, il y a les
demandes essentielles.
Nous voyons une seule interpellation et non tout au long de la prière (attention
de ne pas prendre le nom du Seigneur en vain)
On peut décomposer cette prière en deux parties qui composent deux séries: la
première à Dieu, la deuxième à l'homme et à ses besoins
B/
L’interpellation
Nous retrouvons rarement cette expression dans l'ancien testament
(Esaie 63/16 : Tu es cependant notre père, Car Abraham
ne nous connaît pas, Et Israël ignore qui nous sommes; C'est toi, Eternel, qui
es notre père, Qui, dès l'éternité, t'appelles notre sauveur.):
Jésus présente une nouvelle façon de s'adresser au Seigneur
Cela est possible car nous avons été réconciliés avec Dieu par Jésus: nous
sommes ses enfants
I Jean 3/1 :
Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants
de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a
pas connu.
Notre: c'est le Père de tous les rachetés,
Nous sommes d'une même famille: unité
Et il prend soin de ses enfants.
Un Père qui est dans les cieux:
Notion de respect et de crainte respectueuse
Cela doit nous amener à du sérieux, et à rejeter la légèreté.
Ne pas demander n'importe quoi: Dieu n'est pas une bonne à tout faire, ni un
distributeur,
Il est dans les cieux, nous adressons une prière qui s'élève: regarder,
contempler
"Tes prières sont montées devant Dieu"
(témoignage rendu à Corneille)
Nous
sommes invités à prier en contemplant le Seigneur et non à prier mécaniquement.
C/ 1 ère
série
Mat. 6/9 à
10: Voici donc comment vous devez prier, Notre Père qui es aux cieux! Que ton
nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre
comme au ciel.
Que ton nom soit sanctifié:
Pourquoi cette demande? C'est un besoin pour nous.
Dieu doit être à la 1 ère place, il doit avoir le rang le plus haut.
Nous devons le reconnaître comme Saint, le louer comme Saint.
Nous devons agir en conséquence au niveau de notre comportement, de nos
attitudes et actions….
Un bon témoignage sanctifie le nom du Seigneur.
Le fait de prier ne donne pas bonne conscience, il faut vivre la Parole de Dieu.
Les plus belles prières ou
confessions dans la prière sont nulles si nous ne vivons les choses.
Que ton règne vienne:
Est-ce l'aspiration du règne de Dieu sur la terre?
Ps. 10/16:
L'Eternel est roi à toujours et à perpétuité;
Il est d’abord question du règne dans notre cœur et dans nos vies.
- Il nous faut accepter la
souveraineté de Dieu, accepter le fait d'être un sujet et lui le Roi.
- Il faut accepter de
travailler pour le Seigneur, d’être à son service et lui être fidèle.
Mais cette prière peut nous faire penser au règne qui va s’établir lorsque Jésus
reviendra.
Nous pouvons penser aussi en faisant cette prière, à ce que notre pays soit
visité par Christ et qu’il règne sur notre pays.
Que ta volonté soit faite:
Il nous faut laisser agir le Seigneur et faire sa volonté, sans jardin secret,
domaine caché ou réservé
Sans mettre une notion de temps ou de durée.
Jésus a montré l'exemple: "non pas ma volonté
mais ta volonté"
Il y a parfois combat (nature oblige), mais c'est un exercice permanent, il ne
faut pas se relâcher.
Jésus précise : « sur la terre comme au ciel »,
ce qui importe, c’est la volonté divine et de s’y soumettre.
Au ciel la volonté divine est
constamment présente, tous les anges s’y soumettent.
Cela doit être ainsi sur la
terre pour les enfants de Dieu.
Il n’y a pas deux sortes de
volonté divine : une pour le ciel et une pour la terre.
C’est le même Dieu qui règne,
c’est la même volonté.
Mais nous sommes durs, rigides, non meilleurs que nos pères ou Israël, nous
avons donc besoin de faire cette prière afin que Dieu règne et que sa volonté
soit faîte.
D/ 2 ème
série
Verset 11 à
13: Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses,
comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous induis
pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent,
dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!
Le Pain quotidien:
Nourriture physique: I Pie. 5/7 : et
déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous.
Dieu est fidèle et bon, il
prend soin de son peuple et ne permet pas qu'il mendie son pain. (Miracle,
action autorité, montrer comment agir...)
Ps. 37/25 :
J'ai été jeune, j'ai vieilli; Et je n'ai point vu le juste abandonné, Ni sa
postérité mendiant son pain.
Nourriture spirituelle: Mat. 4/4 : Jésus
répondit, Il est écrit, L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute
parole qui sort de la bouche de Dieu.
-
Attention, pour cette
nourriture le jeûne est à proscrire.
-
Nous avons besoin de recevoir
du Seigneur, nous avons besoin que Dieu nous parle, nous avons besoin de
comprendre.
-
Nous devons recevoir cette
nourriture quotidienne , notre âme en a besoin, sinon elle dépérira.
Ps 119:
"Fais moi comprendre la voie de tes statuts, donne de l'intelligence pour que je
garde ta loi, enseigne tes ordonnances."
Pardonne nous nos offenses
Mat. 6/14 à
15: Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous
pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous
pardonnera pas non plus vos offenses.
C'est un besoin d'être pardonné. Mais c'est aussi un besoin de pardonner.
Le non pardon fait du mal aux autres et à soi-même.
Pour cela il faut de l'humilité: celui qui cherche à être entendu ou être vu a
beaucoup de mal à pardonner, car :
S’il est bien de savoir qu’il faut pardonner c’est insuffisant, il faut
pardonner quand la situation l’exige, et les situations ne manquent pas.
Il faut une vie de prière: Jésus parle du pardon après les enseignements
sur la prière, celui qui est en communion tous les jours avec son Dieu (qui lui
a pardonné) pourra pardonner.
Il faut vivre avec son coeur et non avec formalisme.
N'oublions jamais: Pas de pardon de Dieu si non pardon aux autres.
N’oublions pas aussi la réponse de Jésus suite à la question de Pierre :
“ Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère,
lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne
te dit pas jusqu’à sept fois mais jusqu’à soixante dix fois sept fois ” Mat.
18/21-22
Ne nous induis pas
Jac. 1/13 : Que
personne, lorsqu'il est tenté, ne dise, C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne
peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.
1 Cor.
10/13 : Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu,
qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces;
mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous
puissiez la supporter.
Autre version:
" ne permets pas que nous soyons tentés"
Pourtant nous sommes tous tentés, tous exposés.
Jésus, lors de son ministère sur la terre, fut tenté dans le désert par Satan.
Il n’est pas entré en tentation.
Le sens de cette prière, c'est d'éviter la tentation, ce serait de la folie de
provoquer la tentation et de prendre le risque de chuter.
Le sens c'est aussi de ne pas consommer dans son cœur et de ne pas passer à
l'acte mais de vaincre la tentation et cela est possible car Jésus nous donne la
victoire,
Il nous faut vivre en Christ et marcher selon l’Esprit, bannir les œuvres de la
chair.
E/
Conclusion de la prière
La prière se termine par la louange et l'action de grâce.
Cette doxologie ne se trouve pas dans les plus anciens manuscrits,
Mais même si elle a été rajoutée par des copistes, elle nous amène à placer
notre confiance au Seigneur, elle n’altère pas, ni ne modifie la pensée du
texte.
C’est une conclusion de foi:
Foi dans son règne et seulement dans son règne, et pas un autre règne si bien
soit-il, il y a un seul Roi : c’est Jésus.
Foi dans sa puissance: il répond à nos demandes, il peut tout.
Foi dans sa gloire: il est dans les cieux, il est saint.
Conclusion
Que tous nos actes, notre piété soient exercés dans l’humilité.
Nous n’avons pas à faire les
choses pour être vus et entendus, mais pour glorifier le Seigneur.
Soyons simples dans nos actes et dans la prière, appliquons-nous à observer le
modèle de Jésus.
Demandons à Jésus de nous
apprendre à prier.
Les
richesses et les inquiétudes
Lecture:
Mat 6/19 à 34
I Les
richesses
A/ Façon de
voir
Il y a une sérieuse mise en garde du Seigneur.
Vers quoi les pensées de notre coeur se dirigent-elles ?
En fonction de la direction, le trésor sera différent.
La direction va déterminer nos actions, nos décisions, notre façon de vivre.
Jésus est très clair dans ses propos et ne laisse aucun doute, ne laisse aucun
autre raisonnement possible.
- Celui qui choisit l'amour de
l'argent, choisit la mauvaise part.
- Celui qui choisit les biens
célestes, choisit la bonne part.
Nous voyons une différence fondamentale, les terrestres sont périssables,
les célestes impérissables.
Tous les biens terrestres sont exposés:
- Immobilier: vétusté,
cataclysme...
-
Argent: vol, dévaluation.
- Bourse: krach, fluctuation…
- Oeuvres d'art: vol,
dégradation....
- Et tout ce que le monde a
comme « richesse » (matérielle, morale, spirituelle)
Tous ces biens sont passagers
et n'apportent ni la joie, ni la paix....
Les biens célestes demeurent, rien ne peut les altérer, les détruire, personne
ne peut les voler.
-
Ils sont inaccessibles au
voleur car Dieu les protège lui-même.
-
Mais attention de ne pas les
perdre par négligence ou de les abandonner, ce qui est pire.
-
Nous devons accumuler les
biens célestes. C’est auprès et dans la présence de Dieu que nous pouvons le
faire.
L’avertissement de Jésus est donné pour notre bien.
Exemple de richesse céleste:
L’amour
Ro. 8/35 à 39: Qui peut nous séparer de l'amour du
Christ? La détresse le peut-elle ou bien l'angoisse, ou encore la persécution,
la faim, les privations, le danger, la mort? Comme le déclare l'Écriture: "A
cause de toi, nous sommes exposés à la mort tout le long du jour, on nous traite
comme des moutons qu'on mène à la boucherie." Mais en tout cela nous remportons
la plus complète victoire par celui qui nous a aimés Oui, j'ai la certitude que
rien ne peut nous séparer de son amour: ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni
d'autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l'avenir, ni les
forces d'en haut, ni celles d'en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne
pourra jamais nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ
notre Seigneur.
Le cœur est au centre du problème.
"Là ou sera ton
trésor, là aussi sera ton cœur"
Quelles pensées sont dans mon cœur,
Comment sont les yeux de mon cœur, sont-ils en bonne santé?
Vers quoi et vers qui mon cœur est tourné ?
Plusieurs maladies peuvent l’atteindre.
B/ Maladies
Quelle est ma vision des choses?
Si j’ai une bonne vision, le corps est éclairé par la lumière divine.
Différentes maladies peuvent altérer ma façon de voir.
La myopie (difficulté
pour voir de loin): au point de ne plus voir les richesses d'en haut et ne voir
que celles d’en bas.
L'hypermétropie
(difficulté à voir de près): au point de ne plus pouvoir lire la Parole qui me
montre les richesses auxquelles je dois m'attacher et celles auxquelles je dois
me détacher.
La presbytie (usure de
l’œil à cause de son vieillissement): la vieillesse atteint l'œil (l'usure:
la routine, l'habitude), au point d'être blasé voire indifférent aux richesses
célestes.
Le strabisme (déviation
de l’un des deux yeux, à cause d’un défaut de parallélisme) : au point de
regarder deux choses et s'attacher aux deux et de vouloir les deux.
Mais il est impossible de
servir les deux. « Nul ne peut servir deux maîtres »
L'astigmatisme
(difficulté à l’œil de s’accommoder): au point de ne pas pouvoir faire un choix
car la vision n’est pas correcte : le non choix, ne pas pouvoir se déterminer.
L’enfant de Dieu doit choisir et ne pas rester indécis. Il faut qu’il choisisse
les choses d’en-haut.
La cécité: au point de
ne plus voir du tout et seulement toucher les richesses matérielles.
Si présence de l’une de ces maladies, l'œil voit mal et il y a nécessité
de le soigner.
Apo. 3/17 à
19: Tu dis: Je suis riche et j'ai fait de bonnes affaires, je ne manque de rien.
En fait, tu ne sais pas combien tu es malheureux et misérable! Tu es pauvre, nu
et aveugle. C'est pourquoi je te conseille d'acheter chez moi de l'or purifié au
feu, pour devenir réellement riche. Achète aussi des vêtements blancs pour t'en
couvrir et n'avoir plus la honte de paraître nu, ainsi qu'un remède pour soigner
tes yeux et leur rendre la vue. Je réprimande et corrige tous ceux que j'aime.
Fais donc preuve de zèle et change de comportement.
On ne peut pas vivre dans l'illusion trompeuse, l’illusion d’optique, si
mon regard persiste sur les richesses du monde, je tombe dans l’idolâtrie.
C/
L'idolâtrie
Jésus dit que l'amour de l'argent est une idolâtrie,
C'est l’adoration du dieu Mammon.
Celui qui est sur cette voie
est un adorateur de Mammon, il est infidèle à Dieu.
La confiance et la foi sont
dans l’argent et les biens et non dans notre Seigneur
C’est croire que sa sécurité
est dans l’argent alors qu’il est dans le Seigneur
Psaumes 91 :
1 : « Celui qui habite sous l’abri du Très-Haut Repose à l’ombre du
Tout-puissant. »
C’est croire à la garantie de
l’avenir par l’argent alors qu’il est assuré par le Seigneur.
La première place n’est plus
pour Dieu mais pour les biens d’ici-bas.
Le contraste est absolu: haïr ou aimer.
Il n’y a pas de service pour
l'un et l'autre, c'est l'un ou l'autre, les deux à la fois sont impossibles.
Le mot service doit être rendu par « être esclave » (ce qui renforce encore plus
la pensée).
Luther disait: "Avoir de l'argent et du bien n'est pas péché, mais ne
le laisse pas devenir ton maître, qu'il te serve, et que tu sois son maître"
Prov. 30/8:
Eloigne de moi la fausseté et la parole mensongère; Ne me donne ni pauvreté, ni
richesse, Accorde-moi le pain qui m'est nécessaire.
Il n’y a donc ni vœu de pauvreté, ni vœu de richesse.
Le chrétien n'est pas un avare qui garde sa cassette précieusement mais il donne
avec libéralité en esprit et en vérité (Cf la pauvre veuve).
II
Inquiétudes
A/ Matériel
Jésus nous invite à ne pas s'attacher aux richesses de ce monde et de ne pas
nous inquiéter pour la vie d’aujourd’hui et de demain.
Ce qui est possible lorsqu’on doute ou que l’on fait preuve d’incrédulité.
Jésus apporte la solution en promettant de prendre soin de nous.
Nous pouvons prévoir, c’est de la sagesse mais nous devons rejeter l’anxiété ou
la préoccupation.
Il nous invite à nous débarrasser de nos inquiétudes, de nos craintes, de nos
raisonnements comme par exemple: « comment faire », « quoi faire », « c'est
la catastrophe. »...
Jésus prend des exemples de la nature pour montrer sa fidélité et il montre
qu'il prend soin de la création.
- Il prend soin des oiseaux
(c'est insignifiant un oiseau), il les nourrit et nous valons plus qu'eux.
Ps. 104/27:
Tous ces êtres dépendent de toi pour recevoir leur nourriture au bon moment.
- Il prend soin des lis des
champs (encore plus insignifiants) que l'on trouvait sur la montagne et il
les compare à Salomon (mieux vêtu que Salomon qui était très riche).
Il peut nous nourrir, vêtir, il prend soin des siens dans le moindre détail.
Jésus veut nous faire comprendre qu'il est inutile de s'inquiéter:
Cela ne permet pas de prolonger sa vie, ni de changer quoi que ce soit.
Mais au contraire cela affaiblit, décourage voire nous rend indisponible pour le
servir.
L’inquiétude, les soucis nous encombrent et nous empêchent de servir le
Seigneur.
Ps. 39/5 à
6: Seigneur, fais-moi savoir quand finira ma vie, oui, combien de temps j'ai à
vivre; que je connaisse la durée de mon sursis. Quelques largeurs de main, c'est
toute la mesure de ce que tu me donnes à vivre. Devant toi, mon existence est
comme rien. Même bien vivant, l'homme n'est qu'un souffle.
Jésus nous invite à ne pas être comme les païens: à rechercher ces choses
(soit par manque, soit par surabondance)
Mais d'avoir cette attitude de foi et de confiance au Seigneur (Dieu connaît nos
besoins et il pourvoit).
Si nous faisons la même chose que les païens, alors nous leur ressemblons.
Et nous nous éloignons des choses célestes et nous oublions la priorité:
Rechercher la royaume de Dieu et sa justice.
B/ Chercher
Idée d'action: chercher (se faire violence)
C'est une priorité: Jésus dit « d'abord »
Il nous faut rechercher continuellement les choses de Dieu :
Mais c'est quoi chercher le royaume?
- Se maintenir hors de ce monde
- Laisser le Seigneur régner
dans nos cœurs (Il est le Roi)
- On est attaché et on
recherche les choses du Seigneur: comme le Seigneur voit et non comme on voit,
comme le Seigneur veut et non comme on veut....
- C'est avoir les sentiments
qui étaient en Jésus-Christ (compassion, humilité, miséricorde, service,
justice....)
Ex: Si je manque de
compassion pour le pécheur, est-ce que je recherche d'abord le royaume de Dieu
et sa justice?
Si je manque de zèle et
d'effort...n'est-ce pas rechercher d'abord mon confort, ma tranquillité (ce que
les païens recherchent)
- Chercher d'abord les intérêts
du Seigneur
- Chercher à lui plaire, à
accomplir les désirs du Seigneur.
Ainsi celui qui a pour priorité le royaume et la justice de Dieu ne
s’inquiète pas de l’avenir.
C/ L'avenir
Jésus nous invite à ne pas nous inquiéter du lendemain.
« A chaque
jour suffit sa peine »
Le mot peine veut dire: chagrin, adversité, malheur, calamité
Chaque jour a ses problèmes, ses difficultés, ses ennuis, ses préoccupations.
Faut-il en rajouter par ceux du
lendemain auxquels nous pourrions penser, aux problèmes potentiels ?
Luther disait: "Pourquoi veux-tu t'inquiéter au-delà d'aujourd'hui et
prendre sur toi le mal de deux jours? Contente-toi de celui que ce jour
t'impose, demain t'apportera autre chose".
C'est une autre façon de dire: "A chaque jour suffit sa
peine"
Jésus nous invite à désencombrer notre esprit des inquiétudes.
Il prend soin de nous en toutes choses, les présentes mais aussi celles de
demain et également celles que l'on ne connaît pas encore.
Il veut nous faire comprendre que ces choses ne doivent pas faire passer au
second plan le royaume et la justice de Dieu.
Et de nous faire oublier la prière, la lecture de la Parole, la communion
fraternelle, l’amour du prochain, notre engagement, à suivre le Seigneur
jusqu’au bout.
Conclusion
Dans nos relations avec les autres, avec notre Seigneur, notre service
doit être empreint d’humilité et de simplicité.
Il nous faut aussi être simple avec les biens d’ici bas, faire preuve d’humilité
avec ces choses.
Il faut nous attacher plus que jamais à Dieu, aux choses célestes et rechercher
le royaume et la justice de Dieu.
Nous n’avons pas à ignorer les richesses de ce monde, elle sont là,
Dieu n’a jamais demandé d’être pauvre et de tout faire pour être pauvre mais il
nous met en garde quant à l’attachement à ces richesses car elles nous mènent
vers la perdition.
C’était le problème du jeune homme riche, Jésus ne lui reproche pas
d’être riche mais d’être attaché à ses richesses et à ses biens.
Le jeune homme repartit tout triste, sans le salut et la vie éternelle.
Ne lui ressemblons pas mais soyons fermes et attachés à notre Dieu.
Le jugement,
la demande et la règle d’or.
Lecture: Mat. 7/1 à 12
I Jugement
A/ Ne pas
juger
Verset 1: Ne
jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.
a) Quelle mesure ?
Quelle est notre mesure pour juger?
Avec quel regard le fait-on ?
Quelle est notre justice?
Quels sont nos critères pour juger ?
Que représente pour nous le verbe juger ?
Il faut être vigilant afin de ne pas être animé d’un esprit de jugement.
Jésus donne un principe élémentaire: ne pas juger pour ne pas être jugé.
Retenons que Jésus ne donne pas un conseil mais un ordre.
Nous devons agir avec simplicité, humilité et droiture de cœur, ce sont ces
sentiments qui doivent nous animer quant à nos relations avec notre prochain.
Ces principes nous évitent de juger superficiellement et hâtivement.
Nos rapports doivent être animés par l'amour qui nous permet d’éviter l’esprit
de jugement: Relisons I Cor. 13
Il nous faut comprendre :
Celui qui juge son frère, fait
abstraction de ses péchés et prend la place du Seigneur.
Seul le Seigneur est un juste
juge, il regarde au cœur mais nous, nous regardons à l’apparence, aux valeurs…
et nous condamnons sans savoir, nous commettons des erreurs.
Cf Ro. 2/1 :
O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant
les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes
choses.
Si nous sommes honnêtes, nous pouvons constater que celui qui juge a souvent
plus de choses à se reprocher que la personne jugée (poutre et paille).
Jésus nous met en garde
Il nous enseigne lors du jugement de la femme adultère : ceux qui la
condamnaient étaient eux-mêmes condamnables.
Jésus n’a pas excusé cette femme, il n’a pas fermé les yeux sur le péché mais il
lui a dit de ne plus pécher.
Les autres voulaient juger sans se juger eux mêmes, et sans miséricorde,
c’est ce que Jésus condamne.
b) Jamais juger ?
Faut-il ne jamais juger?
Non, Jésus va prendre deux
exemples d’animaux pour montrer que le jugement est nécessaire car le jugement
n’est pas toujours ce que l’on croit.
Mat. 7/6: Ne donnez pas les choses saintes aux chiens,
et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent
aux pieds ne se retournent et ne vous déchirent.
Ne pas juger, n'exclut pas le discernement,
Jésus prend deux images très fortes (le chien et le pourceau: animaux impurs)
pour montrer la vigilance (donc le jugement à exercer), c’est à dire dans le
contexte : évaluer ce qui peut-être donné ou ne pas être donné.
Il ne faut pas donner l'occasion à certains de maudire, d’haïr ou de profaner,
voire même de nous faire du mal.. (à noter que ce ne sont pas forcément que les
gens du dehors, mais il est possible que ceux du dedans fassent aussi du mal.).
c) Quelques exemples de
jugements :
I Cor. 5/12: Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du
dehors? N'est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger?
Il est question ici de ceux qui se prétendent frères mais qui vivent dans le
péché et restent dans le péché.
D'ou l'importance de juger et de discerner.
Les dons spirituels de révélation sont nécessaires (parole de connaissance ou de
sagesse...) pour permettre un bon jugement.
Toutefois des situations de péché parviennent à la connaissance de l’église
d’une autre manière car Dieu est souverain.
Ce qui est important dans ces affaires, c’est que le berger et l’église
prennent leurs responsabilités afin que le péché ne perdure pas dans l’église.
L’église de Corinthe ne l’avait pas fait et avait laissé des situations de péché
au sein de l’assemblée, Paul doit les reprendre et leur rappeler qu’il faut
juger de telles situations avec toute la douceur et l’amour nécessaires.
I Thes. 5/21: Mais examinez toutes choses; retenez ce
qui est bon;
Juger, discerner pour retenir ce qui est bon (à noter que cette recommandation
fait suite à: "N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas
les prophéties"
Examiner pour faire le tri: c'est exercer un jugement.
Mais attention pas d'excès de jugement, car il y a un risque de mépris envers
les prophéties et d'éteindre l'Esprit dans notre vie et dans l'église.
I Jean 4/1: Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout
esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs
faux prophètes sont venus dans le monde.
Il s’agit ici d’évaluer par rapport à la Parole, leurs doctrines.
Tous les chrétiens doivent être en mesure de le faire, c’est pourquoi la
connaissance de la Parole est indispensable. On reconnaît l’arbre à son fruit.
Si on est invité à juger, le jugement définitif appartient à Dieu seul.
C’est lui qui coupe et qui jette au feu.
B/ La paille
et la poutre
Verset 3 à
5: Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu
pas la poutre qui est dans ton oeil? Ou comment peux-tu dire à ton frère,
Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien?
Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment
ôter la paille de l'oeil de ton frère.
Autre version: petite et grande tache
C’est une comparaison qui n’est pas commune: la paille et la poutre, la
différence est de taille, elle est énorme.
Elle est provocatrice mais nécessaire pour que nous comprenions notre folie et
notre hypocrisie dans certains jugements.
Elle est donnée par Jésus :
- Pour réaliser le danger,
I Cor.
10/12 Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne
garde de tomber!
- Pour éviter la tentation,
Gal. 6/1 : Frères, si un homme vient à être surpris en
faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends
garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.
Voir les fautes des autres et exiger leur repentance en occultant les nôtres
est une grande hypocrisie.
Le péché rend aveugle, l'image de la poutre le démontre.
Si on veut ôter la paille en étant aveugle: on le fait sans discernement,
avec maladresse, avec douleur, avec rudesse, avec rigidité, sans amour, sans
miséricorde, sans bonté, sans justice comme les pharisiens le faisaient.....
Mais si je procède à l’ablation de ma poutre, je vois correctement et je
peux enlever la paille de l'autre avec douceur, amour, bonté et avec
délicatesse.
L’homme est souvent donneur de leçons mais il oublie de commencer par lui-même.
Ceux qui jugent les autres refusent la réciproque, ils se fâchent et vont
jusqu’à bouder leurs frères et l’église, ils murmurent, maugréent… (comme Israël
dans le désert, mais il est dit que ce n’est pas contre Moïse qu’ils ont murmuré
mais contre Dieu).
De tels comportements sont des enfantillages, mais nous devons devenir
adultes comme Paul l’enseigne aux Corinthiens.
I Cor. 13:11
Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant,
je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait
disparaître ce qui était de l'enfant.
Il faut que je sache que je ne peux pas prétendre enlever la paille de l'autre
sans être passé moi-même par l'humiliation, la repentance et sans vivre dans
l'humilité.
Un proverbe dit : « Charité bien ordonnée, commence par soi-même. »
Nous sommes invités à aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Si je veux aider mon prochain en lui ôtant sa paille de l’œil, je dois commencer
par enlever ma poutre, sinon je démontre que j’ai peu d’amour pour moi et par
conséquent peu pour mon prochain.
II La
demande
Verset 7 à
11: Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et
l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et
l'on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils,
s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un
serpent? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses
à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux
donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.
Jésus passe à un autre sujet sans rapport avec celui qui le précède et le suit,
puisqu’il est question de la prière.
Mais on peut juger au travers de la prière par des propos inconsidérés, mais
est-ce toujours une prière ?
La prière ne doit pas être utilisée pour autre chose que demander, louer, adorer
notre Seigneur.
Luc fait précéder ce passage d'une parabole sur l'efficacité de la prière
(parabole des amis).
Il faut persévérer dans la prière, toujours prier, insister.
Il y a comme une progression dans le texte : demander, chercher et
frapper
-
Demander : exprimer et croire
que Dieu entend
-
Chercher : Demander avec
ferveur et obéir à Dieu
-
Frapper : Insister,
persévérer même si la réponse tarde
Comme cet homme qui demande et insiste pour obtenir du pain jusqu'à ce que l'ami
lui en donne.
Nous avons plus qu'un ami, plus qu'un père nous avons le Père céleste.
Phi. 4/6:
Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à
Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Jésus prend l'image du père et de ses enfants.
L'amour d'un père qui prend soin de ses enfants.
Il ne donnera pas une pierre inutile (fardeau supplémentaire), ni un serpent
dangereux (qui va le mordre) et encore moins un scorpion encore plus nuisible
(qui le piquera) alors que son enfant réclame du pain, un poisson ou un oeuf.
Quel père ferait cela?
Ces images doivent nous faire réfléchir car parfois nos propos et nos actes sont
des pierres , des serpents et des scorpions qui vont faire du mal à nos frères
ou notre entourage (famille, enfants, amis …).
Ils viennent pour du réconfort ou autre chose et nous les renvoyons avec nos
propos qui vont leur faire du mal.
Ce n’est pas l’attitude de Dieu.
Jésus nous montre dans Luc qu'un ami peu enclin à donner finira par donner.
Il montre que l'homme malgré sa méchanceté, son égoïsme et sa nature à faire le
mal peut prendre soin des ses enfants.
A plus forte raison notre Père céleste qui est amour et bon, bienveillant donne
de bonnes choses à ses enfants.
A ceux qui demandent, entre autres, il veut donner son Esprit.
C’est une priorité à ne pas négliger, chaque enfant de Dieu en a besoin.
Luc 11/13:
Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos
enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le
Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.
III Rappel
Verset
12: Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même
pour eux, car c'est la loi et les prophètes.
Si nous attendons du pain, donnons du pain, si nous attendons de la consolation,
donnons de la consolation…
Jésus rappelle par cette phrase
nos relations avec les autres.
C’est un sujet abordé précédemment et abondamment dans le sermon mais c'est
comme une conclusion quant à ce sujet. (Les exégètes l’ont appelée : règle
d’or.).
L'amour du prochain et des uns et des autres est indispensable.
L'exemple doit venir en premier de moi-même, je ne dois pas attendre que l'autre
fasse et moi ensuite, je dois faire en premier ce que j'attends des autres.
J'attends de l'amour, de la compassion, de la bonté, de la bienveillance, de la
miséricorde : je les donne en premier sans rien attendre en retour.
Ne faut-il pas imiter Dieu qui nous a aimés le premier ?
Nous devons puiser notre amour dans le Seigneur.
Pour cela il nous faut demeurer dans l'amour de Jésus comme il nous le demande:
"Demeurez dans mon amour" (comme le sarment sur le cep).
Nous devons noter que Jésus présente cette règle comme un commandement (car
c’est la loi et les prophètes).
Je ne dois pas prendre cela à
la légère.
Conclusion
Celui qui est fidèle dans la prière (pour l’église, pour ses frères, pour tous),
qui aime son prochain comme lui même et qui demeure dans l’amour de Christ.
Celui-la verra les choses différemment, il ne jugera pas sur les apparences,
hâtivement.
Il ne condamnera pas, mais il sera animé de bons sentiments pour ses frères et
ses prochains.
Celui-la s’examinera lui-même et enlèvera sa poutre qui l’aveugle.
Pour aider, pour prier, sa priorité sera les autres, pour juger sa priorité sera
lui-même.
Une fois de plus Jésus va à l’encontre de ses contemporains mais il annonce la
vérité.
C’est cette vérité dont nous avons besoin car nous ne sommes pas meilleurs que
les autres.
Dieu est fidèle, celui qui a le profond désir d’appliquer les enseignements de
Jésus, sera aidé et béni afin de marcher d’une manière digne de sa vocation.
Les chemins,
les faux prophètes.
Lecture : Mat. 7/ 13 à 23.
I Les chemins
Verset 13 à
14 : "Entrez par la porte étroite! Car large est la porte et facile le chemin
qui mènent à la ruine; nombreux sont ceux qui passent par là. Mais combien
étroite est la porte et difficile le chemin qui mènent à la vie; peu nombreux
sont ceux qui les trouvent."
A/
Définition
Le mot grec utilisé est
stenos, qui veut dire : étroit ou détroit.
Ce mot est utilisé en médecine
pour parler d’un rétrécissement d’une artère ou d’un canal.
La porte et le chemin étroits
sont des endroits resserrés, très resserrés.
Le contraste entre les deux est
saisissant, l’un est large et l’autre est étroit, très étroit.
Les auditeurs pouvaient
comprendre facilement ce que Jésus voulait leur faire comprendre.
Pour accéder à la ville on
entrait par les portes principales à deux battants :
L’accès était facile mais
celui qui voulait entrer par une petite porte devait emprunter un accès
difficile et frapper.
Il fallait donc de la volonté et un réel désir de le faire.
Il en est de même pour entrer
dans le royaume des cieux, il faut un réel désir, la volonté d’y entrer, il faut
frapper.
Il y a un passage obligatoire
pour y entrer : la repentance.
Cette condition fait que peu de
personnes trouvent la porte étroite.
Ils préfèrent la grande porte
car on peut entrer avec ses convoitises et avec ses péchés, mais ce chemin mène
à la perdition, à la mort et à la destruction.
Le seul chemin qui conduit à la
vie c’est le chemin étroit, celui indiqué par Jésus.
Une seule porte est accessible
pour la vie : Jésus. C’est lui qui a déclaré qu’il était la porte.
Jean 10/9 :
« Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il
sortira, et il trouvera des pâturages ».
Celui qui pense pouvoir entrer
sans passer par Jésus s’illusionne et se fourvoie.
Le passage par la croix est
obligatoire.
On ne peut pas passer par la
porte étroite encombré de ses péchés et de ses convoitises, la repentance est
indispensable.
Si cette première étape est
nécessaire, une deuxième doit être effectuée :
Le passage à la croix doit nous
faire penser au renoncement et à la mort à soi-même.
On ne peut entrer que si l’on
se fait petit, si on se courbe car les petites portes étaient basses.
Cela nous parle de l’humilité
mais aussi du renoncement à soi-même.
B/ Le
renoncement
Matthieu
16:24 Alors Jésus dit à ses disciples, Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il
renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
On ne peut pas entrer par la
porte étroite et marcher sur le chemin étroit (qui est difficile, rocailleux,
où nous rencontrons des difficultés, des fatigues, des souffrances), et garder
des tas de choses qui nous encombrent.
Jésus tout au long de son
sermon a indiqué les choses que nous devons abandonner :
-
L’orgueil
-
L’amour des biens
-
La haine, la convoitise
-
La vengeance
-
Le formalisme
-
L’inquiétude
-
L’esprit de jugement…
Il nous faut abandonner toutes
choses de ce monde qui nous encombrent et nous empêchent de franchir la porte.
Mais la plus grande chose
à laquelle je dois renoncer :
C’est mon moi, mon égo, ma petite personne.
C’est mon moi qui est le plus
grand obstacle, le plus grand fardeau, celui qui m’empêchera d’entrer et de
marcher sur le chemin étroit.
Ainsi, si cette porte et ce
chemin paraissent difficiles d’accès, à emprunter, il ne faut pas perdre
l’objectif, le but : c’est la vie, la vie éternelle.
Sur ce chemin parsemé
d’épreuves et d’embûches, nous ne sommes pas seuls, Jésus est avec nous, il nous
guide, nous protège, prend soin de nous.
Nous ne sommes pas seuls car
nous sommes ensemble sur ce chemin et c’est ensemble que nous devons
affronter les difficultés, les problèmes…
Nous retrouvons dans cette
pensée, la communion avec le Seigneur et la communion fraternelle. Il nous faut
cette unité avec le Seigneur et les uns avec les autres. Nous sommes un en
lui.
II Les faux
prophètes
Verset 15 :
"Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais
au-dedans ce sont des loups féroces.
Sur le chemin nous rencontrons
et nous rencontrerons des faux prophètes, qui pour la plupart sont issus du
milieu de nous.
Ils cherchent à séduire les
enfants de Dieu, c’est pourquoi Jésus nous met en garde contre ces loups
ravisseurs.
La Parole de Dieu nous laisse
des critères pour les dépister et les démasquer.
A/ Critères
dans le passage
Des personnes qui se font
passer pour des brebis mais qui sont des loups.
En apparence ils présentent
bien, ils semblent comme des enfants de Dieu.
Leur langage, leur attitude,
une partie de leurs actes semblent en apparence corrects
Ils prononcent le nom du
Seigneur, ils peuvent prophétiser, ils peuvent chasser des démons, ils
accomplissent des miracles.
Mais ce ne sont pas ces
critères qui permettent de les dépister puisque l’apparence est trompeuse :
Ils peuvent faire toutes ces
choses mais s’ils ne font pas la volonté de Dieu, ils n’entreront pas dans le
royaume des cieux, Jésus leur déclarera qu’il ne les a jamais connus.
Ceci est valable pour tout
enfant de Dieu : s’il ne fait pas la volonté de Dieu, quand bien même il aurait
une grande piété, Jésus lui dira qu’il ne le connaît pas.
Il faut donc les démasquer,
leur ôter leur vêtement d’usurpateur.
Jésus donne des critères très
précis : c’est à leurs fruits que nous les reconnaîtrons.
« Vous
les reconnaîtrez en voyant ce qu’ils font. On ne cueille pas du raisin sur des
cactus! On ne cueille pas des figues sur des plantes piquantes! Oui, un bon
arbre produit de bons fruits, un arbre malade produit de mauvais fruits. Un bon
arbre ne peut pas produire de mauvais fruits, et un arbre malade ne peut pas
produire de bons fruits.. »
Ils portent des mauvais fruits,
car ce sont des mauvais arbres (qui sont d’ailleurs destinés à être coupés et
jetés au feu), il est impossible qu’ils portent de bons fruits.
Les exemples de Jésus sont
explicites : du raisin sur des ronces c’est impossible, des figues sur des
chardons, cela est impossible.
Les fruits ne sont pas les
actes puisque ces hommes peuvent être à l’origine de bons actes, c’est à leur
conduite, à leur manière dont ils agissent que nous pouvons les démasquer, tôt
ou tard ils se dévoilent par leur conduite.
C’est pourquoi il faut être
vigilant et ne pas être euphorique, « emballé » au premier venu accomplissant
des miracles, parlant bien…ne nous attachons pas à ce qu’il fait mais
attachons-nous à la Parole de Dieu,
Regardons sa façon d’agir,
examinons les fruits au travers des Saintes Ecritures.
Mais soyons équilibrés, ne
devenons pas suspicieux, nous méfiant de tous, tirant sur tout ce qui bouge…
Soyons comme dit l’Ecriture :
« Voici je vous envoie comme des brebis au milieu des
loups. Soyez prudents comme les serpents et simples comme les colombes. »
Nous trouvons d’autres critères
dans les précédents chapitres, Jésus introduit le sermon sur la montagne par les
attitudes du cœur, ce sont des critères que nous devons trouver chez les
vrais serviteurs de Dieu.
B/ Critères
par les béatitudes
Les faux prophètes ne
connaissent pas l’humilité mais ils sont enflés d’orgueil.
Les faux prophètes ne se
repentent pas et n’ont pas d’attitude de repentance, s’il y a repentance, ce
n’est qu’en façade mais sans fruit de la repentance. Ils ne sont pas
affligés par le péché puisqu’ils sont remplis de compromis.
Ils ne connaissent pas la
douceur, ils ne savent pas ce que c’est d’être bon et généreux sans intérêt
puisqu’ils sont intéressés pour eux-mêmes.
Ils ne cherchent pas la
justice, à être justes, à vivre dans la justice, à plaire à Dieu, et d’être
justes avec les autres.
La miséricorde n’est pas
leur priorité, la compassion n’est pas un sentiment qui les habite. Si nous les
voyons la pratiquer c’est encore une fois de plus pour rechercher leurs
intérêts.
Ce ne sont pas des modèles
en pureté, puisqu’ ils vivent dans le compromis, le mélange est leur lot.
Ils ne cherchent pas la simplicité et encore moins la sincérité.
Ils ont beaucoup de mal à vivre
en paix avec les autres et avec eux-mêmes. Il n’y a qu’une paix de façade
mais non profonde.
Ils laissent souvent après leur
passage, la discorde, la division, ils s’en vont avant que l’orage n’éclate et
ne les éclabousse.
Ils ne sont pas des modèles de
persévérance, ils sont prêts à avaler des « couleuvres » pour éviter
toute persécution ou empêchement d’agir.
Ils résisteront tant que leurs
intérêts ne sont pas en jeu mais dès qu’ils sentent le vent tourner, ils lâchent
et le troupeau est livré à lui-même.
La bible nous donne d’autres
pistes pour dévoiler ces faux prophètes. La 2ème épître de Pierre
nous donne les critères des faux docteurs.
C/Critères
de l’épître de Pierre
II Pierre
2/15 à 22
Ces critères qui nous sont
laissés par l’apôtre Pierre sont ces fruits qui nous permettent de les démasquer.
Ce sont des personnes qui
aiment l’argent et qui ont l’appât du gain, comme Balaam qui était un mercenaire
soucieux de tirer profit de ses dons.
C’est pourquoi ils annoncent
des choses qui plaisent à la chair.
Leur vie démontre qu’ils aiment tout ce qui est biens, richesses….ils brassent
en général beaucoup d’argent
(ex : automobile, vêtements,
maison, voyages….)
Ce sont des personnes qui promettent plus qu’ils ne peuvent donner comme une
fontaine que l’on voit pour se désaltérer mais il n’ y a pas d’eau.
Ils font miroiter beaucoup de choses et ne donnent rien.
Ils apportent la déception à ceux qui se confient en eux. Ils ont en apparence
la vie de l’Esprit (ex : ils peuvent parler en langues, exercer un ou des dons
spirituels) mais ils ne portent pas le fruit de l’Esprit, ils ne sont pas
à l’écoute du Saint-Esprit car ils agissent selon leur volonté, pour
leurs intérêts.
Ainsi ils prétendent être remplis mais ils sont vides et creux.
Ils cherchent à attirer l’attention sur eux au lieu de d’attirer l’attention sur
Jésus.
Ce sont des discoureurs, des « beaux parleurs »,
Ils flattent, leurs discours sont pompeux, présentant des compromis, des écarts
conduisant à une vie charnelle, de dérèglements et de débauche.
Ils cherchent à appâter les gens par ces discours, et les âmes nouvelles ou mal
affermies se font amorcer facilement.
Ils promettent
l’affranchissement en proclamant une fausse spiritualité, alors qu’ils sont
eux-mêmes esclaves.
La liberté qu’ils proclament
n’est pas celle promise par Jésus-Christ car ils promettent une liberté où ne se
trouve aucune contrainte, or la grâce c’est la liberté certes, mais pas de tout
faire ce que l’on veut, la grâce c’est d’avoir le pouvoir de résister et d’être
affranchis de toute passion.
C’est une liberté afin
d’assouvir ses propres volontés, or nous sommes invités à nous soumettre à la
volonté de Dieu.
Ils sont esclaves eux-mêmes,
car ils se laissent aller à leurs convoitises, à leurs passions.
Ils ne sont pas libres car ils
sont liés par leurs mauvaises habitudes et leurs appétits de tout genre.
Ils corrompent la liberté en
Christ pour leur « liberté » qui est une fausse liberté.
Ainsi ils détournent de la saine doctrine les âmes tentées de vivre leur vie
chrétienne d’une manière charnelle, acceptant les compromis.
Ils ont des tas d’arguments, de
raisonnements pour montrer qu’ils ont raison, et que ceux qui s’attachent à la
Parole sont des « ringards », des « vieux-jeux » qui ne savent pas vivre avec
leur temps.
Ils retournent à leurs premiers
péchés, erreurs, leur vie d’avant leur conversion.
Ceci est quelque chose de
flagrant non seulement pour ces hommes mais aussi pour les chrétiens car parfois
les années passant, nous voyons des enfants de Dieu retourner à d’anciennes
pratiques qu’ils avaient avant la conversion.
Nous devons être interpellés
lorsque nous voyons un nouveau converti quitter ces mauvaises habitudes et en
parallèle un chrétien retourner à des mauvaises habitudes, le contraste est
particulièrement flagrant.
Nous devons être vigilants car
le temps peut jouer contre nous, si nous ne sommes pas fermement attachés à la
Parole. Il est très facile de sombrer dans le compromis, de se laisser séduire
et de retomber dans les premières erreurs.
Conclusion
Soyons ces hommes et ces femmes
qui rejettent le chemin large et spacieux pour entrer par la porte étroite et
marcher dans le chemin resserré.
Soyons vigilants quant aux faux
prophètes qui se multiplient dans ces derniers temps.
Passons au crible de la Parole
de Dieu.
Rejetons tout compromis pour
rester fidèles jusqu’au bout.
Pasteur Philippe
Lebouc
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