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des pensées, sujets de méditation, messages d'édification...
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L'offrande et l'adoration
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Donald GEE
Au cours de ses
visites parmi les différentes assemblées d ‘enfants de Dieu dans bon nombre de
pays, le soussigné a été frappé de la diversité d’esprit avec lesquelles sont
faites les offrandes à l’œuvre de Dieu.
Il lui a été
particulièrement pénible dans une assemblée récemment visitée, d’entendre la
note d’excuse mise pour annoncer l’offrande. Si une partie de l’adoration divine
exige une note d’excuse, il doit nécessairement exister un besoin de
modification quelque part. Ou la chose elle-même (la collecte dans ce cas) doit
être erronée, ou l’esprit de toute une congrégation nécessite une mise au point.
Dans d’autres
assemblées, les offrandes furent citées sur un ton semi-badin, comme étant un
« mal » inévitable dont il faut se passer quand cela est possible. Dans ces cas,
les offrandes furent faites avec la plus grande rapidité et furent comme
camouflées autant que possible. Figurez-vous une personne prenant un cachet ou
une pilule et vous aurez une image bien représentative. Il était évident que
tout était mis en œuvre pour ne pas faire penser à l’assemblée qu’une offrande
avait lieu et de ce fait, cette dernière prenait la tournure d’une « extraction
pénible ». Aucune mention ne fut faite du privilège qu’il y a à donner. La
notion du devoir semblait être la conception la plus haute existante et il était
visible que pour cette assemblée, l’offrande ne devait pas être oubliée mais
qu’il fallait la liquider rapidement. Ces deux attitudes sont en elles-mêmes
complètement erronées et il n’est pas étonnant que la vie spirituelle de ces
assemblées soit à un niveau bien bas.
Que Dieu soit béni
pour les assemblées visitées ces quelques dernières années et où le souvenir des
offrandes m’est encore tout frais ; elles furent un moyen de grâce, un détail de
joie et de beauté dans l’ordre des services, quelque chose sur lequel on ne
craint pas de traîner même, plutôt que se dépêcher et qui donne une bénédiction
bien plus conséquente que toute autre comptée en argent. Et par-dessus tout,
furent élevées en la présence même de Dieu et Lui, nous donna l’assurance qu’un
doux encens montait jusqu’à son trône à travers les offrandes volontaires de Son
peuple. Pourquoi ceci n’est-il pas partout ?
L’OFFRANDE « EN
ESPRIT ET EN VERITE »
Notre offrande
devrait être considérée comme un acte d’adoration définie. « Honore l’Eternel
avec tes biens et avec les prémices de tout ton revenu » (Prov. 3 v 9). Et
puisqu’il s’agit d’un acte d’adoration, il vient sous la révélation faite par
Jésus relative à toute adoration agréable au Père, elle doit donc être faite en
« esprit et en vérité » (Jean 4 v 24).
* elle doit
être « en esprit »
L’esprit dans
lequel nous donnons est de toute importance : « sans tristesse ni contrainte,
car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Cor. 9 v 7). « Que celui qui donne
le fasse avec libéralité » (Rom. 12 v 8). L’homme qui contribue à l’évangile
parce que cette contribution est une nécessité désagréable de continuer l’œuvre,
ne connaît rien de cet esprit qui, à lui seul, rend le don agréable à Dieu comme
acte d’adoration. Mais pour ce qui est du donateur joyeux et nous comprenons
même « enthousiaste » c’est une absurdité de laquelle il se moque que de
suggérer une excuse pour faire l’offrande qui lui donnera un nouveau sujet de
joie. Il formulerait plutôt une réclamation à l’assemblée qui ne lui permettrait
pas de contribuer à l’œuvre. Le montant de la donation n’est donc pas la chose
primordiale, c’est l’esprit qui l’anime qui est tout, (2 Cor. 9 v 12).
Néanmoins, le montant compte aussi, car pour être une adoration agréable, les
dons doivent aussi être faits en vérité.
* les dons
faits « en vérité »
Ce principe est
clairement enseigné dans des versets tels que : « Ils donnèrent au trésor de
l’œuvre selon leurs moyens (Esd. 2 v 69). « Les disciples décidèrent que chacun,
selon ses moyens enverrait un secours » (Actes 11 v 29). « Le premier jour de la
semaine que chacun mette à part chez lui ce qu’il pourra selon sa prospérité ».
(1 Cor 16 v 12).
Le chrétien qui ne
donne pas selon ses revenus n’est pas sincère dans ses dons ; le montant devrait
être en proportion du revenu et s’il arrive que l’offrande est misérablement
au-dessous de la proportion qu’il devrait donner, son don devient presque un
acte d’hypocrisie et est certainement inacceptable par Dieu comme adoration.
L’offrande n’a pas été faite « en vérité ».
C’est en
ceci qu’est l’aide précieuse de la dîme. Le Nouveau Testament enseigne
clairement que les dons chrétiens à l’œuvre de Dieu, devraient être
proportionnés aux revenus (1 Cor 16 v 2). L’Ancien Testament dit avec précision
que la vraie proportion dans laquelle l’homme doit donner à Dieu est de 1/10e.
(Lév.27 v 30 et Mal. 3 v 10). Le Nouveau Testament surpasse toujours l’Ancien
(Marc 5 v 20). Accepter la dîme, au moins, comme moyen de contrôle, sur les
vrais dons des enfants de Dieu à leur Père Céleste, est une bonne base pour la
valeur et l’acceptation de nos offrandes aux yeux de Dieu.
Si je donne
beaucoup mais avec contrainte, je ne donne pas « en esprit ». Si je donne avec
joie mais non en proportion avec mes revenus, je ne donne pas « en vérité ».
Mais si je donne joyeusement et proportionnellement, alors je donne en esprit et
en vérité et en tant qu’adoration, mon don est acceptable par Dieu.
PAS DE
SENTIMENTALITE
Un point important
ressortant de l’enseignement de Jésus quant à l’adoration que cherche le Père
est remarquable dans le fait que cette adoration est au-dessus du sentimental.
« Ni sur cette montagne ni à Jérusalem » (Jean 4 v 21). Deux endroits où se
concentraient les sentiments religieux. Se « sentir religieux » ou « bon » ne
dénote pas nécessairement l’adoration car de telles émotions sont encore des
reconnaissances de nos propres sentiments plutôt que l’adoration du Père, état
qui est indispensable à une véritable louange. L’adorateur vrai, adore Dieu sans
s’arrêter à ses sentiments mais parce que Dieu en est digne.
Ce principe
important s’applique également aux dons comme actes d’adoration. Les donations
purement sentimentales sont très imparfaites en tant qu’adoration.
Pourtant nous
devons admettre que beaucoup de donations sont sentimentales. Il est étonnant de
voir avec quel empressement certaines assemblées répondent libéralement à
l’appel d’un missionnaire et pourtant laisseront quasi affamé leur propre
pasteur fidèle. La raison, bien simple d’ailleurs, est qu’un missionnaire semble
être pourvu d’une « auréole sentimentale ». La même chose s’applique à la
libéralité toute spéciale faite aux évangélistes de passage. Et pourtant ces
gens servent tous le même Maître, dans le même évangile et peut-être avec moins
de fidélité que le pasteur local qui reçoit une maigre pitance. Je crois que
nous sommes tous habitués à voir sur l’offrande les effets d’un sermon émouvant.
Dans ce cas, le montant de l’offrande a été quadruplé. Cela ne fait que nous
montrer combien nous sommes encore esclaves du sentiment.
La nature humaine
étant toujours ce qu’elle était, ces choses sont presque inévitables et il nous
faut bien concéder une place légitime à nos compassions émues par un besoin
spécial devant nous donc à cause d’une offrande spéciale. Toutefois nos
offrandes régulières devraient être réglées par principe et non par une émotion
passagère. Le fait est que dans les offrandes sentimentales, nous donnons aux
hommes. Mais dans les dons stables qui découlent d’un principe établi, il est
plus probable que les dons soient vraiment faits à Dieu et de ce fait, nous
offrons une adoration acceptable à travers nos dons. Avons-nous donc
suffisamment analysé les motifs qui nous animent ?
OU LES
PREDICATEURS FONT DEFAUT
La plupart des
prédicateurs seront d’accord avec le soussigné pour admettre que le problème des
donations imparfaites dans les différentes assemblées, tant en bonne volonté (en
esprit), que dans le montant (en vérité), est dû au peu d’empressement mis par
les prédicateurs à enseigner sincèrement ce sujet. Ils connaissent la vérité
mais éprouvent une crainte sans fondement de blesser leur auditoire.
Il faut néanmoins
admettre qu’un pasteur supporté par les libéralités de son assemblée est dans
une situation embarrassante lorsqu’il s’agit de question financière ; mais il y
a moyen d’enseigner des principes sans pour cela descendre aux personnalités.
Les bases sur
lesquelles le prédicateur peut approcher ce sujet sont :
* Les dons ne
sont pas faits à l’homme mais à Dieu. Ceci supprime complètement ses intérêts
dans cette affaire si ce point de vue est accepté sincèrement.
* Les dons d’une
assemblée font partie intégrale de son adoration et par conséquent doivent
être scripturairement réglés par le pasteur tout comme les prières, le chant
ou les dons spirituels.
* Les dons
convenablement faits apportent autant de bénédictions assurées que les dons
mal faits assurent un déclin spirituel.
* L’élan final
de toute vraie donation est dans la Grâce Divine et ainsi ce sujet conduit
enfin à la prière qui, elle-même est toujours une chose excellente.
Le pasteur qui
n’enseigne pas sincèrement son troupeau sur ces bases de la bonne parole de
Dieu, devra rendre compte de son échec de service au tribunal de Christ. Pendant
tout son voyage ici-bas, il a volé Dieu, volé l’assemblée, volé lui-même aussi.
Et tout cela par crainte d’offenser.
Une excuse
fréquente est que « les gens ne sont pas encore prêts » à recevoir
l’enseignements sur les dons et comme par contradiction, ceci s’applique
spécialement aux jeunes assemblées « de réveil ». Certainement ce réveil n’est
ni satisfaisant ni scripturaire puisqu’il laisse les gens dans le refus de
donner et de se laisser enseigner la parole de leur Père Céleste sur les dons.
Nous craignons dans ce cas que le travail de la Grâce n’ait pas été très
profond. La parole de Dieu semble bien nous montrer qu’un réveil sincère dans la
religion, produit une générosité remarquable chez ceux qui en ont été l’objet (2
Chron. 31 v 5) même chez ceux d’une profonde pauvreté (2 Cor. 8 v 2 et 3).
L’expérience de nos jours a heureusement confirmé ce fait là où l’Esprit de Dieu
a réellement travaillé.
Même en
reconnaissant le fait indiscutable que beaucoup de nouveaux convertis traînent
une tradition déplorable derrière eux en ce qui concerne le soutien financier de
l’œuvre de Dieu, nous leur faisons, il me semble, une injustice en présumant
qu’ils seront si vite offusqués de cet enseignement. L’habitude de mettre 1 fr.
dans la collecte est beaucoup plus du domaine de la tradition que de celui de
l’avarice, et quoique l’idée soit toute nouvelle, la possibilité d’une plus
grande offrande peut être bien accueillie.
Ceux qui sont
véritablement « nés de nouveau » répondront rapidement à l’appel. Nous
regrettons de dire que la faiblesse de ce sujet est du côté des prédicateurs
soit par suite de la manière dont ils présentent cette question ou encore en ne
la présentant pas du tout.
ENOBLIR L’OFFRANDE
La méthode des
offrandes dans une assemblée est de beaucoup plus importante que ne le croit la
majorité des conducteurs. Ce point mérite d’être minutieusement étudié de
manière à ce que les offrandes puissent réjouir le chef suprême de l’Eglise et
que les bénédictions soient assurées au peuple de Dieu.
Les donations en
tant qu’adoration sont les privilèges des rachetés, des réconciliés. Nous sommes
tout simplement chargés d’assembler les offrandes et les collectes parmi les
enfants de Dieu. La question de savoir si les collectes devraient ou non, être
faites pendant les réunions d’évangélisation et en public, prête à discussion.
Ces collectes deviennent même peu sages dans certains pays si, à la fin des
réunions, la prière est faite pour les malades. Dans tous les cas nous devons
pardonner l’homme du monde lorsqu’il considère comme une utopie d’entendre
« prêcher l’évangile gratuitement » puis se voir mettre un plateau sous le nez
pour une collecte. D’autre part, bon nombre de ceux qui assistent à ces réunions
évangéliques, font partie du peuple de Dieu et ne sont que trop heureux de
participer aux dépenses nécessaires. Nous ne pouvons pas traiter d’irraisonnable
le fait de donner l’occasion de contribuer aux dépenses des réunions qui sont,
après tout, pour le plus grand bien de toute la communauté.
Toute insinuation
de mendicité pour le soutien des affaires de notre Père est plus que
déshonorante à son Saint Nom. Bon nombre parmi nous n’ont pas su quelle
contenance prendre sur une tribune pendant des scènes dégradantes auxquelles
nous avons assisté dans le passé quand des appels plaidaient la cause financière
dans des réunions publiques, ce fut dans ces jours que la dignité de l’offrande
fut abaissée au niveau d’une vente aux enchères. Si les enfants de Dieu n’ont
pas d’argent pour l’œuvre de Dieu, qu’ils se placent en prière devant leur Père
Céleste pour ce sujet et peut-être verront-ils la nécessité de faire un
inventaire parmi eux. Ne leur permettez pas de se tourner vers le monde et la
mendicité.
Un tronc à la
porte est certainement conforme à la pratique dans l’Ancien Testament. Il en est
de même des dons faits au temple (Marc 12 v 41). Cette pratique est très
recommandable dans le sens qu’elle élimine l’obligation et par conséquent évite
des offrandes inacceptables. D’autre part, cette méthode étant une confiance
plus directe en Dieu encourage la foi de ceux qui sont responsables des
finances. Toutefois n’allons pas dire que la foi est « enfermée » dans le
système des troncs à la porte. Ces dons ne sont davantage pas un moyen de
donations secrètes et il faut aussi dire que le tronc est une facilité de se
rétracter pour tous ceux qui ne veulent pas donner.
Le tronc à la
porte est quelquefois une réaction contre les abus antérieurs dans les
collectes. Paul n’a pas dit « qu’il n’y ait aucune collecte », mais il a dit
« afin que je n’attende pas à mon arrivée » (1Cor 16 v 2). Il désirait tout
simplement des collectes toutes prêtes quand il arriverait afin de pouvoir les
envoyer sans retard. Après beaucoup d’années d’expérience et après avoir fait
quelque chose comme une gloriole du système de « ne pas collecter » le soussigné
s’incline même à reconnaître après plus ample expérience, qu’une offrande
collectée parmi les enfants de Dieu a des avantages bien distincts. Elle donne à
l’assemblée l’occasion de s’élever à son véritable degré dans l’adoration et de
contrôler toute faiblesse de la part des enfants de Dieu sur ce point important.
Si le tronc placé à la porte est une aide à la foi, la collecte dans l’assemblée
est une aide à l’obéissance. Et les deux sont nécessaires.
La manière de
collecter les offrandes volontaires des croyants est d’une importance vitale si
l’assemblée veut jouir du bienfait de l’offrande en tant qu’adoration. Il va
sans dire que jamais une excuse ne devrait être présentée pour faire une
collecte. Cette dernière ne doit davantage pas être faite à contre cœur ou même
par nécessité. Elle doit toujours être une partie joyeuse du service car c’est
un privilège et une joie de pouvoir donner. Nous croyons que de chanter les
louanges pendant l’offrande est une bonne habitude à prendre. Nous recommandons
également toujours, une prière bien définie avant ou après la collecte. Les
diacres ou la personne chargée de recevoir l’offrande, devraient être
préalablement formés pour exécuter son service honorable d’une manière aussi
révérente et ordonnée que si elle servait le pain et le vin à la table du
Seigneur. Beaucoup trop peu de dignité est mise dans bon nombre d’assemblées à
la collecte de l’offrande et ce, au détriment spirituel du peuple de Dieu.
Au-dessus de toutes ces choses cette atmosphère de la présence de Dieu, devrait
être maintenue pendant la collecte et s’assurer aussi l’attouchement du St
Esprit, indispensable. La collecte est (ou devrait être) une partie aussi sacrée
de la réunion que toute autre.
Les assemblées se
trouveront bien en s’efforçant de placer le niveau spirituel des offrandes sur
un plan plus élevé … le plan des choses sacrées. Qu’il soit compris
définitivement que l’offrande est une forme spéciale et réelle d’adoration et si
ce point est atteint, les donations en seront d’autant plus faciles. Le
résultat : Dieu est glorifié beaucoup plus profondément qu’avant, l’assemblée en
est édifiée et par le fait même le montant des offrandes sera certainement en
augmentation.
Le problème
financier qui tient en suspens une marche plus accentuée dans beaucoup de
milieux sera ainsi résolu.
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