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La joie de Noël Amour, acceptation et pardon (suite le pardon)
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C’est la vision de notre monde mais c’est une vision injuste, égoïste, matérialiste…car quid pour ceux qui ne reçoivent rien, ceux qui n’ont pas de repas, ceux qui sont isolés et ceux qui sont malades La joie de Noël ce n’est pas cela. Il est écrit dans l’évangile de Luc au chapitre 2 et verset 10 : Mais l’ange les rassura: N’ayez pas peur: je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d’une très grande joie. Un Sauveur vous est né aujourd’hui dans la ville de David; c’est lui le Messie, le Seigneur.
Joie de Noël c’est Jésus le Sauveur venu sur terre. Joie de Noël c’est l’oint de Dieu, le Christ, l’envoyé de Dieu pour sauver le genre humain de tous ses péchés (incrédulité, rébellion, mensonge, adultère, calomnie….) Joie de Noël c’est le Seigneur, Dieu lui-même venu en chair pour accomplir sur la croix notre rachat, et prendre notre place. Les bergers ne sont pas venus s’attendrir sur un bébé mais venus pour voir Christ le Sauveur et le Seigneur. Ils sont allés en hâte pour voir Jésus le Sauveur. Ils ont cru à la parole des anges. Nous aussi croyons à la Parole de Dieu Ils ont partagé aussitôt ce qu’il avait vu et entendu : la vraie joie se partage car elle vient de Dieu. Ils sont repartis transformés de leur visite : que s’était-il passé ?
La joie de Noël proposée par le monde n’est pas accessible à tous. La joie de Noël de la bible est accessible à tous car Jésus venu pour nous tous.
« Moïse cria à l’Eternel, et l’Eternel lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau. Et l’eau devint douce. »
Que d’amertume dans notre monde. Notre monde est amer : vie rude, âpreQue de gens amers à cause du péché : Ú A cause de la jalousieÚ A cause de l’envieÚ A cause de la rancune, rancœur envers quelqu’unÚ A cause d’une blessure non guérie.Ú A cause d’un non pardon.
Et malgré les tentatives et les remèdes Ú Distractions, divertissement, étourdissementÚ Drogues illégales, ou légalesÚ Psychothérapies païennes ou chrétiennesÚ Religions de toutes sortesÚ L’amertume reste, pourquoi ?
La cause est le péché, tant qu’il reste : - Nous sommes amers - Nous sommes comme l’eau : imbuvable, pollués Ce texte montre qu’il y a un espoir : l’eau peut devenir douce et nous doux
Le bois nous parle de Jésus Ú Ce n’est pas le bois mais la puissance de Dieu qui a adouci l’eau.Ú Le bois à Mara nous parle de la croixÚ Il fallait que Jésus meure sur la croix- Pour le pardon de nos péchés.- Pour notre guérison.- Pour notre délivrance.Ú Jésus veut nos sauver, nous guérir malgré nos murmures et nos révoltes.
Un seul remède efficace: Jésus (être relié à Jésus) Ú Il pardonne les péchésÚ Il guérit les cœurs brisés (même les vieilles blessures, condition savoir pardonner)Ú Il donne la vie, la vraie, la vie éternelle.Ú Il donne la paix, la joie….Ú Il faut venir à lui et s’abandonner complètement à lui.
Seule la croix peut nous libérer et nous ôter toute amertume Ú Dieu traite la cause : le péchéÚ Dieu va au fond du problème et ne s’arrête au superficiel comme les hommes.
Conclusion
Je peux être libéré de mon amertume Ú Par la repentance : chrétien ou non chrétienÚ Par la foi au Seigneur Jésus
Il faut arrêter les substituts, les édulcorants proposés par le monde Ú Faisons confiance à JésusÚ Acceptons le bois de la croix (repentance et foi : Moïse a cru Dieu, le peuple a bu)
« Ce même jour sur le soir, Jésus leur dit : Passons sur l’autre rive ».
Ce texte juste avant la tempête sur le lac. Jésus a donné l’ordre : « Silence Tais-toi » et la tempête s’est arrêté. Voilà un formidable encouragement à placer sa foi en celui qui est tout-puissant, à qui le vent, la mer et tous les éléments sont soumis. Il sera celui qui calmera nos tempêtes de la vie (maladie, détresse, chagrin, difficultés, épreuves) Mais ce texte m’invite avant tout à mettre toute ma foi en sa Parole. N’avait-il pas dit ? : « passons sur l’autre rive » Il faut croire à la parole donnée, les disciples ont douté de cette parole. Ils se sont concentrés sur la tempête et ont oublié la parole de Jésus. Si Jésus dit, il accomplit sa parole, c’est sûr et certain. Il ne ment pas, il est la vérité, il tient sa parole et ses engagements. Jésus a dit : « Et voici je suis avec vous tous les jours jusqu’à la … » Jusqu’à la fin de notre pèlerinage, Jésus est avec nous, croyons-le et faisons-lui confiance. Notre destination est l’autre bord : la terre promise, le ciel. Croyons que Jésus va nous y amener même si nous devons affronter les tempêtes de la vie. Gardons le but, l’objectif : l’autre bord. C’est sûr, Jésus l’a promis. Jean 14:2 Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Alors restons confiants dans sa Parole
« Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. » Comme Jésus, allons à l’autre bord dans le calme et la tranquillité même avec la tempête. Veillons de ne pas demander une mer qui sera toujours calme, les épreuves de la vie sont nécessaires et formatrices pour notre foi. Enfin n’oublions pas que nous subissons les mêmes souffrances que le monde. Notre monde est ballotté et nous sommes dans le monde. Gardons confiance, il nous amène au bon port.
« Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. »
Jésus aime cette famille dont le malheur l’a atteint, Lazare est malade puis il va mourir.
Il va se rendre à Béthanie et ressusciter
Lazare, l’harmonie va revenir, la joie va renaître.
Jésus aime toutes les familles. Il veut apporter l’harmonie, la joie, la paix il veut guérir, relever, sauver.
Genèse 28:14 "Ta descendance sera (innombrable) comme la poussière de la terre; tu t’étendras à l’ouest et à l’est, au nord et au sud. Toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta descendance."
Dans ces temps que nous vivons, les familles ont plus que besoin de Jésus dans leur vie. Les familles sont détruites, décomposées, recomposées, divisées. La paix a disparu, la tristesse a pris la place à la joie….
Deux exemples :
- Le péché détruit les familles. La première famille a éclaté : Caïn tue son frère et est séparé de ses parents et des ses frères et sœurs.
Dieu condamne les péchés car il aime les familles. Le mensonge, la calomnie, l’adultère, la cupidité et l’avarice, le laxisme, l’alcoolisme…. détruisent les familles Il faut donc traiter la cause, reconnaître son péché, abandonner son péché, ne plus vouloir recommencer et suivre Jésus. Jésus a donné sa vie pour le pardon de nos péchés mais plus nous délivrer du péché.
- Le malheur : un décès, une maladie, une dépression, une catastrophe…. Peuvent détruire mais Jésus est venu pour consoler, guérir, relever et restaurer.Marthe et Marie ont mis toute leur confiance en Jésus.Il faut de même mettre sa confiance en Jésus, c’est lui qui bénit, qui pardonne, c’est lui qui est capable de réconcilier, d’apporter la paix…
Jésus nous aime et aime les familles, approchons-nous de lui.
« I Thes. 4/1 : Au reste, frères, nous vous le demandons et nous vous y exhortons dans le Seigneur Jésus: vous avez appris de nous comment vous devez marcher et plaire à Dieu, d’ailleurs vous le faites. Eh bien! Progressez encore. II Thes. 1/3: Nous devons, frères, rendre continuellement grâces à Dieu à votre sujet, et ce n’est que juste, puisque votre foi augmente et que l’amour que vous avez tous, les uns pour les autres, abonde de plus en plus. »
Paul nous invite à marcher de progrès en progrès, sans nous nous contenter de notre marche présente mais de progresser encore et toujours. Il nous faut progresser quant à notre vie avec Dieu.N’oublions pas que notre vie, notre conduite doivent plaire à Dieu, c’est comme une mise en garde quant au péché qui s’attache si facilement. Chers amis et chers frères et sœurs, On peut avoir entendu les instructions (prédications, lecture de la bible) mais il est important de les mettre en pratique comme les thessaloniciens. « et c’est là ce que vous faîtes » Nous avons la Parole, il faut pratiquer ce qu’elle dit. Notre conduite, notre vie et notre marche avec Dieu en dépendent. Il nous faut rejeter toute paralysie spirituelle, levons-nous et marchons pour le Seigneur. Si nous devons mettre en pratique, ce qui est une bonne chose, il faut progresser dans notre marche, notre foi, notre amour, notre sainteté...) « Mais faites encore des progrès ! », « mais allez de l’avant, de progrès en progrès, afin d’approcher de plus en plus de la perfection. » Notre devise doit être : Plus qu’hier et moins que demain. Nous devons refuser la foi et la marche barométrique, n’acceptons pas la vie en montagne russe. Dans sa 2ème lettre Paul souligne les progrès des chrétiens de Thessalonique : « Votre foi fait de si magnifiques progrès et, en chacun de vous, l’amour fraternel que vous vous portez les uns aux autres ne fait qu’augmenter. »
Cela démontre que l’exhortation a été entendue et accomplie. Elle n’est pas restée lettre morte, elle n’a pas été différée. Les progrès sont donc évidents :
Il est important de noter que les progrès ont été faits malgré la difficulté : « à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des afflictions que vous avez à supporter. » Cela nous montre que nous ne pouvons pas invoquer les difficultés pour s’exonérer du progrès ou s’excuser du non progrès. Celui ou celle qui a le profond désir de progresser, Dieu lui donnera le vouloir et le faire, mais aussi la force. Alors montrons notre détermination à avancer, progresser. Dieu nous fortifiera et donnera tout ce qu’il faut. Que son nom soit béni.
- Introduction
- Le témoignage :
* L’accomplissement de la loi, le meurtre * L’adultère, le parjure, la vengeance et l’amour * L’humilité dans la piété et le « Notre Père »* La richesse et les inquiétudes* Le jugement, la demande et la règle d’or* Les chemins, les faux prophètes
Introduction Par les béatitudes Jésus enseigne à ses disciples les bases pour le service. ll ne montre pas comment gagner des âmes, prier pour les malades, comment chasser les démons, comment prêcher ou comment préparer un sermon, mais il indique une priorité. Il enseigne l'attitude de coeur pour le suivre et le servir. Quelles dispositions de coeur devons-nous avoir pour le servir? Les disciples avaient l'exemple des religieux qui suivaient des préceptes mais avec des coeurs mal disposés. Ces béatitudes nous parlent des relations avec le Seigneur, mais aussi des relations avec les autres. Elles nous indiquent et nous montrent comment doivent être nos coeurs et en conséquence nos relations. Pour pouvoir vivre ces béatitudes, il faut une démarche préalable: Prov. 23/26: Mon fils, donne-moi ton coeur, Et que tes yeux se plaisent dans mes voies. Il faut aussi laisser le Seigneur agir, le Saint-Esprit agir en nous. Remarquons que toutes les béatitudes commencent par "heureux" mais le terme grec veut dire béni. Le mot béni semble être plus adapté car le mot heureux fait plus penser à l'être humain alors que le mot béni fait penser à Dieu. De plus Dieu accorde une bénédiction à ceux qui remplissent les conditions. Une bénédiction pour une condition. A chaque béatitude une bénédiction. Le terme hébreu équivalent est "ashréi" qui veut dire "en marche" (note de la bible chouraqui), avec une notion de marche sur une route droite.. C'est donc un bon chemin que le Seigneur trace devant nous. Et nous devons marcher de manière droite sur cette route. Puis Jésus va enseigner ses disciples sur le témoignage. En prenant des exemples concrets comme le sel et la lampe. Mais il fallait qu’il jette les bases avant de passer à la pratique, car il ne sert à rien de connaître certaines choses, si le cœur n’a pas les bons fondements. C’est après les bases essentielles qu’arrive la pratique. Jésus va aborder la mise en pratique de sujets concrets, de la vie courante, des relations avec Dieu et avec autrui. Ces pratiques ne deviennent que de vaines choses si elles sont faites sans les attitudes de cœur enseignées à l’introduction du sermon de Jésus. Jésus montre qu’un disciple devient religieux s’il se contente de pratiquer des commandements sans un cœur sincère qui appartienne entièrement à Dieu. Comme le roi David, il faut être un homme selon le cœur de Dieu.
LES BELLES ATTITUDES
L'humilitéLecture: Mat. 5/1 à 12 I Définition Nous retrouvons ce terme dans l'ancien testament, Ps. 40/18: Moi, je suis pauvre et indigent; Mais le Seigneur pense à moi. Tu es mon aide et mon libérateur, Mon Dieu, ne tarde pas! Il ne s'agit pas des pauvres en intelligence, ni de personnes stupides, mais il s'agit de ceux qui se reconnaissent pauvres spirituellement, en connaissance et en sagesse. Il y a une notion d'humilité dans cette expression, que certaines traductions ont rendu par : "Heureux les humbles..." ou « heureux les pauvres en orgueil ». Il faut savoir s'abaisser volontairement devant Dieu et devant les autres. Il faut savoir dépendre totalement de Dieu pour parler, agir et vivre. Cette attitude doit être vécue et non déclarée par le verbe: celui qui fanfaronne est généralement pris par une spirale d'orgueil qui est fatale pour la foi. Cette condition, de se reconnaître pauvre est indispensable. Il faut savoir reconnaître que l'on n'est rien, rien sans le Seigneur. Tout ce qu'on l'on fait, l'acquisition de connaissances, de la sagesse c'est par la grâce du Seigneur. Il ne faut pas comparer ses œuvres par rapport aux autres mais par rapport à la Parole, il ne doit pas y avoir d’esprit de supériorité. Ph. 2/3 : Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Il nous faut nous revêtir d’humilité Col. 3/12: Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. Dans ce texte le verbe utilisé est se revêtir (être recouvert), si l'humilité est une disposition de cœur, elle doit se voir. II L'exemple de Jésus Le plus grand exemple est celui de Jésus. Il est le plus parfait, aucun sur la terre n'a vécu plus parfaitement. Il n'a commis aucun péché, il est sans péché mais il a été dépendant de son Père pour tout ce qu'il faisait. Il a vécu dans l'humilité d'esprit cf Phi. 2/5 à 8: Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, existant en forme de Dieu, n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et il a paru comme un vrai homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. Il n'a pas utilisé des méthodes, des systèmes, des stratégies, des recettes.... Il faisait toutes choses simplement. Cependant il observait une règle: il était dépendant de son Père. Par exemple : il levait les yeux au ciel, il priait, il recherchait la volonté du Père. C'est l'exemple à suivre: I Pie. 2/21 : Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, I Jean 2/6 : Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. Comme Jésus, nous devons dépendre totalement de Dieu, c'est la clef pour un ministère rempli et efficace. Cf Jean 15/5 : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Ce n'est pas par notre force ou notre capacité mais par la foi en notre Seigneur Jésus-Christ cf I Jean 5/4: car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi. Refuser cette règle que Jésus lui-même a observée, c'est vivre dans l'orgueil, n'oublions pas que Dieu résiste aux orgueilleux. III Ex. de l'Ancien Testament A/ Josué Lors de la bataille de Jéricho Il a su obéir et accomplir les consignes de Dieu. Il a été dépendant de Dieu, il a fallu de sa part de l'humilité, donc, d'avoir cette disposition dans son coeur. Cf Josué 6 Mais après cette formidable victoire Nous voyons lors de la bataille d'Aï, Josué oublie cette règle. Certes il y avait le péché d'Acan qui empêchait la victoire et la bénédiction. Mais remarquons, Josué oublie de consulter Dieu et commet l'erreur de croire qu'un petit nombre suffira (la suffisance), ils se sont reposés sur leurs capacités. Il nous faut être vigilants afin de ne pas se laisser gagner par l'enthousiasme et l'ardeur suite à une victoire au point d'oublier de consulter Dieu, d'oublier le combat dans la prière et le jeûne. Avec les gabaonites Josué commettra la même erreur, il va se reposer sur sa propre sagesse et sur son propre discernement, et ne verra pas la ruse des gabaonites. B/ David II Sam. 2/1: Après cela, David consulta l'Eternel, en disant, Monterai-je dans une des villes de Juda? L'Eternel lui répondit, Monte. David dit, Où monterai-je? Et l'Eternel répondit, A Hébron. David consulte Dieu et reçoit la direction et le succès. II Sam. 5/19 et 23: Par 2 fois David consulte Dieu, pourtant c'est pour la même raison, il aurait pu appliquer la méthode et se reposer sur ses capacités. Il consulte de nouveau et remporte le succès sur les philistins. Qu'en aurait-il été s'il n'avait pas consulté une deuxième fois? I Chro. 13 : Ramener l’arche de l’Eternel. Dans ce passage David consulte les anciens et le peuple ce qui n'est pas une mauvaise chose. Mais il oublie de consulter Dieu, la motivation est bonne mais la méthode est mauvaise, car il n’y a pas de consultation de Dieu. Que ce soit David ou Josué ou d'autres, dès que la dépendance envers Dieu est oubliée, c'est l'échec qui est à l'issue des entreprises. III Ex. du Nouveau Testament La vie de Paul nous montre qu'il faut être dépendant du Seigneur. Il avait beaucoup de capacités, il était très instruit et intelligent mais il a su rester simple et dépendant du Seigneur. Il était à l'écoute du Saint-Esprit, pourtant la pression à un moment donné de sa vie fut énorme lorsqu'il fut averti de son issue et à cause des frères qui voulaient l'empêcher d'aller à Jérusalem. Sa vie nous montre que parfois, le Seigneur permet des épreuves, des difficultés pour nous empêcher de nous enorgueillir. Cf II Cor. 12/7 à 10 : Il a pu confesser: "Car quand je suis faible c'est alors que je suis fort" parce qu'il était dépendant de Dieu. Conclusion Celui qui sait appliquer cette première condition (l'humilité) a des promesses : La gloire: Pr. 29/23 : L'orgueil d'un homme l'abaisse, Mais celui qui est humble d'esprit obtient la gloire. La grâce: Jac. 4/6 : Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente, c'est pourquoi l'Ecriture dit, Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles. La présence du Seigneur: Es. 57/15: Car ainsi parle le Très-Haut, Dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint, J'habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l'homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les coeurs contrits. (contrit veut dire : le coeur qui sait se repentir). Le royaume des cieux selon le texte de Matthieu Nul ne peut prétendre vivre dans le royaume de Dieu s’il ne marche dans l’humilité. Etre simple d'esprit ou humble: Ce n'est pas proscrire les conseils des autres mais c'est en priorité rechercher le conseil de Dieu C'est accepter la Parole de Dieu C’est ne pas discuter la Parole, ne pas ajouter ses raisonnements (prendre ce qui nous plaît, sortir le texte du contexte, de la culture, du livre ou de la bible dans son entier.) C'est accepter la pensée de Dieu. C’est reconnaître le besoin d'apprendre ("je sais" est à proscrire) et déclarer au Seigneur: "Enseigne-moi" "Fais-moi connaître tes voies". L'affliction Lecture: Mat. 5/1 à 12
Que veut dire Jésus par le mot affligé? Comment être heureux, béni ou en marche quand nous sommes affligés? Le mot affligé nous fait penser à la tristesse, aux pleurs ou au deuil. Mais il ne s'agit pas de se réjouir de l'affliction que l'on a. Pas plus qu’il ne s'agit pas de s'apitoyer sur son sort, ses problèmes, ses difficultés. Jésus veut nous faire prendre conscience De notre pauvreté morale, notre incapacité à satisfaire les exigences divines ou ce qui attristent le cœur de Dieu de la nécessité de pleurer sur nos péchés, nos iniquités, infidélités. L'indispensabilité de se repentir, de reconnaître ses péchés à chaque fois que cela s'avère nécessaire (pas seulement la première fois lors de notre conversion, mais pas constamment non plus). L’affliction c'est aussi Ceux qui laissent le Saint-Esprit leur parler pour les convaincre de péché et les purifier du mal. Cette expression : "heureux les affligés", montre la miséricorde de Dieu dont nous bénéficions chaque jour de notre vie, car il est fidèle et juste pour pardonner ceux qui reconnaissent leur péché. Oui le racheté est heureux, béni et en marche pour le Seigneur car il est pardonné de ses péchés. Mais si nous limitons cette expression seulement sur nous-mêmes, nous réduisons la pensée du Seigneur qui va beaucoup plus loin. Il y a aussi cette notion de pleurer avec les autres, de s’affliger du péché des autres (cf Néhémie, Daniel.) Il faut parfois la repentance collective pour obtenir la consolation et la bénédiction, car le péché est parfois collectif, dans l’église. Les Israélites ont oublié de le faire, " I Cor. 10/5 : Mais la plupart d'entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert. , non seulement ils ne furent pas bénis mais ils périrent dans le désert. Il y a aussi notion de pleurer pour les autres Sommes-nous émus de compassion comme Jésus l'était, face au pécheur, à la maladie, à la misère spirituelle ou sommes-nous dans l’indifférence ? Sans tomber dans le sentimentalisme, sommes-nous affligés ? A plusieurs reprises Jésus fut ému de compassion et il pleura (Jérusalem, mort de Lazare.) Ce sentiment de cœur n'est pas à vivre demain mais aujourd'hui: Luc 6/21: "Heureux ceux qui pleurent maintenant, car vous serez dans la joie "(littéralement : « vous rirez »). « Pleurez avec ceux qui pleurent » I Affliction individuelle A/ L’importance de la repentance La repentance est incontournable. Elle est le fondement (point de départ) de la vie avec Christ, sans la repentance réelle et sincère l'édifice ne peut se construire sur Jésus. Ce fut le message de Jean-Baptiste, Mat. 3/2 : Il disait, Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche: ; Et celui de Jésus Mat. 4/17: Dès lors Jésus commença à prêcher, et à dire, Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. C'est le message que devaient annoncer les apôtres en priorité Luc 24/47: et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. , Pierre le fit le jour de la Pentecôte: "Repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du pardon de vos péchés et vous recevrez le don du Saint-Esprit." C’est incontournable, pas de pardon sans la repentance. Dieu aime ceux qui savent reconnaître leurs erreurs et leurs péchés. Mais Dieu résiste aux orgueilleux. Ps. 51/19: "Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est l'esprit brisé: O Dieu!: Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit." Ps. 34/19: L'Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. Personne n'est à l'abri d'erreur ou de commettre des péchés, mais la restauration, le rétablissement est possible avec la repentance. Dieu désire visiter son peuple par son Esprit, il désire répandre son Esprit sur toute chair. Mais cela passe par la repentance Joël 2/12 à 13 : Maintenant encore, dit l'Eternel, Revenez à moi de tout votre cœur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations. Déchirez vos cœurs et non vos vêtements, Et revenez à l'Eternel, votre Dieu; Car il est compatissant et miséricordieux, Lent à la colère et riche en bonté, Et il se repent des maux qu'il envoie. et 2/25 : Je vous remplacerai les années Qu'ont dévorées la sauterelle, Le jélek, le hasil et le gazam, Ma grande armée que j'avais envoyée contre vous. et 28 : Après cela, je répandrai mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions Nous voyons que la repentance n'est pas figée lors de notre conversion, elle doit être une attitude de cœur. Ce sentiment évite l'endurcissement, la dureté. Il permet la reconnaissance de ses erreurs et le rétablissement accordé par Dieu. B/ Exemples d'hommes de Dieu a) Saül Saül n'avait pas cette attitude de cœur. Il chercha constamment à se justifier (cf I Samuel 15). En lisant ce chapitre, nous voyons son hypocrisie et sa malhonnêteté. Il se décharge, il accuse les autres et il ne reconnaît pas sa faute. Puis, après discussion avec Samuel, il admet sa faute mais il se justifie en invoquant la peur qu'il avait du peuple. Le problème n'est pas qu'il ait désobéi (cela peut arriver à tout le monde), mais c'est qu'il refuse de le reconnaître et de se repentir. Saül n'a jamais eu cette attitude de cœur, l'Esprit lui fut retiré et sa fin fut tragique. L’endurcissement du cœur conduit à la perte. b) David David pécha à nos yeux plus gravement. Il commit un adultère suivi d'un assassinat prémédité. Mais lorsque Nathan vint le reprendre et le censurer, David reconnut son péché et se repentit, il fut pardonné et fortifié par l'Eternel. II Samuel12/13: David dit à Nathan: J’ai péché contre l’Eternel! Et Nathan dit à David: L’Eternel pardonne ton péché, tu ne mourras point. ; Voir également les Psaumes 32 et 51 où David confesse la joie d'être pardonné. Dieu relève celui qui sait se repentir et s’affliger individuellement c) Pierre et Judas Pierre a renié Jésus, Mais il pleura dès sa sortie en entendant le coq chanter, car il se rendit compte de son péché, de sa misère spirituelle. Il fut pardonné, rétabli, restauré et il fut le premier prédicateur à Jérusalem. Dieu peut utiliser des serviteurs qui savent reconnaître leurs fautes, qui savent s’affliger. Judas ne se repentit pas de son acte de trahison, Il n'avait pas dans son cœur la bonne attitude. Il ne fut pas pardonné, ni restauré et sa fin fut tragique. II L'affliction collective. (avec et pour les autres) Ce n'est pas une recette, mais une réelle attitude de cœur permanente. L’affliction ne doit pas être formaliste mais elle est à vivre dans nos entrailles, dans notre cœur. A l'instar de Jésus qui pleura sur Jérusalem à cause de l'incrédulité et de la méchanceté de ses habitants qui refusèrent le message de la bonne nouvelle, mais plus tard il y a eu des milliers de croyants. Savons-nous pleurer sur la multitude de perdus qui nous entourent, sur l'état de l'église (qui peut-être : refroidie, somnolente, dans la difficulté ou la persécution....) ? Ou sommes-nous devenus insensibles, blasés au point de ne plus être capables d'avoir des sentiments de compassion comme Jésus (face aux malades et face à l'incrédulité...). Phi. 3/18: Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant Actes 20/31: Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n'ai cessé nuit et jour d'exhorter avec larmes chacun de vous. I Sam. 7/2b: Alors toute la maison d'Israël poussa des gémissements vers l'Eternel. Esdras 10/1: Pendant qu'Esdras, pleurant et prosterné devant la maison de Dieu, faisait cette prière et cette confession, il s'était rassemblé auprès de lui une foule très nombreuse de gens d'Israël, hommes, femmes et enfants, et le peuple répandait d'abondantes larmes. Il faut apprendre à s'affliger devant Dieu et non devant les hommes (soyons humbles). L'état de notre pays ou de notre église (locale ou nationale) doit nous inciter à pleurer et à nous humilier et surtout à continuer de travailler, de semer afin que des âmes soient sauvées. En lisant la bible, nous voyons que la visitation de Dieu est précédée d'un temps de pleurs et d'humiliation de son peuple. Les livres de Daniel, Joël, Néhémie, Jérémie montrent l'importance de cette attitude de cœur. Voir Daniel chapitre 9, Joël 1 et 2, Jérémie 9, Néhémie 9.... Attention de ne pas se considérer supérieur aux autres, de penser que l’on est meilleur, de telles attitudes ne nous amèneront jamais à l’affliction réelle et sincère à vivre dans notre cœur. Conclusion Sachons nous humilier et pleurer quand il y a péché. Sachons pleurer pour les gens qui nous entourent. Sachons pleurer sur l'état du peuple de Dieu quand c’est nécessaire. Le Seigneur est fidèle et juste pour visiter son peuple et provoquer un grand réveil. Ps. 126/5 à 6 : Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec chants d'allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, Revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes. Il y a cependant un avertissement à retenir : Savoir pleurer, s’humilier et se repentir, ne doit pas être une attitude d’auto flagellation ou de mortification intérieure sans cesse. Il ne faut pas voir le péché et le mal partout, n’oublions pas que nous sommes pardonnés de nos péchés. La douceur Lecture: Mat. 5/1 à 12
"Heureux les débonnaires" Etre débonnaire c'est faire preuve de bonté, être bon, généreux, sans intéressement. PVV : Heureux ceux qui sont humbles et doux, ceux qui renoncent à leurs droits, car Dieu leur donnera la terre entière en héritage. Une autre version traduit débonnaires par le mot doux. Celui qui est doux présente un caractère facile, paisible, pacifique. C'est celui qui supporte tout, qui se soumet à Dieu, qui sait rester silencieux face à l'agression ou qui apportera une réponse douce, mesurée sans excès et sans colère. Jésus est le plus grand exemple de bonté et de douceur. Mat. 11/29 : Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Ainsi, faire preuve de bonté et de douceur ne sont pas des options à prendre ou à laisser, mais des qualités qui doivent se trouver chez les chrétiens. Celui qui exerce la douceur et la bonté peut être comparé à un animal sauvage qui a été dressé. Son côté sauvage a disparu, il est soumis à son Seigneur, il est sous le contrôle de Dieu (il se laisse diriger par Dieu). Enfin il faut dire que la douceur n'est pas la mollesse, la gentillesse ou le laxisme mais une grande force car lorsque l'irritation se présente, la douceur contrôlera les émotions. II Pourquoi, comment....? A/ Commandement Chacun, chacune est invité à aspirer et à rechercher la douceur. Jésus la présente comme faisant partie des qualités qui doivent se trouver dans notre cœur, c’est un commandement. La Parole nous enseigne à ce sujet. Col. 3/12: Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience. I Timo. 6/11: Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, l'amour, la patience, la douceur. Phi. 4/5: Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. La douceur est indispensable. Il faut la rechercher, s'en revêtir ("ça se voit"), Elle doit être exercée envers tous les hommes (ni sélection, ni favoritisme). Elle doit être connue de tous les hommes ( pas seulement entre chrétiens, entre amis, dans la famille....), tous doivent ressentir notre douceur. Elle doit être permanente et constante et non en fonction des circonstances ou des événements. N'oublions pas qu'elle est une attitude de cœur, un état en nous. B/ Le fruit de l'Esprit. Gal. 5/22 à 23: Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi; la loi n'est pas contre ces choses. C'est un fruit appelé à se développer, à grandir, à mûrir. La douceur doit grandir en nous. Cela nécessite de notre part la soumission, le pardon réciproque et le support mutuel. La douceur ne pourra pas se développer en nous sans ces qualités. Comment être doux s’il y a insoumission les uns envers les autres? Comment être doux s’il y a refus de pardon, ou refus de se supporter les uns les autres, ou refus de supporter les faiblesses (mais pas le péché)...? C/ La soumission Eph. 5/18 à 21: Ne vous enivrez pas de vin, c'est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l'Esprit; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur; rendez continuellement grâces à Dieu le Père pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ. La soumission n'est possible qu'en laissant le Saint-Esprit agir en nous et en ayant la crainte (le respect, la foi) en notre Seigneur. La douceur et la soumission sont deux choses liées. Car si l’on cherche à dominer sur les autres, la douceur ne pourra pas s’exercer. N’oublions pas qu’il faut regarder les autres comme étant au-dessus de nous-mêmes. I Pierre 3/1 à 5: Femmes, que chacune soit de même soumise à son mari, afin, que, si quelques-uns n'obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leur femme, en voyant votre manière de vivre chaste et respectueuse. Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leur mari, Il s'agit dans ce passage de la relation épouse-époux. Mais il en est de même pour les relations enfants-parents, employés-patrons, citoyens-gouvernants, chrétiens-conducteurs spirituels... La soumission n'est pas chose facile car notre nature est rebelle et agressive mais celui qui est en Christ est une nouvelle création, l'homme ancien est mort, s'il veut resurgir il faut le crucifier. La soumission nous permet de développer la douceur et de la montrer. Elle nous entraîne à une attitude de pardon à l'égard des causeurs de troubles ou de souffrance... La soumission est nécessaire et absolue envers Dieu. L'insoumission est à abolir, Dieu nous demande d’être obéissant mais l'obéissance n'est pas absolue envers les hommes. Certaines circonstances doivent nous amener à désobéir aux hommes (dans la soumission à Dieu). - Les sages-femmes en Egypte: Exode 1/17 : Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d'Egypte; elles laissèrent vivre les enfants. - Les compagnons de Daniel: Daniel 3/17 à 18 : Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as élevée. Autres exemples :
D/ Le pardon Eph. 4/30 à 32: N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. Mat. 18/21 à 22: Alors Pierre s'approcha de lui, et dit, Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Sera-ce jusqu'à sept fois? Jésus lui dit, Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. Celui qui ne sait pas pardonner devient un être dur Il a un cœur sec, la paix disparaît petit à petit de son cœur pour laisser place à la tristesse, l'angoisse et l'aigreur. La douceur n’est pas ou plus en lui. Retenons que Jésus a pardonné à ceux qui l'ont condamné. Etienne a pardonné à ceux qui l'ont lapidé. III Exemples bibliques A/ Personnages cités Moïse: Nombres 12/3 : Et l'Eternel l'entendit. Or, Moïse était un homme fort patient, plus qu'aucun homme sur la face de la terre. (version darby: très doux) Jésus: Mat. 11/29 : Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez le repos pour vos âmes. A noter qu'ils possédaient une grande autorité. Sans la douceur, l'autorité n'est pas de mise: c'est de l'autoritarisme. B/ Exemples pratiques a) Abraham Genèse 15: Les bergers respectifs se querellaient. Abraham a souhaité y mettre fin. Ils se sont séparés, il a laissé Lot faire son choix qui fut mauvais. Abraham ne le critiqua pas et ne le jugea pas. Plus tard il vint à son secours puis il intercéda pour lui. Il exerça la douceur. b) Joseph. Joseph fut maltraité par ses frères. Mais ni l'amertume, ni les mauvais ressentiments, ni l'aigreur n'empoisonna son cœur. Même dans la difficulté il resta soumis, Il exerça la douceur et eut ensuite une grande autorité. c) David David fut le serviteur de Saül, il le servit avec droiture et dans la soumission. Malgré les souffrances, les persécutions, il ne critiqua jamais Saül, Il n'éleva pas la main sur lui. Il exerça la douceur et attendit l'accomplissement des promesses de Dieu. I Samuel 26/9: Mais David dit à Abischaï, Ne le détruis pas! car qui pourrait impunément porter la main sur l'oint de l'Eternel? d) Daniel Daniel servait dans la soumission un roi païen (à noter qu'il désobéit et continua à prier). Il fut injustement jeté dans la fosse aux lions suite au complot des chefs et des satrapes. Il ne fut pas amer, ni en colère envers le roi (Daniel 6/21: Et Daniel dit au roi, Roi, vis éternellement? ).
Conclusion Il nous faut être doux, pour cela mettons en pratique quelques conseils: Accepter nos différences les uns des autres. Se supporter et supporter les faiblesses des autres. Accueillir le pécheur avec des entrailles de miséricorde. Dire les choses comme elles sont sans les déformer. Ne pas juger en apparence. Rejeter la violence verbale (cf Épître de Jacques, ch 3). Donner sans attendre la réciproque.... La bonté et la douceur sont liées à l'humilité, l'orgueilleux ne peut pas avoir ces qualités. N'oublions pas que l'autorité ne peut être exercée que dans la douceur, les exemples bibliques le démontrent. Les bons et les doux hériteront la terre. ---) La patrie céleste (terre promise) ---) L'autorité Luther disait: "Le monde emploie la force pour posséder la terre, Jésus nous apprend qu'on la gagne par la douceur"
La justiceLecture: Mat. 5/1 à 12 Intro: "Heureux les affamés et les assoiffés de justice" "Heureux ceux qui aspirent de toutes leurs forces à vivre comme Dieu le demande ou qui veulent être justes devant Dieu." Il est nécessaire d'aspirer et d'avoir le désir ardent de rechercher la volonté de Dieu. Il faut toujours avoir cette faim et cette soif de justice, Il faut être juste avec soi-même et avec les autres. Il faut être juste avec soi-même. C'est à dire reconnaître la nécessité de vivre comme Dieu le demande et de lui plaire. Ce n'est pas par ses propres moyens que cela est possible mais par la grâce de Dieu et la foi placée en lui. Il faut être juste avec les autres C'est à dire, montrer aux autres son désir de vivre comme le Seigneur le veut. Mais d'une manière discrète, sans apparat, sans imposer, ni obliger, c'est l'humilité qui doit prédominer. Jésus l'a démontré sans faire de bruit. Notre entourage doit savoir que la justice pour notre Dieu est une priorité, il doit savoir que des limites sont données que nous ne franchirons pas, pour ne pas se souiller, se fourvoyer.... Il faut avoir faim et soif de la justice Ne pas suivre des préceptes par tradition Le Seigneur attend une attitude de cœur qui soit sincère, un attachement de coeur à lui, un amour de sa Parole et de son nom. Les pharisiens et les scribes par leurs attitudes ont démontré qu'ils n'avaient pas soif. Cf Mat. 23/2 à 4: Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. Si c'est une attitude de cœur à avoir, c'est aussi une question de motivation, de priorités et d'entourage (en fonction de mes fréquentations, la faim et la soif seront plus ou moins grandes, voire absentes) I Motivations A/ Désir ardent Cela doit bouillonner dans mon cœur: Je dois aimer faire la volonté de Dieu, mettre en priorité la gloire de Dieu Nous devons avoir un profond désir d'être dans la présence de Dieu, de rechercher sa présence. Ne jamais sentir de saturation ou d'habitude ou de routine mais au contraire d'avoir toujours cette motivation d'étancher notre faim et notre soif. Ps. 42/2 à 3: " Comme une biche soupire...." Ps. 63/2 à 3: "O Dieu! Tu es mon Dieu, je te cherche..." Ps. 84/2 à 3: " Que tes demeures sont aimables, Eternel des armées, mon âme soupire et languit...." Ps. 143/6: "..... mon âme soupire après toi, comme une terre desséchée." Es. 26/9: "Mon âme te désire pendant la nuit...." Les verbes utilisés: soupirer, chercher, languir.... montrent la motivation de ceux qui les ont écrits. Ces textes montrent aussi l'état de cœur quand la faim et la soif demeurent stériles (terre aride, sécheresse....). Il faut avoir faim et soif, l’absence de motivation est un critère de mauvaise santé spirituelle. Mais il faut faire attention aux mauvaises motivations. B/ Mauvaises motivations Ceux qui aspirent à une gloire personnelle, une position élevée, un rang élevé démontrent leur soif égoïste mais pas leur soif de Dieu et d'accomplir sa volonté. Phi. 1/17: "Tandis que ceux-là, animés d'un esprit de dispute..." III Jean 9: "Diotrèphe qui aime à être le premier." Il ne faut pas oublier que ce n'est pas à nous de chercher une position. Mais c'est Dieu qui donne une position. Il faut retenir aussi, que nous sommes les serviteurs les uns des autres et dans le royaume des cieux, le plus grand est celui qui est le serviteur des autres. Mat. 20/27 : et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. II Priorités A/ Plaire à Dieu La faim et la soif sont pour le Seigneur lui-même, chacun, chacune doit avoir cette disposition de cœur à rechercher le Seigneur pour lui plaire et non pour plaire aux hommes. Si nous avons chacun cette disposition de cœur, nous nous motiverons les uns et les autres, nous communiquerons cette faim et cette soif aux autres. Gal. 1/10b: "Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ" I Thes. 2/4: "..... non comme pour plaire à des hommes, mais pour plaire à Dieu...." B/ Rechercher Dieu Jér. 29/13: "Vous me chercherez et vous me trouverez...." Mat. 7/7: "Demandez et l'on vous donnera..." Prov. 8/17: "J'aime ceux qui m'aiment, et ceux qui me cherchent me trouve." Mais qu'est-ce que chercher Dieu? Pour certains c'est chercher celui qu'ils ne connaissent pas. Pour d'autres c'est revenir à celui qu'ils ont abandonné. Pour d’autres encore, c’est persévérer dans la présence de Dieu. Chercher : Implique passer du temps, prendre le temps. Il faut donc passer du temps en la présence de Dieu pour apprendre ses voies et faire sa volonté. Il faut parfois jeûner pour chercher la face de Dieu: II Chro. 20/3: ".... Josaphat se disposa à chercher l'Eternel, et il publia un jeûne pour tout Juda." C/ Exemple de Jésus Jésus se retirait pour prier et chercher la face de Dieu, pour connaître sa volonté. Il prenait le temps de le faire, il désirait être dépendant de son Père. Il se mettait à l'écart pour avoir des moments intimes et personnels. Mat. 14/23: ".... il monta sur la montagne, pour prier à l'écart...." Luc 5/16: "Et lui, il se retirait dans les déserts et priait." Si Jésus avait ce besoin, à plus forte raison nous avons ce besoin, nous devons avoir les mêmes motivations. Il avait faim et soif de Dieu et de sa justice.
III L'entourage Mat. 6/21: "Car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur." Où se trouve mon trésor? La position sociale, le confort, L'influence sur les autres ou des autres, l'honneur, La compagnie du monde.... En fonction de l'entourage : Ma faim et ma soif peuvent changer et être plus ou moins importantes, voire disparaître. Il est nécessaire de se séparer, de mettre des limites, des barrières, de ne pas s'exposer, de choisir ses fréquentations. A/ Moab et Ammon Deut. 23/3 à 6: L'Ammonite et le Moabite n'entreront point dans l'assemblée de l'Eternel, même à la dixième génération et à perpétuité, parce qu'ils ne sont pas venus au-devant de vous avec du pain et de l'eau, sur le chemin, lors de votre sortie d'Egypte, et parce qu'ils ont fait venir contre toi à prix d'argent Balaam, fils de Beor, de Pethor en Mésopotamie, pour qu'il te maudisse. Mais l'Eternel, ton Dieu, n'a point voulu écouter Balaam; et l'Eternel, ton Dieu, a changé pour toi la malédiction en bénédiction, parce que tu es aimé de l'Eternel, ton Dieu. Tu n'auras souci ni de leur prospérité ni de leur bien-être, tant que tu vivras, à perpétuité. Issus d'un inceste entre Lot et ses filles, ces peuples avaient un mauvais état d'esprit et de cœur (immoralité, idolâtrie....) qu'il ne fallait pas adopter. Pour cela il ne fallait pas de contact, il fallait des limites pour le peuple d'Israël. A chaque fois que le peuple a oublié ce commandement, il a péché et commis des abominations. Néh. 13/23 à 28: A cette même époque, je vis des Juifs qui avaient pris des femmes asdodiennes, ammonites, moabites. La moitié de leurs fils parlaient l'asdodien, et ne savaient pas parler l'hébreu; ils ne connaissaient que la langue de tel ou tel peuple. Je leur fis des réprimandes, et je les maudis; j'en frappai quelques-uns, je leur arrachai les cheveux, et je les fis jurer au nom de Dieu, en disant, Vous ne donnerez pas vos filles à leurs fils, et vous ne prendrez leurs filles ni pour vos fils ni pour vous. N'est-ce pas en cela qu'a péché Salomon, roi d'Israël? Il n'y avait point de roi semblable à lui parmi la multitude des nations, il était aimé de son Dieu, et Dieu l'avait établi roi sur tout Israël; néanmoins, les femmes étrangères l'entraînèrent aussi dans le péché. Faut-il donc apprendre à votre sujet que vous commettez un aussi grand crime et que vous péchez contre notre Dieu en prenant des femmes étrangères? Un des fils de Jojada, fils d'Eliaschib, le souverain sacrificateur, était gendre de Sanballat, le Horonite. Je le chassai loin de moi. Cet exemple nous montre que l'oubli de ce commandement entraîne des mauvaises conséquences et éloigne le peuple de son Dieu (oubli de la langue hébraïque, idolâtrie, impudicité, mariage d'un responsable avec une étrangère...) La grâce n’a rien changé, « ne vous mettez pas sous un joug étranger. » B/ Les incrédules Mat. 13/58: "Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lien, à cause de leur incrédulité." L'incrédulité est un obstacle majeur pour plaire à Dieu. Il faut un entourage de foi. Il faut se plaire avec ceux qui ont la foi et non avec les incrédules. Ceci ne veut pas dire: Faire place nette autour de nous. N'oublions pas que nous vivons dans le monde, mais plus de ce monde (pas d'ermites). Retenons que lors de la résurrection de la fille de Jaïrus, Jésus a mis dehors les incrédules moqueurs de la maison pour rester avec ceux qui croyaient. C/ Conseils Retenons les conseils de la Parole de Dieu, au sujet de nos fréquentations et de l'influence différente en fonction de nos choix. Prov. 13/20: Celui qui fréquente les sages devient sage...." Prov. 1/8 à 15: Ecoute, mon fils, l'instruction de ton père, Et ne rejette pas l'enseignement de ta mère. Car c'est une couronne de grâce pour ta tête, Et une parure pour ton cou. Mon fils, si des pécheurs veulent te séduire, Ne te laisse pas gagner. S'ils disent, Viens avec nous! dressons des embûches, versons du sang, Tendons des pièges à celui qui se repose en vain sur son innocence, Engloutissons-les tout vifs, comme le séjour des morts, Et tout entiers, comme ceux qui descendent dans la fosse; Nous trouverons toute sorte de biens précieux, Nous remplirons de butin nos maisons; Tu auras ta part avec nous, Il n'y aura qu'une bourse pour nous tous! Mon fils, ne te mets pas en chemin avec eux, Détourne ton pied de leur sentier;...." Ps. 1/1 à 2: "Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants." I Cor. 15/33: "Ne vous y trompez pas les mauvaises compagnies...." Eph. 5/11: "Examinez ce qui est agréable au Seigneur, et ne prenez point part aux œuvres infructueuses, mais plutôt condamnez-les....." Conclusion Il nous faut persévérer dans cette faim et soif de la justice. Il nous faut toujours avoir un ardent désir de servir le Seigneur, de rechercher sa face. Celui qui a faim et soif sera rassasié. La justice sera en lui. Il sera juste pour son Dieu, avec lui-même et pour les autres. Il nous faut demeurer dans l'humilité car l'orgueil est un ennemi de la faim et de la soif de justice. Il faut savoir nous humilier et vivre dans la douceur, cela est nécessaire pour être des affamés et assoiffés de justice.
Lecture: Mat. 5/1 à 12
"Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde" "En marche les matriciels" (version chouraqui) "Heureux ceux qui ont un cœur compatissant, sensible à la misère d'autrui" (Parole vivante) La miséricorde: c'est être prêt à pardonner, être enclin à pardonner (sans calcul, sans procès...), c'est être poussé à pardonner par bonté et par grâce. Rappel : Le Seigneur enseigne les attitudes de cœur que l'on doit avoir et exercer pour servir notre Dieu afin d’être utile entre ses mains. La miséricorde fait partie de ses attitudes de cœur indispensable pour le service. La miséricorde doit habiter en nous: "En marche les matriciels", "entrailles de miséricorde" Ces expressions nous montrent que la miséricorde n'est pas une façade ou une attitude ponctuelle et passagère mais une attitude de cœur au plus profond de nous-mêmes et elle doit y résider. Si elle demeure en nous, nous serons toujours prêts à pardonner, toujours prêt à exercer la compassion comme Dieu l'exerce envers nous. (cf Parabole des 2 débiteurs: Mat. 18/23 à 35) I Jésus Héb. 2/17 : En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il soit un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple; Jésus est celui qui a montré l'exemple, il était toujours prêt à exercer la miséricorde. Il la vivait, l'exerçait, son cœur était rempli de compassion. Mat. 9/36: Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Jésus n'est pas insensible devant la foule, il voit ses besoins (fatiguée, désemparée, sans berger) Son regard est rempli de compassion (la miséricorde se voit aussi sur le visage) car dans son cœur il y avait la compassion. Comment regardons-nous nos prochains? Notre regard sera différent en fonction de notre regard de cœur (celui de Jésus ou celui des légalistes: certains pharisiens) II Antagonisme A/ Les religieux Jésus s'est heurté à certains de ses contemporains qui refusaient la miséricorde car leur cœur en était dépourvu. Ils n'hésitaient pas à critiquer violemment Jésus. - Une fois ils l'ont interpellé parce qu'il avait guéri un jour de sabbat. - Une autre fois ils s'offusquèrent de ce que Jésus mangeait chez des publicains. Leur vision de cœur était étroite, légaliste et sans compassion. Jésus leur répondit par: - Mat. 9/13: Allez, et apprenez ce que signifie, Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. - Mat. 12/7: Si vous saviez ce que signifie, Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices, vous n'auriez pas condamné des innocents. Par ces réponses Jésus ne remet pas en question la loi, il ne l'abolit pas. Il dira lui-même qu'il est venu l'accomplir. Il veut leur faire comprendre que l'absence de miséricorde et de compassion amène la personne à juger hâtivement, à condamner rapidement et à refuser le pardon. La non miséricorde fait tomber dans l'orgueil au point de ne plus reconnaître la nécessité de se repentir, de penser être meilleur que les autres, de se croire au-dessus des autres et de les mépriser. Si les légalistes avaient été sincères, ils auraient du discerner la miséricorde dans la loi de Dieu : Dieu avait prévu les sacrifices d'expiation et de culpabilité qui, pratiqués sincèrement permettaient d'être pardonné. La loi de Dieu demandait d'aider son prochain et d'exercer la justice avec droiture (exemples de miséricorde) Le roi David a bénéficié de la miséricorde de Dieu malgré ses manquements et ses fautes, mais il était sincère et homme selon le cœur de Dieu. Il n'est pas question de remettre en cause la discipline (Jésus ne l'a pas fait) mais elle doit s'exercer non pas pour retrancher mais pour rétablir. Gal. 6/1: Frères, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. B/ Les disciples Jésus s'est heurté à la dureté de cœur de ses disciples lorsqu'ils déclarèrent en voyant un aveugle-né: "Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?" La question des disciples montre leur état de cœur à ce moment précis (condamnation, jugement mais absence de compassion). Après la Pentecôte Pierre et Jean ont eu d'autres sentiments face au boiteux, la compassion étaient dans leur cœur. C/ Et nous ? Souvenons-nous que Jésus n'est pas venu, ni pour condamner, ni pour juger mais pour guérir, sauver, rétablir. Jean 3/17: Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Veillons à ne pas nous enfermer dans un carcan comme les scribes et pharisiens. Cela les empêchait de voir la miséricorde dans la loi de Dieu, que le Seigneur exerçait dans son grand amour (Israël dans le désert; David....). Retenons également l'exemple avec le paralytique à la piscine de Béthesda (maison de miséricorde) où les scribes et les pharisiens étaient mécontents que le miracle ait eu lieu ce jour-là. Ils ne se réjouissaient pas du miracle à cause de leur étroitesse d'esprit. Ils conditionnaient la miséricorde par leur loi humaine (limiter la miséricorde dans le temps), ce qui leur donnait une excuse pour ne pas l'exercer et pouvoir juger et condamner en réduisant au silence leur conscience. Veillons à ne pas conditionner la miséricorde par nos valeurs mais prenons celles de la parole de Dieu Il est certes plus facile de condamner, de juger que d'exercer la miséricorde mais c'est un effort qui est nécessaire, Jésus présente la miséricorde comme indispensable. III Conséquences A/ Bonté Gal. 2/10: Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai eu bien soin de faire. Luc 6/35 à 36: Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. La miséricorde amène à exercer la bonté. La miséricorde nous entraîne à aimer et à faire du bien aux autres. Elle nous amène à ne pas rejeter les autres mais de les accepter tout en refusant le péché. Le Seigneur a vu notre misère, notre déchéance et a eu de la compassion pour nous, ne n’oublions jamais alors faisons de même. B/ Aide mutuelle a) Matérielle Rom. 12/13: Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité. Gal. 6/10: Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi. La miséricorde s'exerce entre les chrétiens. La miséricorde nous permet de voir ceux qui sont dans le besoin (réel) et de leur venir en aide. Paul invite à aider en priorité les frères et les soeurs. C'est l'aide mutuelle. A ceux qui sont aidés de ne pas oublier la reconnaissance. b) Spirituelle Mat. 9/36: Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Luc 10/30 à 37: (parabole du bon samaritain) La foule avait un besoin spirituel: Jésus est ému de compassion. Jésus nous invite par la parabole à exercer la miséricorde Si mon frère a un besoin spirituel ou un problème Vais-je le juger, le condamner ou exercer la miséricorde envers lui ? Face au monde perdu ai-je de la compassion? C/ Le pardon a) Exemples: Jean 8/3 à 11: Merveilleux exemple d'exercice de la miséricorde de Jésus. Pourtant la faute de cette femme est flagrante et prouvée. Elle mérite la mort selon la loi. Mais Jésus ne la condamne pas, il pourrait la condamner et lui seul le pourrait, vu la condition qu'il demande pour la lapider. Jésus nous dit que celui qui est miséricordieux ne condamne pas hâtivement. Jésus attend que nous fassions de même: "Je ne te condamne pas non plus" Luc 15/20 à 28: Le père exerce la miséricorde, mais le frère aîné condamne sans voir et entendre. Le père attendait son fils (attitude de miséricorde), quand son fils arrive il ne lui adresse aucun reproche, aucune phrase humiliante, aucune sanction. Il l'accueille comme un fils et non comme un fautif, un renégat. Dans cet exemple, quand la miséricorde a-t-elle débuté, avant ou après la repentance du Fils? Avant La miséricorde c'est être prêt à accueillir. Il faut que ce soit un sentiment en moi. Un accueil miséricordieux facilite le retour et la repentance de son prochain. b) Notre Dieu Jean 3/16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Qui est plus miséricordieux que Dieu? Envers qui? Envers des pécheurs, des rebelles, quiconque, c'est à dire moi. Quand la miséricorde a-t-elle commencé, avant ou après ma repentance? Si Dieu n'était pas miséricordieux, la condamnation s'exercerait sans possibilité d'y échapper, il n'aurait pas envoyé Jésus. Mais il est miséricordieux, il a envoyé Jésus son fils pour que le monde ait la possibilité d'être sauvé. Rom. 8/1: Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. La miséricorde est dans la nature de Dieu. Nous devons être miséricordieux comme lui. Rappel important sur le pardon: Mat. 6/14 à 15: Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. Conclusion Suivons l'exemple de Jésus qui est miséricordieux et compatissant. Rejetons l'attitude légaliste, souvenons-nous que la miséricorde triomphe toujours du jugement. Si la miséricorde habite en nous, nous serons bons, nous nous garderons réciproquement, nous nous ferons du bien les uns et les autres, nous nous aimerons les uns et les autres et nous nous pardonnerons réciproquement. Nous obtiendrons la miséricorde de Dieu.
"Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde" La pureté Lecture: Mat. 5/1 à 12 Intro: Définitions : Etre pur c'est être sans mélange, sans défaut, sans corruption, sans tâche. C'est aussi ne pas avoir d'élément étranger et ne pas renfermer d'élément mauvais ou défectueux. La pureté c'est aussi la simplicité et la sincérité. Selon les définitions de la pureté, il est impossible à l'être humain de répondre aux critères. Le péché et le mal rendent impur le cœur de l'homme. Mais celui qui s'est repenti de ses péchés, est pardonné et lavé de tous péchés. "Le sang de Jésus nous purifie de tous péchés." Le cœur de l'homme doit rester pur, Chaque enfant de Dieu doit se maintenir dans la pureté et la sanctification. Chaque enfant de Dieu doit marcher dans les voies du Seigneur et savoir se repentir lorsqu'il pêche contre Dieu. Héb. 12/14: Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. II Cor. 7/1: Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. Il est évident que nous commettons encore des péchés dans notre marche, Mais il faut avoir ce profond désir de rester pur, de rejeter le péché et le mal, il faut condamner le péché. I Timo. : "Sois un modèle en pureté et en parole" Prov. "Garde ton coeur plus que toute autre chose". David avait compris la nécessité d'un coeur pur pour servir le Seigneur, c'est pourquoi il fit cette prière: "O Dieu crée en moi un coeur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé" Comme pour les autres attitudes de coeur, Jésus la présente comme une nécessité, Il faut un coeur pur pour le servir. Un coeur partagé renfermant encore des choses qui ne doivent pas s'y trouver et qui désire les garder est impropre pour le service de Dieu. Ps. 24/3 à 4: Qui pourra monter à la montagne de l'Eternel? Qui s'élèvera jusqu'à son lieu saint? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur; Celui qui ne livre pas son âme au mensonge, Et qui ne jure pas pour tromper. I Sincérité et simplicité. Le jeune enfant a le coeur pur car il est simple et sincère. Il ne cherche pas la duplicité mais il est vrai dans ses réactions et dans ce qu'il voit. Les premiers chrétiens avaient cette attitude de coeur. Actes 2/46: Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, Jésus parlera de l'oeil qui doit être en bon état (Darby traduit par simple: "si ton oeil est simple") Comment regardons-nous? Est-ce que notre regard est simple ou double? Notre regard doit être sincère, exempt de toute hypocrisie et de toute interprétation. Avoir un coeur simple et sincère est possible en suivant le modèle: Jésus notre Seigneur. Il nous faut rejeter le coeur double. II Coeur double ou partagé. Ps. 12/3: On se dit des faussetés les uns aux autres, On a sur les lèvres des choses flatteuses, On parle avec un coeur double. Jac. 4/8: Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos coeurs, hommes irrésolus. Le chrétien est invité à être résolu, ferme, sans faux semblants. Toute attitude de convenance ou de façade est à rejeter. Celui qui a une telle attitude sera instable dans les voies de Dieu, il n'aura pas de constance. La promesse n'est pas pour lui : les hypocrites ne verront pas Dieu. Ils ne peuvent voir se manifester le Seigneur en eux. Voyons un exemple de duplicité. Mat. 5/21 à 26 : Oser présenter son offrande au Seigneur (financière, louange, sa vie....) et avoir un grief envers son frère, c’est avoir un cœur double. Faire bonne figure dans l'assemblée et refuser de se réconcilier, de se pardonner est une attitude que Dieu réprouve. Comment louer Dieu, apporter son offrande, participer au repas du Seigneur et garder des sentiments d'animosité, de rancune, d'amertume voire de haine envers un frère ou une sœur ? Il y a incompatibilité entre ces attitudes. Comment louer Dieu...... et de retour chez soi, passer son temps à critiquer ses frères et ses soeurs ou dire du mal sur l'église ? Il y a incompatibilité entre ces attitudes. Cette attitude est un coeur double, donc, qui n'est pas pur. On ne peut pas prétendre servir le Seigneur avec une telle attitude de coeur. N'oublions pas ce qui arrivera à celui qui refuse de pardonner. Mat. 6/14 à 15: Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. Mat. 18/34 à 35 : Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il ait payé tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son coeur. Sans aller trop loin dans l'interprétation, posons-nous cette question: "Pourquoi des malades dans les églises qui ne guérissent jamais ? L'animosité, la rancune, le non pardon sont des obstacles à la bénédiction. (n’expliquent pas tout : souveraineté de Dieu , temps de Dieu, épreuve permise par Dieu,péchés personnels, …) Dieu veut bénir richement son peuple mais parfois nous mettons des obstacles à cause de la dureté de notre coeur. Attention de ne pas oublier la miséricorde, de ne pas réagir comme les disciples avec l'aveugle-né ("Qui a péché....?") Ne sombrons pas dans le jugement, la dureté de cœur et la culpabilité. Sachons rechercher la face de Dieu pour connaître ce qui pourrait faire obstacle et réformer nos voies s’il le faut. Nous devons aussi être des instruments de bénédiction les uns les autres, mais comment le pourrons-nous si dans notre coeur résident des mauvais sentiments ? III La pureté morale Où commence l'impureté? Jésus montre qu'elle prend naissance dans le coeur. Mat. 5/27 à 28: Vous avez appris qu'il a été dit, Tu ne commettras point d'adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. Quels désirs résident dans mon coeur? En fonction de mes désirs, mes regards seront différents et mes actions seront différentes. Si mon coeur rejette le péché et le condamne, je n'aurai pas des regards de convoitise, malsains et je résisterai à tout passage à l'acte. N'oublions pas aussi qu'il faut maîtriser son regard, Job 31/1: J'avais fait un pacte avec mes yeux, Et je n'aurais pas arrêté mes regards sur une vierge. Mais chacun doit veiller à la sobriété, à la pureté afin de ne pas tenter son prochain. Si l'homme, la femme doivent maîtriser leur regard, chacun, chacune doit veiller à ne pas provoquer le regard de l'autre, de ne pas l'attirer (tenues ou propos indécents.) Retenons l'exemple de Joseph qui a résisté aux avances de la femme de Potiphar. Sa résistance a été possible parce que son coeur n'avait pas de mauvais désirs. Nous devons avoir cette attitude de coeur afin de résister à la tentation et de ne pas y sombrer. IV Un seul langage. Un coeur pur n'a qu'un seul langage et non un langage en fonction de la personne (blanc c’est blanc, noir c’est noir). Quelles que soient les circonstances, la personnalité de ses interlocuteurs, de son rang social, de sa culture.... Le langage doit être le même, le discours ne doit pas changer. Celui qui a un langage double : tôt ou tard aura des ennuis, les gens s'écartent petit à petit, ne font plus confiance. Il fait le vide autour de lui et il ne peut pas espérer la bénédiction. Prov. 15/4: La langue douce est un arbre de vie, Mais la langue perverse brise l'âme. I Timo. 3/8: Les diacres aussi doivent être honnêtes, éloignés de la duplicité, Version Darby (non double en paroles) V Inspection Pour marcher d'un coeur pur, avoir toujours une attitude pure dans notre façon de vivre, de parler, dans nos motivations, pour éviter le coeur double et le langage de duplicité; il faut laisser le Seigneur nous sonder dans notre être, laisser sa Parole agir au plus profond de nous. Héb. 4/13: Nulle créature n'est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. A/ L'extérieur C'est l'aspect visible de notre vie. Dieu le voit mais les autres aussi. C'est notre comportement, notre attitude, notre conduite, nos faits et gestes. C'est ce domaine que nous réformons lors de notre conversion en premier. Quelques exemples : - Le voleur ne vole plus, le tueur ne tue plus, l'adultère devient fidèle, le violent devient doux, le menteur ne ment plus, le méchant devient bon, le vulgaire parle correctement, le fumeur cesse de fumer, le buveur cesse de boire. - La personne ne vaque pas à ses péchés, mais à de bonnes actions: l'amour du prochain, l'aide fraternelle... - Le converti prend plaisir à prier, lire la Parole Mat. 5/16: Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Dieu agit, parle, le chrétien entreprend des réformes dans son aspect extérieur, le changement est visible Mais nous devons laisser agir le Seigneur au-delà de l'être extérieur, l'être intérieur a besoin d'être visité par le Seigneur. B/ L'intérieur Cela concerne nos pensées, nos sentiments que Dieu voit, que nous connaissons nous-mêmes mais que les autres ne peuvent pas voir sauf si l'Esprit ne le révèle par un don spirituel. Ce domaine ne doit pas être négligé. Nous ne devons pas avoir l’intention de cacher quelque chose au Seigneur (rappel: on ne peut rien cacher au Seigneur), Nous devons tout confesser au Seigneur et le laisser mettre de l'ordre. Ainsi, la convoitise, la jalousie, l'envie, l'animosité, la rancune, l'amertume, l'orgueil, les pensées impures sont des racines, des germes qui n'ont pas leur place dans le coeur de l'homme. Ces racines vont tôt ou tard se révéler dans l'être visible: la convoitise va donner l'adultère ou le vol, l'amertume va produire la haine, le mensonge, les insultes.... Il faut laisser le Seigneur nous transformer dans l'être intérieur, et nous porterons le fruit de l'Esprit. Gal. 5/22 à 23: Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi; la loi n'est pas contre ces choses. Mais il faut aller plus loin avec le Seigneur car parfois nous voyons notre difficulté à maîtriser notre être intérieur et nous avons encore des mauvais sentiments ou des mauvaises pensées. Il faut laisser le Seigneur agir dans l'être très profond, au plus profond de notre coeur: les sources de la vie Prov. 4/23: Garde ton coeur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. C/ Le très profond. Les sources sont dans le sous-sol, on ne les voit pas, ce sont pourtant les sources qui donneront les rivières et les fleuves. Les sources de la vie peuvent paraître insignifiantes mais elles auront une grande influence sur ma vie extérieure et intérieure. Mat; 5/20: Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. Les contemporains de Jésus avaient une justice apparente avec des motifs impurs (être vus, honorés...). La source était mauvaise, les conséquences étaient mauvaises. Pourtant les pharisiens et les scribes étaient très pieux: ils priaient, ils jeûnaient, ils faisaient l'aumône. Peut-être plus que nous? Mais Jésus réprouvait leurs attitudes car la source était mauvaise, les motifs n'étaient pas purs. Il faut retenir que Dieu ne regarde pas seulement à ce que nous faisons Mais aussi au pourquoi (motif) de l'oeuvre entreprise. Quel que soit le nombre des oeuvres, leur grande qualité, si les motifs sont mauvais, les oeuvres perdent leur valeur. Ph. 1/17: tandis que ceux-là, animés d'un esprit de dispute, annoncent Christ dans des intentions qui ne sont pas pures et avec la pensée de me susciter quelque affliction dans mes liens. Mat. 6/33: Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Le seul motif doit être de vivre pour Dieu, pour sa gloire, nos pensées en dépendent, nos actions en dépendent, nos attitudes en dépendent. Si notre source est en Dieu, nous éviterons toutes actions mauvaises, mauvaises pensées, mauvais sentiments et les jugements préconçus et de valeur. Ps. 139/23: Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur! Eprouve-moi, et connais mes pensées! Laissons le Seigneur aller dans les recoins de notre coeur pour un changement dans nos motifs et attitudes. Conclusion. Reconnaissons que nous avons besoin de progresser et de changer. Arrêtons les fausses excuses (c'est mon caractère, c'est héréditaire, c'est plus fort que moi....) Soyons fermes et entreprenants: pas de concession, de faiblesse, ce qui doit être ôté, il faut l'enlever. Mat. 5/29: Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu'un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Sachons tenir compte des leçons. Les mauvais motifs et les mauvaises attitudes ont des mauvaises conséquences. Puisqu'il en est ainsi, chassons une fois pour toutes les mauvais motifs et les mauvaises habitudes. Ayons une bonne vue Mat. 6/22 à 23: L'oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! Avoir une bonne vue, c'est regarder vers le Seigneur, c'est vivre dans le Seigneur, c'est voir comme Jésus voit. C'est la meilleure façon de nous protéger contre les motifs impurs puis, ensuite à rechercher ce qui est juste et agréable aux yeux de Dieu.
La paixLecture: Mat. 5/1 à 12 Intro: Définitions : La paix c'est s'accorder, s'entendre, avoir de bons rapports. C'est ne pas avoir de querelles ou de conflits avec autrui. La paix ne se limite pas à ces choses Elle est aussi un état de tranquillité et de repos pour une personne: être en paix avec soi-même Une personne qui n'est pas en paix est troublée, agitée voire angoissée. "Heureux ceux qui procurent la paix" Nous devons être des artisans de paix, des faiseurs de paix (les mots sont différents en fonctions des traductions), il faut donner la paix aux autres, vivre en paix avec les autres. Il ne faut pas attendre que son prochain soit l'artisan de paix, c'est à chacun d'entre nous de l'être en premier. Il nous faut donc avoir des liens étroits avec notre Dieu, n'est-il pas le Dieu de paix ? Il nous faut des liens étroits avec Jésus, n'est-il pas le Prince de paix ? II Pie. 1/2: "Que la grâce et la paix vous soient multipliées par la connaissance de Dieu et de Jésus-Christ notre Seigneur." Il nous faut la rechercher, la garder, et la rétablir lorsque pour une raison ou une autre elle est partie de notre coeur. Il faut aussi être en paix avec soi-même, car il est difficile d'être un artisan de paix si la paix n'est pas en nous. I Etre en paix avec soi-même Un aveugle, peut-il mener un autre aveugle? Quelqu'un qui n'est pas dans la paix ne peut pas être un artisan de paix. La paix intérieure est possible si nous sommes réconciliés avec Dieu Le péché est un pesant fardeau qui ne permet pas la paix. Le péché est une maladie qui ronge l'être intérieur, le trouble. Il faut donc passer par la repentance pour vivre cette paix intérieure. NB : les mauvais sentiments ou mauvaises pensées ôtent la paix dans le coeur. La paix avec soi-même est possible si le Dieu de paix et le Prince de paix règnent en nous. Jésus est notre sauveur, il a pris nos péchés mais il doit être notre Seigneur. Il nous faut recevoir sa paix, "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix." L'artisan de paix est réconcilié avec Dieu et il a pour Seigneur: Jésus II Etre en paix avec Dieu Le péché nous empêchait d'être en paix avec Dieu, l'inimitié est un obstacle. Jésus a rendu possible, par le don de sa vie, par son sacrifice, la réconciliation avec Dieu le Père. Les hommes et les femmes qui se repentent et se convertissent peuvent vivre en paix avec Dieu et entre eux (il y a donc la paix dans l’église). Col. 1/20: "Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même...." II Cor. 5/20: "...nous vous en supplions au nom de Christ; soyez réconciliés avec Dieu" Si nous avons ce privilège de vivre en paix avec Dieu et avec nous-mêmes, Il faut être des artisans de paix pour les autres. Il faut que nous soyons fidèles dans le témoignage. il faut que les hommes de cette terre soient réconciliés avec leur créateur. L’artisan de paix est un témoin. Nous serons de bons témoins si nous sommes en paix les uns avec les autres III Etre en paix les uns et les autres. Il y a une troisième dimension de la paix: la paix entre les hommes. Elle est possible si chacun est en paix avec lui-même et avec Dieu. Dieu désire que tous les hommes soient en paix les uns et les autres. Il en donne l'ordre, c'est sa volonté. Il faut effectuer un effort, il faut rechercher à être en paix avec les autres. A/ Rechercher la paix avec tous. La Parole nous le montre à plusieurs reprises. Marc 9/51: "Soyez en paix les uns avec les autres" Rom. 12/18: ."S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes » Rom. 14/19: "...recherchons ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle." I Thes. 5/13: "Soyez en paix entre vous" Héb. 12/14: "Recherchez la paix avec tous..." S'il y a autant de textes qui parlent de la paix entre nous, C'est que Dieu nous connaît et sait que notre nature nous entraîne plus facilement à nous quereller, à entrer dans un conflit que de rechercher la paix. Entendons la voix du Maître qui nous exhorte à rechercher la paix. N'oublions pas que Dieu désire la paix dans l'église. Il faut donc maintenir l'ordre et la bienséance (cf I Cor. 14/33 : car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Eglises des saints,, Il faut garder l'unité de paix (cf Eph. 4/3 : vous efforçant de conserver l'unité de l'Esprit par le lien de la paix). Sans autorité, il n’y a pas de paix. Il n’y avait pas de paix à Corinthe comme au temps des juges car chacun faisait ce qui lui semblait bon. B/ Bonnes relations entre frères Il est donc nécessaire d'établir des bonnes relations entre nous. Il ne faut pas rester sur des différents, des conflits, des blessures. (Tout doit être réglé avec le Seigneur). Il ne faut pas juger hâtivement, n’écouter qu’une partie sans entendre l’autre, prendre parti sans connaître les tenants et les aboutissants (parfois de multiples choses nous échappent). Pour la paix avec les autres et de l'église, il est indispensable de réparer. Mat. 5/23 à 24: "Si donc tu présentes ton offrandes à l'autel..." La paix est à ce prix, aucun prix ou effort n'est trop élevé. Gardons de bonnes relations les uns et les autres. NB: celui qui est en conflit ne peut pas être en paix avec lui-même, la seule solution de retrouver la paix est de se réconcilier. C/ S'exhorter selon la Parole Les serviteurs de Dieu doivent favoriser par leur enseignement la paix de tous. Ils doivent être des pacificateurs par l'enseignement apporté qui sera sans compromis. Mais chaque enfant de Dieu est invité à être un pacificateur, en s'exhortant les uns les autres (toujours selon la parole). Voyons quelques textes qui nous rappellent ces choses, (ces paroles sont adressées à un jeune serviteur de Dieu mais sont édifiantes pour chacun d'entre nous et nous servent d'exemples). II Tim. 2/15: "Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé..." Nous devons être fidèles à la Parole et la répandre autour de nous avec intégrité, et droiture; c'est une condition primordiale pour vivre dans la paix. II Tim. 2/14: "...qu'on évite les disputes de mots qui ne servent de ceux qui écoutent..." II Tim. 2/23: "Repousse les discussions folles et inutiles sachant qu’elles font naître des querelles..." I Tim. 6/20 à 21: "...en évitant les discours vains et profanes, et les disputes de la fausse science dont font confession quelque uns..." Col. 2/8: "Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie...
Tite 3/2: ... de ne médire de personne, d’être pacifiques, modérés, peins de douceur envers tous les hommes.." I Pie. 3/10: ... Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, qu'il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses." Sachons nous encourager les uns et les autres. D/ Aimer C'est un thème qui revient constamment et qui est incontournable. Il faut aimer pour vivre en paix, pour apporter la paix. Il faut s'aimer soi-même pour être en paix avec soi-même. Il faut aimer son prochain pour être un artisan de paix, lui apporter le beau message de l'évangile. N'oublions pas que l'amour ne soupçonne point le mal. Les artisans de paix sont remplis d'amour pour le corps de Christ. L'amour doit régner dans nos coeurs afin d'être des pacificateurs. E/ Haïr la division Rejetons toutes les attitudes qui engendrent la division. Prov. 11/13: "Celui qui répand la calomnie dévoile les secrets, mais celui qui a l'esprit fidèle les garde." Prov. 17/9: "Celui qui couvre une faute cherche l'amour, et celui qui la rappelle dans ses discours divise ses amis." Il ne s'agit pas d'ignorer la faute, mais de ne pas l'étaler, en faire des commérages. Il est nécessaire qu'un minimum de personnes soient au courant sauf si elle concerne l'église. Veillons sur notre bouche, tenons notre langue en bride. Jacques 3 : Mes frères, ne soyez pas nombreux à vouloir être des enseignants, car vous savez que nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement que les autres. Nous commettons tous des erreurs, de bien des manières. Si quelqu'un ne commet jamais d'erreur dans ce qu'il dit, c'est un homme parfait, capable de maîtriser tout son être. Nous mettons un mors dans la bouche des chevaux pour qu'ils nous obéissent, et nous pouvons ainsi diriger leur corps tout entier. Ou bien, pensez aux navires: même s'ils sont très grands et que des vents violents les poussent, on les dirige avec un très petit gouvernail, et ils vont là où le pilote le veut. De même, la langue est une très petite partie du corps, mais elle peut se vanter d'être la cause d'effets considérables. Pensez au petit feu qui suffit à mettre en flammes une grande forêt! Eh bien, la langue est pareille à un feu. C'est un monde de mal installé dans notre corps, elle infecte notre être entier. Elle enflamme tout le cours de notre existence d'un feu provenant de l'enfer même. L'être humain est capable de dompter toute espèce de bêtes sauvages, d'oiseaux, de reptiles et de poissons, et, en fait, il les a domptés. Mais personne n'a jamais pu dompter la langue: elle est mauvaise et sans cesse en mouvement, elle est pleine d'un poison mortel. Nous l'utilisons pour louer le Seigneur, notre Père, mais aussi pour maudire les êtres humains que Dieu a créés à sa ressemblance. Des paroles de louange ou de malédiction sortent de la même bouche. Mes frères, il ne faut pas qu'il en soit ainsi. Aucune source ne donne par la même ouverture de l'eau douce et de l'eau amère. Aucun figuier, mes frères, ne peut produire des olives, aucune vigne ne peut produire des figues; une source d'eau salée ne peut pas donner de l'eau douce. Quelqu'un parmi vous pense-t-il être sage et intelligent? Qu'il le prouve par sa bonne conduite, par des actes accomplis avec humilité et sagesse. Que tous propos équivoques, paroles médisantes ou calomnieuses soient rejetés. IV Exemples d'hommes de paix A/ David Il ne médisait pas, ne répandait pas de calomnies, il ne disait pas de mal, ce n’était pas le genre à répéter. II Samuel 3/27 à 29: Abner fut son ennemi, lui causa du tort mais David ne parla pas en mal de lui car il cherchait la paix et non la haine, il cherchait l'unité du peuple et non la division. Il fut pourchassé par Saül, menacé de mort, Saül essaya de le tuer à plusieurs reprises. Pourtant David fit un cantique funèbre après la mort de Saül et ne parla pas en mal de lui Cette attitude fut certainement un facteur d'unité pour le peuple qui était alors divisé. Comme David recherchons toujours le moyen pour ramener la paix et rétablir les gens. B/ Paul et Marc Actes 15/36 à 41; 16/1; II Tim. 4/11. Paul et Barnabas se sont séparés à cause de Marc. Sans aller trop loin, on peut dire que Paul manifestait un certain rejet vis à vis de Marc qui avait eu une attitude que Paul réprouvait. Mais nous voyons que ce rejet ne se prolongea pas dans le temps car Paul demande à Timothée de venir avec Marc qui est très utile pour le ministère (Marc a changé). Paul n'est pas resté sur l'impression antérieure mais a su écouter le Seigneur et reconnaître que Barnabas avait eu raison de le garder avec lui pour le service. Il nous faut éviter et proscrire tout rejet prolongé par rapport à ceux qui se sont mal conduits, Même s'ils nous ont fait mal ou nous ont déçus (ou l’impression de s’être mal conduits). Un rejet continuel amène la division et empêche l'oeuvre de progresser comme elle le devrait. Le mieux est de ne jamais rejeter, mais cet exemple nous montre que cela peut arriver. Il faut réagir pour qu'il ne dure pas dans le temps. C/ Corinthe. I Cor. 5/1 à 8 et II Cor. 2/1 à 11 Paul réagit dans sa première lettre car les chrétiens ne font pas face au péché d'un des leurs, ce qui provoque le désordre dans l'église La paix n'est pas présente à ce moment là. Paul les invite à discipliner cette personne, et c'est ce qui sera fait. Mais une année environ plus tard Paul les exhorte à faire preuve de miséricorde et de pardon. "Je vous exhorte donc à faire acte de charité envers lui." Cet homme s'est manifestement repenti, il doit donc être accueilli. C'est une attitude de paix que nous devons avoir. Car si le péché est un facteur de désordre, le non pardon trouble l'église et empêche qu'elle soit en paix comme elle le devrait. N'oublions pas que Paul dit: "de ne pas laisser l'avantage à Satan sur nous" Nous donnons à l'ennemi de nos âmes l'occasion de la division lorsque nous refusons de réintégrer quelqu'un dans la communion fraternelle lorsqu'il s'est repenti. De même nous donnons l’occasion à l’ennemi de diviser quand nous rejetons quelqu’un pour un oui ou pour un non (ne pas saluer, bouder, tenir ses distances…) Pensons à Jésus, a-t-il boudé ses disciples malgré leurs manquements et leurs inepties ? Conclusion Es. 53/5: " Mais il était blessé pour nos iniquités...." Jésus a payé un grand prix pour établir la paix entre Dieu et les hommes. Il a porté un lourd fardeau. Nous sommes invités à payer le prix et porter le fardeau. Les situations sont parfois lourdes à porter mais il faut être des hommes et des femmes de paix. Jésus a été incompris, il a subi la moquerie, la souffrance... Etre un artisan de paix peut engendrer des souffrances mais soyons assurés que le Seigneur est avec nous. "Heureux les artisans de paix car ils seront appelés fils de Dieu"La persécution Lecture: Mat. 5/1 à 12
Notre coeur doit être préparé, prêt à affronter la persécution, il faut accepter cette éventualité. Cette persécution n'est pas toujours physique, elle peut se manifester d’autres manières: psychique, morale, spirituelle. Elle est plus ou moins violente, intense. Cela peut aller de la simple moquerie à l'assassinat. Du simple harcèlement aux pressions psychiques intenses. Sur toutes les béatitudes, c'est certainement la plus difficile à accepter : quelle est la personne qui prend plaisir à être persécutée? Pourtant elle commence par la même expression: "heureux ou en marche" selon la version. Cependant il faut reconnaître qu'il y a une "certaine joie" à être outragé ou persécuté car cela signifie que l'on dérange et que nous sommes au service du Seigneur, en marche dans la vie chrétienne. Un chrétien qui ne rencontre aucune opposition, aucune moquerie ou quolibet, est un chrétien qui ne dérange pas, il doit donc s'interroger sur son service. Il faut noter que Jésus la place en dernier Ceci n'est pas le fait du hasard mais de sa sagesse. Car Jésus sait, qu'il est difficile d'accepter la persécution, l'outrage, les moqueries, les calomnies.... Il est donc nécessaire de vivre les sept premières pour vivre la huitième : - L'humble supportera plus facilement que l'orgueilleux. - Celui qui pleure sur ses péchés et sur les pécheurs la supportera mais celui qui ne sait pas pleurer sur lui-même ou sur les autres (ne sait pas se repentir, se croit parfait) ne la supportera pas. - Celui qui exerce la bonté et la douceur supportera.... - Celui qui a soif de faire la volonté de Dieu..... - Celui qui est miséricordieux.... - Celui qui vit et recherche la pureté... - Celui qui vit dans la paix et recherche la paix... Si nous ne vivons pas les sept premières, la dernière béatitude sera pénible voire impossible à supporter. Le Seigneur nous demande de persévérer jusqu'à la fin, il est avec nous et il nous aide. I Pie. 4/19: " Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leur âme au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien..." II Tim. 3/12: « Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés »" I Histoire Elle est une arme de Satan contre le peuple de Dieu. Mais elle se retourne contre lui car celui qui résiste est gardé. Dieu permet la progression de son peuple malgré la persécution. Depuis toujours la persécution a existé: Caïn a persécuté son frère, il l'a tué. La jalousie, la rébellion en sont l'origine. Cet exemple nous montre que la persécution n'est pas toujours le fait d'un étranger, il arrive que son propre frère soit un persécuteur. Actes 20/29 à 30 : Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau, et que du milieu de vous se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux. II Timo. 3/12 à 13 : Tous ceux d’ailleurs qui veulent vivre pieusement en Christ-Jésus seront persécutés. Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes. Néhémie et le peuple ont été persécutés car ils reconstruisaient les murailles de Jérusalem Jérémie a été persécuté par les élites, car il censurait, annonçait les jugements de Dieu. L'église primitive de Jérusalem l'a été par les religieux car les disciples annonçaient Jésus crucifié et ressuscité. - Malgré l'oppression, les emprisonnements, les exécutions (Jacques, Étienne...), l'église s'accroissait, se multipliait, il se faisait beaucoup de miracles, personne ne pouvait arrêter l'évangile. - Devant la grande oppression, ils se dispersèrent et l'évangile fut répandu dans les contrées voisines, cela provoqua un réveil en Samarie où Jésus était passé précédemment (à Sychar, cf Jean 4). - Il est important de souligner que l'église priait pour ses persécuteurs, un des leurs s'est converti: Saul de Tarse. Les chrétiens de Rome furent persécutés pendant de nombreuses années, la persécution fut d'une virulence très accrue sous le règne de Néron. Malgré cette méchanceté et cette cruauté, l'église grandit et se fortifia. Plus tard l'église devint officielle et religion d'état, elle entra dans un processus de décadence, de refroidissement et de traditions. Cette église persécuta à son tour les chrétiens qui refusaient de suivre les préceptes (Cathares, protestants ...) De nos jours encore, la persécution est exercée, soit par des régimes politiques ou par des religions dominantes. On oblige par la force, les menaces, les sévices.... d'abjurer sa foi et de renier le Fils de Dieu. Par cette béatitude Jésus nous encourage et nous invite à tenir ferme. Ne soyons pas surpris, Jésus, la Parole l'ont annoncé. II Inéluctable A/Annoncée Le Seigneur n'a rien caché, il a annoncé la persécution. Chaque enfant de Dieu doit s'attendre à rencontrer de l'opposition plus ou moins grande. Le message de la bonne nouvelle est un message qui dérange, l'ennemi ne supporte pas le message de la croix. Il utilise les occasions, les moyens pour entraver l'évangélisation. Mais si nous sommes fidèles et persévérants, rien ne pourra arrêter l'évangile d'être annoncé, rien ne pourra empêcher un chrétien de témoigner. Luc 21/12 à 19 : Mat. 10/28: Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme, craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. I Pie. 4/12 à 16: Bien-aimés, ne soyez pas surpris de la fournaise qui sévit parmi vous pour vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’étrange. Au contraire, réjouissez-vous de participer aux souffrances du Christ, afin de vous réjouir aussi avec allégresse, lors de la révélation de sa gloire. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur vous! Que nul de vous ne souffre comme meurtrier, comme voleur, comme malfaiteur ou comme se mêlant des affaires d’autrui; mais si c’est comme chrétien, qu’il n’en rougisse pas; qu’il glorifie plutôt Dieu à cause de ce nom. B/ Gardés Si l'opposition est inéluctable, le Seigneur a promis de nous garder et d'être avec nous. Il nous invite à ne pas avoir peur, ne pas craindre mais de rester les yeux fixés sur lui. Il nous a promis le Consolateur, il nous inspire pour parler à bon escient, comme il le faut, quand il le faut. II Cor. 4/9: ...persécutés mais non abandonnés. Rom. 8/35 à 37: Qui nous séparera de l’amour de Christ? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée? Selon qu’il est écrit: A cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge. Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. II Cor. 12/10: C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les privations, dans les persécutions, dans les angoisses, pour Christ; en effet quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. Mat. 10/19: Mais quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz; ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même; C/ Quelle attitude adopter ? Etre un exemple pour les autres: II Tim. 3/10 à 11: Pour toi, tu as suivi de près mon enseignement, ma conduite, mes résolutions, ma foi, ma patience, mon amour, ma persévérance, mes persécutions, mes souffrances. A quelles souffrances n’ai-je pas été exposé à Antioche, à Iconium, à Lystre? Quelles persécutions n’ai-je pas supportées? Et le Seigneur m’a délivré de toutes. Supporter la persécution (ne jamais riposter, se venger, entrer en guerre comme les huguenots, les camisards): I Cor. 4/12 à 13: nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains; insultés, nous bénissons; persécutés, nous supportons; calomniés, nous consolons; nous sommes devenus les balayures du monde, le rebut de tous, jusqu’à maintenant. Etre dans la joie: Actes 5/41: Ceux-ci se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom (du Seigneur). Persévérer dans le service: Actes 5/42: Et chaque jour, au temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la bonne nouvelle du Christ-Jésus. Prier pour les persécuteurs: Mat. 5/44: Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. Ne pas compter sur ses propres forces: II Tim. 1/8 : N’aie donc pas honte du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi, prisonnier pour lui. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, par la puissance de Dieu. Actes 1/8: Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. III Paul Saul fut un artisan de la persécution de l'église, il déployait son zèle, pour arrêter, mettre à mort, il s'était réjoui de la lapidation d'Étienne. Mais Saul est devenu Paul, il fut persécuté à son tour par ses contemporains. Il est un exemple de persévérance, de fidélité, d'amour pour ses persécuteurs. Il priait en leur faveur afin qu'ils se convertissent. Il savait qu'il devait souffrir, cela lui fut révélé lors de sa conversion.: Actes 9/15 à 16 : Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est pour moi un instrument de choix, afin de porter mon nom devant les nations et les rois, et devant les fils d’Israël; et je lui montrerai combien il faudra qu’il souffre pour mon nom. Il considérait comme normal de souffrir pour Christ: Actes 14/22: ils affermissaient l’âme des disciples, les exhortaient à demeurer dans la foi, et disaient: C’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. Actes 20/24: Mais je ne fais aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse avec joie ma course, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus: rendre témoignage à la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. Il refusait les compromis pour y échapper: Gal. 6/12: Tous ceux qui veulent se faire bien voir selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix du Christ. Il recommandait de ne pas avoir honte des persécutés: II Tim. 1/16: Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la famille d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé et il n’a pas eu honte de mes chaînes; Si nous persévérons, Nous régnerons aussi avec lui; II Timo. 2/12 : Si nous le renions, Lui aussi nous reniera; Conclusion L'opposition, la persécution font partie du service. C'est un honneur de l'être pour Christ. Veillons à ne pas confondre la souffrance due à nos inconséquences et celle du service pour le Seigneur. I Pie. 2/20: Quelle gloire, en effet, y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir péché? Mais si, tout en faisant le bien, vous supportez la souffrance, c’est une grâce devant Dieu. Ne l'évitons pas car nous risquons de perdre la foi. Luc 9/24: Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la sauvera. « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »
LE SEL
Lecture : Mat. 5/13 à 16
I Généralités
A/ Constatation
Le sel est visible à l'état solide mais il est invisible quand il est dissout. Le goût permet d'attester sa présence, c’est la même chose pour les chrétiens. Nous sommes tous répartis dans le monde. Dilués dans le monde mais présents dans le monde (travail, famille, voisinage...) On peut être visible (intitulé, présence à des expositions, marché, rassemblements...) mais le plus souvent invisible, mais présent comme le sel et reconnaissable par le goût : - de manière collective (église locale, universelle) - de manière individuelle (chaque chrétien) Le sel nous parle donc du témoignage. Il doit donner soif, il doit donner le goût.
B/ Le goût
Quel goût avons-nous, donnons-nous, sommes-nous le sel que Dieu attend? Est-ce que Dieu peut compter sur nous, comme le sel de la terre.
C/ Qui est le sel?
Nous et personne d'autre. Personne ne peut être le sel s'il n'est pas un racheté (passé par la croix), un fidèle, s'il ne suit pas les prescriptions du Seigneur. C'est nous, donc c'est un état en nous, nous devons avoir du goût parce que c'est en nous (nouvelle naissance) et non par les ajouts personnels, mais seulement en suivant les directives de Jésus. Il est impossible d'ajouter quelque chose au sel pour rétablir le goût salant ou plus salant, ni artifices, ni recettes, ni ingrédients. Le sel c'est simple, de même pour nous, le sel doit rester le sel ; il n’y a pas d'équivalence possible (sinon c’est frelaté).
D/ Danger
Il ne doit pas perdre sa saveur ou devenir insipide. Pour cela, il faut veiller, exercer la vigilance, demeurer ferme dans les voies du Seigneur. Car le risque est de ne plus avoir de goût, le monde ne pourra pas goûter une différence. Nous ne devons pas oublier que nous sommes porteur d'un message d'espérance, d'amour, de vie. Le sel est indispensable à la vie: En cas d’hyponatrémie persistante, c’est la mort qui guette l’individu. Il faut retenir que l'insipide est bon à rien, jeté et foulé aux pieds. Nous devons veiller à ce que l’évangile ne devienne pas insipide par toutes sortes d’artifices, d’adaptations diverses et variées qui dénaturent son message. L’évangile est un message d’amour et de justice qui dérange, il doit avoir du goût. C’est le message de la croix qui est important 1 Corinthiens 1:23 nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens,
II Divers rôles
A/ Conservateur
Salaison (charcuteries, poisson), salage des peaux Il faut conserver ce que Dieu donne, sa nourriture (nous retrouvons cette image dans la lampe). Il faut conserver sa Parole, ses enseignements, ses commandements. Il faut aimer sa Parole, la chérir, la rechercher comme le Psalmiste le dit. Ps. 119/9 à 16 : Demeurer dans l'état de l'homme nouveau comme Paul exhorte les colossiens Col. 3/5 : "Faîtes donc mourir ce qui dans vos membres....Mais maintenant renoncez à toutes ces choses... C’est donc en conservant la Parole, en gardant les commandements, en les vivant, en vivant en nouveauté de vie que nous serons les témoins qui donnent soif.
B/ Purificateur
Epurer l'eau, nettoyer une plaie Ez. 16/4 : A ta naissance, au jour où tu naquis, ton cordon n’a pas été coupé, tu n’as pas été lavée dans l’eau pour être purifiée, tu n’as pas été frottée avec du sel, tu n’as pas été enveloppée dans des langes. La sainteté, la sanctification sont des ordres du Seigneur: "vous serez saint... vous vous sanctifierez..." Nous sommes mis à part, peuple élu: dans le monde mais pas de ce monde. Etre le sel de la terre c'est être saint et se sanctifier encore, pour toujours avoir du goût. Cela permet d’avoir une bonne influence sur les autres (famille, travail...). Le bon goût vient des chrétiens et non de ceux du dehors.
C/ Adoucir
Sels de bain (parfum, adoucissant pour l’eau) Marc 9/51 : Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres. II Rois 2/21 : Il sortit vers la source de l’eau, y jeta du sel et dit: Ainsi parle l’Éternel: J’ai assaini cette eau; il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité. Il faut être de bonne odeur, être un parfum agréable pour Dieu, pour les autres. Il faut être des artisans de paix: la paix qui rayonne. C’est le contraire de la colère, de la médisance, de l'animosité, de la calomnie et la rancune. Avoir du sel en soi-même, ouvrir la bouche pour donner une parole assaisonnée de sel qui permet la paix. Le contraire sera une parole pimentée qui agressera autrui.
D/ Soigner
Médicament pour pallier le manque de sel Col.4/16 : Quand cette lettre aura été lue chez vous, faites en sorte qu’elle soit aussi lue dans l’église des Laodicéens, et que vous, vous lisiez également celle qui vous arrivera de Laodicée. Il faut apporter des soins les uns aux autres Il faut se faire du bien les uns et les autres et se relever les uns et les autres. Une parole assaisonnée de sel, ça relève, ça édifie, ça fait du bien. C’est un bon témoignage pour ceux du dehors.
E/ Chaleur
Fonte des neiges, du verglas. Le sel aussi fait fondre la glace. Le phénomène est un échange d’ions mais nous prendrons l’image de la chaleur Il y a un enseignement simple à retenir. Il faut apporter de la chaleur, de la communion fraternelle, être bien ensemble et être ému de compassion. Est-ce que les inconvertis se sentent bien chez nous? Ressentent-ils de la chaleur, de l'amour, de la paix? Avons-nous de la chaleur les uns pour les autres? (sans pour autant laisser tout faire) Ou sommes-nous froids à cause de nos différences d'opinions? (regarder du coin de l'oeil) Pour être chaleureux les uns les autres il faut nous aimer les uns autres. Quelques exemples: Au lieu de critiquer, il faut prier pour; Au lieu de garder rancune, il faut pardonner comme Jésus.... Au lieu de juger il faut apprendre à se connaître (sans fermer les yeux sur le péché) Au lieu de condamner il faut vérifier. Jean 13/34 à 35 : Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.
Conclusion
Les êtres humains de cette terre doivent goûter autre chose que le monde propose, les chrétiens doivent avoir de la saveur qui donnera soif. Soyons ce sel de la terre comme Jésus le dit et nous demande de le rester . Ne négligeons pas la parole de Jésus. « C'est vous qui êtes le sel du monde. Mais si le sel perd son goût, comment pourrait-on le rendre de nouveau salé? Il n'est plus bon à rien; on le jette dehors, et les gens marchent dessus. »
LA LAMPE
Lecture : Mat. 5/14 à 16
I Montagne
Il est difficile de ne pas voir une ville éclairée la nuit sur une montagne? Cette ville sur la montagne fait partie de la terre mais elle est un peu à part, ne serait-ce que par la difficulté d’accès. De même pour notre vie, nous sommes dans le monde mais nous ne sommes plus de ce monde, nous sommes sur la montagne du Seigneur. On doit nous voir, à cause de la lumière. Cette image de montagne nous rappelle de ne pas avoir peur de témoigner de notre foi et d'afficher sans exagération et inintelligence notre appartenance à Christ. Elle doit nous rappeler que nous sommes témoins de Christ, il faut le mettre en avant et de parler de lui, de son amour, de sa bonté et de ses bienfaits.
II Lumière active
"et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau" Elle est utile pour éclairer, on ne la garde pas pour soi: elle sert à guider et à se guider car on la voit et elle éclaire. Elle sert à conduire, à bien voir, de témoignage aux inconvertis mais aussi pour les frères et sœurs. Une lampe sous le boisseau tôt ou tard s'éteindra et ne servira plus à rien. Le monde doit voir une belle flamme et non un lumignon infime. De même le chrétien qui garde jalousement sa lumière, qui se cache, qui s'isole, qui se replie sur lui-même finit par s’éteindre. On peut mettre aussi plus ou moins sa lumière sous le boisseau en rejetant tout de la société (associations, relation amicale avec les voisins, école de musique...), c’est à dire en vivant comme des ermites. La lumière doit éclairer. Le chrétien n’est pas coupé du monde, mais ces activités permettent parfois des relations et donc le témoignage (les inconvertis se posent des questions sur notre façon de vivre, mais ces activités ne doivent pas altérer notre vie avec Christ (ex : pas le temps de prier, de lire la Parole, d’aller aux réunions…), souvenons-nous des invités au grand souper qui avaient mille excuses, ils ne furent pas admis au banquet. Ainsi, témoigner et avoir des bonnes relations familiales ou amicales ne doivent devenir des excuses pour s’abstenir. La priorité c’est le Seigneur. "Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres." Le témoignage ce n'est pas afficher une étiquette chrétienne. C'est parler de ce que Jésus a fait et ce qu'il fait encore aujourd’hui. C'est vivre ce que l'on dit, mettre en pratique et faire les bonnes œuvres. Qu'est-ce que les bonnes œuvres? Annoncer l'évangile, vivre les commandements du Seigneur (les âmes doivent le voir: trouver l'unité, l'amour....), Aider, ne pas être insensible, mais sans sombrer dans l’activisme social, notre priorité c’est le témoignage et l’annonce de l’évangile.
A/ Maison
"et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison." La maison fait penser à la famille Témoignage des parents aux enfants, éducation On est d’abord témoin chez soi et dans sa famille ; Deut. 6/7: « T u les inculqueras à tes enfants…. » Il faut le faire à tous les instants, en toutes circonstances (saisir les occasions). Mais il faut une cohérence entre le message et le vécu des parents. (les enfants regardent). Il faut inculquer mais ne pas faire de lavage de cerveau. Inculquer : c'est apprendre, enseigner, graver et imprimer. Si la lumière est dans la maison: on ressent une chaleur qui se trouve dans un foyer, les enfants doivent le ressentir. Témoignage à tous nos proches Mais là encore sans exagération, sans rabâchage. La lumière n'aveugle pas mais elle éclaire. Elle donne envie de s'approcher car elle montre la différence. Elle révèle Jésus-Christ dans notre vie. Elle permet la sanctification dans la maison, les ténèbres reculent.
B/ Jésus.
Jean1/9 à 13: Jean 8/12: Jésus leur parla de nouveau et dit: Moi, je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jésus est la Parole, il est la lumière donnée aux hommes. Montagne: cette lumière est élevée, nous sommes invités à la contempler, à la suivre des yeux pour nous laisser conduire (image du phare qui guide les navires à bon port et au bon port) Maison: cette lumière doit habiter dans mon cœur, dans ma vie La Parole doit rester et demeurer en tant que commandements. Il doit y avoir aussi la présence du Seigneur et tout ce qu'il représente: amour, justice, bonté, douceur, paix ("o Jésus ta présence est si douce à mon cœur") Mais également la présence du Saint-Esprit qui est sur nous, avec nous et en nous. Jean 14/ 16 à 17 : et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur qui soit éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure près de vous et qu’il sera en vous. et 26: Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit. Il faut qu’elle luise devant les hommes: refléter Jésus, imiter Jésus, Il ne faut pas la mettre sous le boisseau: Jésus est la Parole, il ne faut pas étouffer la Parole mais la recevoir et la laisser agir. Actes 17/11: Ceux-ci avaient de meilleurs sentiments que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Jacques 1/21: C’est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver vos âmes.
C/ Paraboles de Luc
Luc 8/16 à 18 : Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un objet, ou ne la met sous un lit; mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière…. Luc 11/33 à 36 : Personne n’allume une lampe pour la mettre dans une cachette ou sous le boisseau, mais (on la met) sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la clarté; Ton oeil est la lampe du corps. Lorsque ton oeil est en bon état, tout ton corps aussi est illuminé; mais s’il est mauvais, ton corps aussi est dans les ténèbres…. Si la lampe doit se voir, être vue des autres, si elle doit briller et être remarquée (attention elle ne doit pas être exubérante. Si elle doit montrer une différence, c’est à dire voir Jésus en nous, refléter Jésus (être à son image et imiter Jésus), il est cependant nécessaire qu’elle éclaire tout notre être. La lumière permet de tout révéler, mais faut-il laisser la lumière aller partout et faire son œuvre et son effet dans nos vies. La première parabole nous met en garde quant à notre manière d’écouter : Si j’écoute bien, si je suis réceptif ; la Parole, qui est aussi la lumière laissée aux hommes, pourra faire son effet jusqu’au très fond ou sous-sol de mon cœur et permettra de mettre au jour des choses qui doivent être ôtées. La deuxième parabole nous parle sur la façon dont nous laissons entrer la lumière.
Quel est l’état de mon cœur ? Est-il en bon état pour voir correctement et laisser entrer la lumière correctement ?
Conclusion
Jésus montre l'importance du témoignage. Etre un témoin ça se voit comme une lampe se voit de loin. Elle doit briller dans notre cœur, dans notre foyer et famille et partout où nous sommes. Elle doit attirer les gens du dehors, ils doivent voir Christ en nous.
LA MISE EN PRATIQUE
L’accomplissement de la loi, le meurtre
Intro: Le Seigneur a donné les bases nécessaires par les béatitudes Il a indiqué qu'elles doivent être les attitudes de notre cœur (humilité, affliction, douceur, justice, miséricorde, pureté, paix, supporter la persécution.). Ces choses doivent résider dans notre cœur, il faut vivre ces sentiments. Si ces sentiments sont présents, cela se goûtera et se verra, notre entourage constatera la différence entre le monde et nous, on donnera du goût et on donnera envie de vivre avec le Seigneur, on sera cette lampe qui éclaire. Puis Jésus va préciser qu'il n'est pas venu révolutionner la loi et les prophéties mais les accomplir. Il n'est pas venu pour enlever, modifier détruire, abroger, dissoudre. Il est celui qui a parfaitement accompli les prophéties et les commandements. I Vivre la loi Jésus va parler des choses concrètes de la vie en relevant le niveau ou plutôt en mettant plus de profondeur. Jésus ramène tout à l'attitude du cœur, il va donner des exemples précis (meurtres, adultères, parjures...) Ex : celui qui n'a pas de mauvaises pensées sur son frère n'aura pas envie de le tuer. Il va préciser que les apparences extérieures ne servent à rien s'il n'y a pas de vécu à l'intérieur. Si l'on vit dans notre cœur la Parole, l'apparence va suivre. La loi aurait du être vécue de cette manière Certains hommes de l’A.T. l'ont vécue comme cela, mais ils étaient comme dans l'antichambre de la grâce, la grâce est « présente dans la loi » Mais beaucoup l'ont vécu d'une manière formaliste en rajoutant des principes humains, exigeant à la lettre près la mise en pratique mais leurs cœurs étaient remplis de mauvaises pensées, tout était rituel et liturgique. C'est un danger que nous devons éviter, il ne faut pas vivre la loi de Christ d'une manière légaliste ou formaliste, le faire conduit à l'échec. Jésus apporte la grâce (loi de Christ), pour pouvoir vivre la loi dans son cœur, ce qui va plus loin, et de vivre les 2 commandements principaux jour après jour. S'il faut rejeter le légalisme, il ne faut pas tomber dans le piège du laxisme (le permis de tout faire), "tout est permis mais tout n'est pas utile; tout est permis mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit" I Cor. 6/12 "Tout est permis, mais tout n'est pas utile, tout est permis, mais tout n'édifie pas." I Cor. 10/23 Si nous voulons vivre par nous-mêmes la loi de Christ, cela est impossible, c’est par la foi et par le Saint-Esprit qui habite en nous. La loi de Moïse ne pouvait être accomplie parfaitement par les hommes, la loi de Christ qui est plus exigeante ne peut être accomplie parfaitement. Que faire donc?
Il nous faut aussi être circoncis de cœur (dépouillement du vieil homme, mort à soi même). Mais il nous arrive de pécher encore, parfois par ignorance ou d'une manière involontaire, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner Nb: Attention au relâchement et au laxisme, quand le péché est révélé ou quand on le découvre par soi-même, on ne se justifie pas mais on se repent devant Dieu. Parfois on pêche volontairement car on cède à la tentation, il faut nous repentir pour être pardonnés. Il me faut donc être dépendant de Dieu, Vivre en communion constante avec lui, Vivre les belles attitudes que Jésus a enseignées. Il me faut croire à la grâce en Christ Il faut que le Saint-Esprit habite en moi, marcher par l’Esprit et j’accomplirai tout naturellement la loi de Christ. II Accomplir Verset 17 à 20: Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. A/ Jésus Il a tout parfaitement accompli et observé. Pour mieux cerner cet accomplissement, Voyons quelques synonymes d'accomplir:
Jésus a enseigné et révélé le sens complet et spirituel de la loi divine que les pharisiens avaient déformé, dénaturé par leur doctrine des observances extérieures. Il a lui-même accompli parfaitement la loi: pur sans tache, sans péché, personne ne pouvait le prendre en défaut. Il a réalisé par son oeuvre, par sa mort ; la loi et tout ce qu'elle était (les sacrifices, les promesses, les espérances) Héb; 10/1 à 10 : La loi cérémonielle n'a plus lieu d'être, Jésus l'a pleinement accomplie mais la loi morale est toujours d'actualité. B/ Rien ôter Peut-être que certains ont été déçus par le discours de Jésus. Il n’y a pas de révolution de la loi, ni d'effacement des commandements mais un changement de mentalité, de regard (accepter la Parole dans son cœur pour la vivre, voir dans les commandements de Dieu l'amour de Dieu pour son peuple) Il n’y a pas de révolution contre les romains et de rétablissement de la loi pour tout le monde d'une manière pure et dure comme les pharisiens le voulaient. Il n’est pas venu réécrire la loi de Dieu, ni la rejeter, ni rejeter ce que les prophètes inspirés par Dieu ont laissé. Il n’est pas venu pour modifier, enlever la plus petite partie de la loi. - Un iota qui est la plus petite lettre grecque qui correspond au yod hébreu encore plus petit. - Le trait de lettre qui permet de distinguer les lettres hébraïques les unes des autres Tout ce qui est écrit va se réaliser à la perfection. Ex: Le péché est toujours mortel, la grâce n'a rien modifié, "L'âme qui pêche , c'est celle qui mourra", mais elle apporte la solution : sacrifice de Jésus, repentance suivie du pardon des péchés. Jésus va rappeler l'importance de ne rien enlever et dans un autre passage de ne rien ajouter. Ce que les scribes et les pharisiens n'avaient pas su faire. (cf Talmud) Non seulement ils avaient ajouté ou adapté mais ils ne vivaient pas ce qu'ils préconisaient (cf Mat. 23). Ex : Ils affirmaient qu'il y avait des petits ou grands péchés comme cela est toujours affirmé par les religieux d’aujourd’hui. Leur justice est à un niveau très bas, elle est tordue, apparente, formaliste, superficielle mais pas de cœur et non basée sur les écritures. C'est pourquoi Jésus dit: il faut que la nôtre surpasse la leur. Cela est rendu possible par le sacrifice de Jésus, mais aussi par notre acceptation de Jésus, par sa présence en nous et par le vécu venant du cœur, par le contenu de notre cœur. Si la justice de Dieu est dans notre cœur alors la nôtre surpassera celles des hommes , car elle viendra du cœur. Il faut rappeler que celui qui n'élève pas la justice, mais qui reste au niveau des scribes et pharisiens n'entre pas dans le royaume des cieux. Puis Jésus aborde des sujets concrets, des commandements connus en apportant un éclairage nouveau, les élevant spirituellement, apportant des amendements ( dans le sens de renforcer, d'élever) mais il est le Fils de Dieu, il est la Parole, lui seul peut dire : "Mais moi je vous dis" III Le meurtre Verset 21 à 26 : Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens, Tu ne tueras point; celui qui tuera est passible de jugement. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère est passible de jugement; que celui qui dira à son frère, Raca! mérite d'être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira, Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne. Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande. Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison. Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies payé le dernier quadrant. Les juifs enseignaient que seul le meurtre réel était interdit par la loi. Cette interprétation réduisait la signification spirituelle. Car pour tuer quelqu'un, il faut avoir des racines dans son cœur (des mauvaises racines: jalousie, rejet de la volonté de Dieu, haine...cf Caïn) Jésus montre que la colère (vengeresse) est un meurtre du cœur par deux exemples : - Raca: "tête vide" ou "hérétique" est une parole méprisante, provenant de la fierté. - Insensé: "hors de sens, fou" mais aussi "impie, athée", est une parole de rancune et provenant de la haine. Ainsi la colère, les calomnies, les médisances, les murmures, les rancunes sont des poisons qui tuent lentement dans le secret. Il est donc important de conserver l'amour les uns pour les autres et la paix avec tous. Il faut savoir s'humilier, se pardonner, se réconcilier, confesser nos fautes. Dès que des mauvais sentiments entrent dans notre cœur, ils ne doivent pas y résider ; ce sont des obstacles à la bénédiction, au progrès de l'église. La réconciliation est à faire promptement, en priorité, pour deux raisons : - Cela est d'autant plus nécessaire avant d'apporter son offrande (financière, louanges, actions de grâces, bénévolat…), car celle-ci ne peut-être agréée par Dieu, à cause des mauvais sentiments de notre cœur. - Il faut régler les différents, les mauvaises pensées, une rancune, une amertume… envers un frère avant de comparaître devant le Seigneur. Retenons que celui qui a donc des mauvaises pensées contre un frère est comparable à un meurtrier méritant d'être jugé et condamné. Jésus met ainsi au même niveau les pensées du cœur et le meurtre: la condamnation est la même. Il est nécessaire de combattre toutes mauvaises pensées envers son frère et son prochain. Conclusion Mettons en pratique la Parole sans ajouter ou retrancher la plus petite partie qui soit. Comptons sur la grâce de Dieu pour obéir et marcher avec lui. Chassons de nos cœurs toutes mauvaises pensées envers nos prochains car Jésus compare ces pensées au meurtre.
Lecture : Mat. 5/27 à 48
Verset 27 à 32 : A/ Adultère Les juifs enseignaient que si la personne n'avait pas commis l'acte, elle était innocente, elle n’avait pas péché. Mais pour être adultère il faut déjà l'avoir résolu dans son cœur (convoitise, désir, "si je pouvais je le ferais", j’ai envie de .. . par ces pensées l’acte est consommé dans le cœur.). Si le cœur est impur, rempli de désirs impies, et que l’on consomme dans son cœur l’adultère, on est coupable. Il faut combattre les mauvaises pensées de toutes sortes. Notre devoir est de conserver notre cœur pur. Pr.4/23 : Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie. Des amputations sont parfois nécessaires, c'est parfois douloureux mais salutaire. Il faut jeter au loin ce qui peut nous conduire au péché. Ne nous exposons pas (pensées , pratiques...) D'autant que le Seigneur nous donne la force de le faire. C’est pour cela que Jésus parle d’arracher l’œil ou sa main. Une amputation partielle vaut mieux que l’infection de tout le corps. Il faut empêcher nos yeux de voir certaines choses, nos oreilles d’entendre certaines choses,. Et ne pas pratiquer certaines choses au risque d’être tenté puis de pécher et d’être perdu. NB: S’il faut ôter ce qui peut me souiller, je dois faire attention à ma tenue, comportement pour ne pas être une pierre d'achoppement pour les autres, ne pas provoquer des mauvais désirs ou convoitises chez mon prochain. B/ Adultère et divorce Mat 19/1 à 12 : a) Divorce Les lois sur le divorce étaient très lâches parmi les juifs. Ils interprétaient la loi de Moïse à leur manière selon leurs désirs. Un homme pouvait renvoyer son épouse "pour n'importe quelle raison" comme par exemple : s’ils trouvaient une femme plus belle que la leur, ils répudiaient leur femme pour épouser l’autre. Ils avaient oublié:"L'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme" Jésus cite ce commandement de Dieu suite à la question des pharisiens qui veulent l’éprouver et qui espèrent une réponse favorable à leurs convictions. Jésus rappelle la base du mariage institué par Dieu : Il rappelle la création de l’homme et de la femme pour être unis l’un à l’autre et de ne pas se séparer ensuite. Ce n’est pas par hasard que Jésus emploie le mot créateur et non Dieu. Il montre ainsi que le mariage est dans le plan divin et ne peut être traité à la légère comme le faisaient ses contemporains. D’où l’importance de se confier à Dieu avant de s’engager dans une union. Toutefois Jésus semble indiquer une exception : le divorce en cas d’adultère. Le divorce semble donc possible à cette condition mais doit rester exceptionnel car le divorce ne fait pas partie du plan divin, Dieu le réprouve Jésus dit : « c’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi » Par la conclusion de ce verset, Jésus rappelle le principe indissoluble du mariage. Le texte dont Jésus fait référence (Deut. 24/1 à 4), parle de situations exceptionnelles. Quelque chose qui fait honte, déshonnête, repoussant : Le mari devait donc argumenter sa lettre de répudiation et ne pas le faire de manière arbitraire. La seconde union est tolérée bien que réprouvée par Dieu, et montre la séparation définitive du premier mari car le retour avec celui-ci est une abomination encore plus grande que le second mariage, même si le deuxième meure). En résumé : Les contemporains de Jésus avaient banalisé le divorce en élargissant les raisons, Jésus remet les pendules à l’heure, en rappelant le sérieux du mariage, le caractère exceptionnel de l’exception du divorce (adultère), et rappelle que le divorce est désapprouvé par Dieu. b) Remariage Si le divorce (exceptionnel) semble possible quant à l’adultère mais non souhaitable, le remariage l’est-il dans cette situation ? Les uns disent oui, puisque la personne n'est pas responsable du divorce et qu'elle a été trompée (c’est la victime). C'est l'opinion qui prévaut dans la plupart des communautés protestantes et de certaines églises évangéliques. D'autres disent non, car ils ne se basent sur les textes qui ne parlent ni d'exception, ni de remariage. (cf I Cor. 7/10 à 16) Ils refusent le divorce et le remariage car pour eux le mariage est indissoluble et c'est donc une séparation simple. C'est l'opinion de l'église catholique, et de certaines églises évangéliques un peu formalistes. Même exceptionnel (en cas d’adultère), le divorce reste quelque chose que Dieu réprouve, Le divorce reste douloureux, amenant des problèmes, le remariage entraîne aussi des difficultés et des problèmes (enfant, relations…). Mais il faut faire attention pour ne pas faire des jugements hâtifs sur les personnes concernées (divorces avant conversion, époux ou épouses abandonnées par le conjoint…) En conclusion sur ce point : Il est important de d’être attaché à la Parole et ne pas se laisser influencer par l’esprit du monde qui a banalisé le divorce, il ne doit pas en être ainsi dans les églises. Le mariage est sérieux et doit être traité comme tel, si le nombre de divorce augmente au milieu de nous, c’est à cause de la dureté de notre cœur, de la non écoute de Dieu, de la non consultation de Dieu, on se laisse aller à nos penchants naturels. Celui qui se confie en Dieu n’est pas déçu car il le conduit où il faut, celui qui accepte la volonté de Dieu n’est pas déçu car Dieu lui donne le meilleur. NB : Ce chapitre sur le divorce et remariage ne doit pas culpabiliser ceux et celles qui sont concernés, qui ont commis des erreurs dans le passé, ou qui ont été victimes car délaissés par leurs conjoints, qui les mettent devant un fait accompli. Dieu est fidèle et juste pour pardonner celui ou celle qui se repent de son passé et qui maintenant veut vivre selon la Parole de Dieu. Par contre celui qui se justifie de son passé aura à rendre compte à Dieu. II Parjurer. Verset 33 à 42 : Parjurer : Jurer faussement, ne pas tenir sa promesse... Dieu tient sa Parole et demande à tout enfant de Dieu de tenir la sienne. « Que votre parole soit oui, oui, non , non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » Il n'est pas question ici des serments faits lors de procès ou d'autres occasions le nécessitant (médecin, avocat, notaire...). Ils sont obligatoires et nous devons nous soumettre aux autorités. A part ces circonstances, il n’y a aucune autre occasion de faire des serments comme par exemple: faire des serments à tous moments, pour rien, sans nécessité, dans une conversation ordinaire..., de même les conversations qui en appellent à Dieu. C'était une tradition juive, une pratique courante, pour eux, seul le serment au nom de Dieu était à prohiber. Ils juraient donc par toutes sortes de choses. On ne devait pas jurer par le nom de Dieu mais on pouvait jurer par le ciel, par la terre, par Jérusalem, par le nom de quelqu'un... Mais Jésus les reprend et rappelle que le ciel est le trône de Dieu et la terre son marche pied. Les serments que faisaient les contemporains de Jésus, remontaient à Dieu car il est celui qui a fait toutes choses. Ainsi Jésus dénonce l’hypocrisie et rappelle qu’il faut des personnes de parole, sincères et droites. Notre parole (toutes nos paroles) nous engage, prononcée sous le regard de Dieu (pas besoin de le préciser pour certaines choses) on ne peut pas se déculpabiliser en jurant par le nom de qui que ce soit. Ce ne sont pas de vains serments qui attestent la vérité, des imprécations…. (cf Pierre : lors du procès de Jésus) C'est le malin qui enrobe ses déclarations, pour nous aussi, tout ce qu'on ajoute vient du malin, du mal. (c'est la pratique du monde). III La vengeance Verset 38 à 42 : C’est la loi du talion : infliger au coupable une peine exactement correspondante au délit commis. Le voleur restituait, le meurtrier était mis à mort… Que veut dire Jésus en mettant la barre plus haut ?
Le chrétien doit éviter à tout prix les affrontements, les joutes qui engendrent les querelles et la haine. Il faut savoir accepter les injures des autres, les injustices de nos gouvernants (ne pas se rebeller...) A l'injure il faut répondre par l'amour et la douceur, en faisant cela nous tendons l’autre joue. Celui qui répond par l’amour ne donne pas l'occasion au méchant d'être encore plus méchant, ou de poursuivre une querelle. Est-il interdit de se défendre? Non, le recours judiciaire est possible pour l'application de la loi. Il ne faut pas non plus se laisser écraser quand il est possible de se défendre. Par contre la vengeance personnelle est inacceptable, la haine est à proscrire, le règlement de compte est à rejeter ; Le Seigneur ne nous donne pas une règle à suivre à la lettre mais l'esprit doit être toujours préservé: "aime ton prochain comme toi-même" Si nous appliquons ce commandement nous pourrons éviter des conflits, des querelles… Puis Jésus continue en parlant de l’amour les uns pour les autres et met la barre encore plus haut. IV Aimer Verset 43 à 48 : Les enseignants juifs réduisaient le prochain à leurs contemporains juifs (même nation, même religion) Cf Parabole du bon samaritain. Les autres n’étaient pas leurs prochains, ils s’arrogeaient le droit de les haïr. Cet enseignement est loin de la loi initiale qui préconisait le secours, l’amour du prochain sans exclusivité. Les juifs faisaient ce que faisaient les païens qui se haïssent, se détestent, ne se portent pas secours (selon la nature humaine) Où était le témoignage? Ex. 23/4 à 6 : Si tu rencontres le boeuf de ton ennemi ou son âne égaré, tu le lui ramèneras. Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous sa charge, et que tu hésites à le décharger, tu l'aideras à le décharger. Tu ne porteras point atteinte au droit du pauvre dans son procès Lév. 19/18 : Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel. Prov. 24/18 : Ne te réjouis pas de la chute de ton ennemi, Et que ton coeur ne soit pas dans l'allégresse quand il chancelle, De peur que l'Eternel ne le voie, que cela ne lui déplaise, Et qu'il ne détourne de lui sa colère. Job 31/29 à 32 : Si j'ai été joyeux du malheur de mon ennemi, Si j'ai sauté d'allégresse quand les revers l'ont atteint, Moi qui n'ai pas permis à ma langue de pécher, De demander sa mort avec imprécation; Si les gens de ma tente ne disaient pas, Où est celui qui n'a pas été rassasié de sa viande? Si l'étranger passait la nuit dehors, Si je n'ouvrais pas ma porte au voyageur; L'amour n'est pas sélectif, il est pour tous ; au lieu de détester, prions pour tous. L'amour que Dieu demande est illimité comme le sien est illimité. L'amour confond nos ennemis, il remplace la malédiction par la bénédiction, la haine par la bonne volonté, les mauvais traitements par les prières. La bonne attitude: C’est de bénir, d’avoir la bonne volonté, et de prier. Notre prière doit être sincère, authentique, véritable, n'oublions que nous nous adressons à Dieu. La nature montre que les éléments (le soleil, la pluie, le vent…) sont pour tout le monde alors notre amour aussi. Christ a montré l'exemple (prier à la croix), Étienne a fait de même lors de la lapidation. Qu’y-a-t-il d’exceptionnel d’aimer ceux qui nous aiment, de bénir ceux qui bénissent, de faire du bien aux amis et de prier pour ceux de notre maison ? Le Seigneur montre que nous ne faisons rien de plus que les païens par une telle pratique, ils nous faut être supérieurs, êtres parfaits comme le Père céleste est parfait. Nous avons pour modèle Dieu et Jésus le Fils de Dieu Nous ne serons jamais parfaits comme le Père céleste, il nous aime d’un amour parfait, il n’a pas attendu notre amour pour aimer. Il a envoyé Jésus pour nous sauver alors que l’homme ne méritait rien. Soyons ses imitateurs. Notre but doit être de respecter cette loi de l'amour que Jésus enseigne dans ces exemples pratiques. Notre vie est encore parsemée de manquements, faiblesses et péchés que Dieu pardonne. Mais nous devons tout faire pour marcher de progrès en progrès, lutter contre notre chair (vieille nature), regarder au parfait modèle, nous élever et lutter pour essayer d'atteindre la perfection. Augustin faisait cette prière: "Donne ce que tu ordonnes, Seigneur, et ordonne ce que tu veux". Conclusion Sachons rester avec un cœur pur, ne contournons pas la Parole par toutes sortes de raisonnements faussés comme les pharisiens. N’adaptons pas la parole pour nos cas particuliers, mais adaptons nos cas à la Parole. Ayons une seule parole, que notre oui soit oui et que notre non soit non. Aimons comme Christ aime, sans calcul, sans arrière pensée…
L’humilité dans la piété, « Notre Père »
I L'humilité Nos relations doivent se faire dans l’humilité. C’est l’une des huit béatitudes, un des huit sentiments qui doivent résider dans notre cœur. Par ces exemples Jésus va parler de l’humilité d’une manière pratique ; il est évident que les autres sentiments ne sont pas en reste quant à notre relation avec Dieu (ex : le cœur pur est nécessaire pour pouvoir prier.) Mais Jésus insiste sur l’humilité qui faisait défaut chez les religieux. Jésus met en garde ses contemporains du formalisme, du voyeurisme, d'exercer la justice pour être vu des hommes. Dans ce passage, Jésus présente trois choses essentielles pour un juif pieux: L'aumône, la prière et le jeûne. Mais ces choses doivent être pratiquées dans l'humilité ainsi que toutes les autres choses que nous faisons dans notre service pour le Seigneur. A/ L'aumône Les riches avaient une coutume : Il se faisaient précéder d'un serviteur pour sonner de la trompette, annonçant la venue de son maître aux indigents pour qu'ils reçoivent l'aumône. Jésus dénonçait leur hypocrisie et les démasquait. Hypocrisie veut dire, celui qui est sous un masque : comédien (les comédiens de la religion), ceux qui font des actes sans la pensée dans leur cœur : les formalistes Dans la synagogue, chacun annonçait à haute voix la somme qu'il donnait, quand elle était importante, il était appelé à la tribune, à côté du rabbin et on sonnait du cor pour l'honorer. Ces attitudes engendrent l'orgueil, l'envie, la jalousie, la division, la haine. Jésus dénonce ces comportements et rappelle l'humilité dans le service, le vécu dans le cœur avant les actes. Quelles sont les motivations? Etre vu, entendu, reconnu, mis en avant, élevé,... Elles sont toutes mauvaises, Dieu les réprouve. Ce que Dieu demande : C’est de le faire pour servir, par amour, par fidélité, avec désintéressement, en toute discrétion. La récompense sera donnée plus tard, celle des hommes est sans valeur. Les religieux cherchaient la récompense sur la terre (être vu, entendu, honoré…) mais il perdent la récompense céleste. Marc 9:41 Et quiconque vous donnera à boire un verre d'eau en mon nom, parce que vous appartenez à Christ, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. Luc 6:23 Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. "Mais quand tu fais l'aumône que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite." Une expression proverbiale dit: « Que les bonnes oeuvres restent ignorées, inconnues, si possible même de celui qui les fait et si elles sont connues, le but doit être la gloire de Dieu. » Tous nos dons, bonnes œuvres, services, aides doivent faits dans l’humilité, soyons plus des hommes et des femmes de l’ombre que de rechercher à être vus Sans oublier que ces œuvres doivent être manifestes afin que les personnes du dehors constate que notre foi est vivante. Matthieu 5:16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Jacques 2:26 Comme le corps sans esprit est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte. B/ Le jeûne: Là encore Jésus dénonce l'hypocrisie de l’apparence qui prend le pas sur le coeur. On jeûne pour être vu et non pour Dieu. Alors on fait tout pour que les autres voient notre jeûne, on prend un masque, on annonce… Mais Jésus dit qu'il faut rester soi-même pendant le jeûne Ne pas prendre une attitude pour l'événement, On jeûne dans l’humilité, On le fait parce que l’on croit à son efficacité et sa nécessité. Celui qui jeûne, a pris la décision de le faire, c'est entre Dieu et lui-même, il n’a pas besoin de faire de la publicité pour le faire savoir. Le jeûne n'est pas un critère de sainteté ou de spiritualité, ce n'est pas une recette. Ainsi certains jeûnent par formalisme, sans le cœur, sans être en règle avec Dieu…. Le jeûne est :
Psaumes 35:13 Et moi, quand ils étaient malades, je revêtais un sac, J’humiliais mon âme par le jeûne, Je priais, la tête penchée sur mon sein. Esaïe 58:6 Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug; Daniel 9 : 3-5 : Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, par le jeûne, le sac et la cendre. Je priai l’Éternel, mon Dieu et lui fis cette confession: Ah! Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et ta bienveillance envers ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements! Nous avons péché, nous avons commis des fautes, nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances. C/ La prière Ce n'est pas tant la position que Jésus critique: debout, assis ou à genoux. C'était une coutume orientale, qui existe encore aujourd'hui, de prier debout dans les rues. Mais Jésus dénonce ceux qui prient pour être vus et entendus des autres. Leur motivation n’est pas saine, ils prient sans leur cœur mais par formalisme et surtout pour être honorés et reconnus. Jésus va donner deux recommandations très simples : prier avec humilité et avec simplicité. a) la prière dans l'humilité La prière n'est pas faite pour être entendu des hommes, ou pour être reconnu. Elle doit venir du cœur : on ne va pas chercher à faire de belles prières, de prier fort pour être sur d’être entendu par l’auditoire (Dieu n'est pas sourd), On prie Dieu, on s’adresse à Dieu et non à l’église (la prière ne doit pas être utilisée pour faire passer un message ou une prédication). On doit vivre la prière, sinon c'est du formalisme. La prière n'est pas un critère de sainteté, de fidélité et de réelle piété. (cf le pharisien et le publicain) On ne peut pas faire publiquement toutes sortes de prières, Certaines doivent être faites dans le secret (entre Dieu et nous, notamment le relationnel familial, l’intimité, le péché d’un autre non révélé…) On ne peut pas cibler toutes les prières ( il faut respecter le secret, savoir être discret.) b) La prière dans la simplicité "Vaines redites" est tirée d'un mot grec qui veut dire : Battologie Ce mot a donné dans le patois d'un canton suisse: battoiller qui signifie bavarder. La prière n'est pas un bavardage, ni un bulletin d’information ou un journal. Il est inutile d'abreuver le Seigneur de multiples détails, La prière simple va au but sans faire de longues phrases remplies d’indications que le Seigneur connaît déjà et que les autres chrétiens n’ont pas besoin de connaître. Il est inutile de répéter sans cesse la même expression comme le font les païens, les religieux étaient tombés dans ce travers. Il nous faut cette foi simple de l'enfant (Ex : s’il te plait, donne -moi du pain: une fois suffit) Attention lors de nos assemblées à ne pas présenter tous le même sujet de prière et d’oublier les autres sujets. Mais à l’opposé veillons à ne pas présenter à Dieu un catalogue de sujets lors de nos réunions qui monopolisent le temps. Soyons simples et courts quitte à prier plusieurs fois. Augustin: "Il n'y a pas dans l'oraison beaucoup de mots mais beaucoup de prières, si le cœur y persévère avec ferveur", "Prier Dieu ce n'est pas le haranguer" Jésus a laissé un modèle de prière qui nous exhorte et nous montre ce qu’est la prière II Notre Père A/ Généralités C’est une prière courte, qui va droit au but et qui est complète. Nous y retrouvons la louange, les actions de grâces, l’intercession, il y a les demandes essentielles. Nous voyons une seule interpellation et non tout au long de la prière (attention de ne pas prendre le nom du Seigneur en vain) On peut décomposer cette prière en deux parties qui composent deux séries: la première à Dieu, la deuxième à l'homme et à ses besoins B/ L’interpellation Nous retrouvons rarement cette expression dans l'ancien testament (Esaie 63/16 : Tu es cependant notre père, Car Abraham ne nous connaît pas, Et Israël ignore qui nous sommes; C'est toi, Eternel, qui es notre père, Qui, dès l'éternité, t'appelles notre sauveur.): Jésus présente une nouvelle façon de s'adresser au Seigneur Cela est possible car nous avons été réconciliés avec Dieu par Jésus: nous sommes ses enfants I Jean 3/1 : Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu. Notre: c'est le Père de tous les rachetés, Nous sommes d'une même famille: unité Et il prend soin de ses enfants. Un Père qui est dans les cieux: Notion de respect et de crainte respectueuse Cela doit nous amener à du sérieux, et à rejeter la légèreté. Ne pas demander n'importe quoi: Dieu n'est pas une bonne à tout faire, ni un distributeur, Il est dans les cieux, nous adressons une prière qui s'élève: regarder, contempler "Tes prières sont montées devant Dieu" (témoignage rendu à Corneille) Nous sommes invités à prier en contemplant le Seigneur et non à prier mécaniquement. C/ 1 ère série Mat. 6/9 à 10: Voici donc comment vous devez prier, Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Que ton nom soit sanctifié: Pourquoi cette demande? C'est un besoin pour nous. Dieu doit être à la 1 ère place, il doit avoir le rang le plus haut. Nous devons le reconnaître comme Saint, le louer comme Saint. Nous devons agir en conséquence au niveau de notre comportement, de nos attitudes et actions…. Un bon témoignage sanctifie le nom du Seigneur. Le fait de prier ne donne pas bonne conscience, il faut vivre la Parole de Dieu. Les plus belles prières ou confessions dans la prière sont nulles si nous ne vivons les choses. Que ton règne vienne: Est-ce l'aspiration du règne de Dieu sur la terre? Ps. 10/16: L'Eternel est roi à toujours et à perpétuité; Il est d’abord question du règne dans notre cœur et dans nos vies. - Il nous faut accepter la souveraineté de Dieu, accepter le fait d'être un sujet et lui le Roi. - Il faut accepter de travailler pour le Seigneur, d’être à son service et lui être fidèle. Mais cette prière peut nous faire penser au règne qui va s’établir lorsque Jésus reviendra. Nous pouvons penser aussi en faisant cette prière, à ce que notre pays soit visité par Christ et qu’il règne sur notre pays. Que ta volonté soit faite: Il nous faut laisser agir le Seigneur et faire sa volonté, sans jardin secret, domaine caché ou réservé Sans mettre une notion de temps ou de durée. Jésus a montré l'exemple: "non pas ma volonté mais ta volonté" Il y a parfois combat (nature oblige), mais c'est un exercice permanent, il ne faut pas se relâcher. Jésus précise : « sur la terre comme au ciel », ce qui importe, c’est la volonté divine et de s’y soumettre. Au ciel la volonté divine est constamment présente, tous les anges s’y soumettent. Cela doit être ainsi sur la terre pour les enfants de Dieu. Il n’y a pas deux sortes de volonté divine : une pour le ciel et une pour la terre. C’est le même Dieu qui règne, c’est la même volonté. Mais nous sommes durs, rigides, non meilleurs que nos pères ou Israël, nous avons donc besoin de faire cette prière afin que Dieu règne et que sa volonté soit faîte. D/ 2 ème série Verset 11 à 13: Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen! Le Pain quotidien: Nourriture physique: I Pie. 5/7 : et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. Dieu est fidèle et bon, il prend soin de son peuple et ne permet pas qu'il mendie son pain. (Miracle, action autorité, montrer comment agir...) Ps. 37/25 : J'ai été jeune, j'ai vieilli; Et je n'ai point vu le juste abandonné, Ni sa postérité mendiant son pain. Nourriture spirituelle: Mat. 4/4 : Jésus répondit, Il est écrit, L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ps 119: "Fais moi comprendre la voie de tes statuts, donne de l'intelligence pour que je garde ta loi, enseigne tes ordonnances." Pardonne nous nos offenses Mat. 6/14 à 15: Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. C'est un besoin d'être pardonné. Mais c'est aussi un besoin de pardonner. Le non pardon fait du mal aux autres et à soi-même. Pour cela il faut de l'humilité: celui qui cherche à être entendu ou être vu a beaucoup de mal à pardonner, car :
S’il est bien de savoir qu’il faut pardonner c’est insuffisant, il faut pardonner quand la situation l’exige, et les situations ne manquent pas. Il faut une vie de prière: Jésus parle du pardon après les enseignements sur la prière, celui qui est en communion tous les jours avec son Dieu (qui lui a pardonné) pourra pardonner. Il faut vivre avec son coeur et non avec formalisme. N'oublions jamais: Pas de pardon de Dieu si non pardon aux autres. N’oublions pas aussi la réponse de Jésus suite à la question de Pierre : “ Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dit pas jusqu’à sept fois mais jusqu’à soixante dix fois sept fois ” Mat. 18/21-22
Ne nous induis pas Jac. 1/13 : Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise, C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.1 Cor. 10/13 : Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter. Autre version: " ne permets pas que nous soyons tentés" Pourtant nous sommes tous tentés, tous exposés. Jésus, lors de son ministère sur la terre, fut tenté dans le désert par Satan. Il n’est pas entré en tentation. Le sens de cette prière, c'est d'éviter la tentation, ce serait de la folie de provoquer la tentation et de prendre le risque de chuter. Le sens c'est aussi de ne pas consommer dans son cœur et de ne pas passer à l'acte mais de vaincre la tentation et cela est possible car Jésus nous donne la victoire, Il nous faut vivre en Christ et marcher selon l’Esprit, bannir les œuvres de la chair. E/ Conclusion de la prière La prière se termine par la louange et l'action de grâce. Cette doxologie ne se trouve pas dans les plus anciens manuscrits, Mais même si elle a été rajoutée par des copistes, elle nous amène à placer notre confiance au Seigneur, elle n’altère pas, ni ne modifie la pensée du texte. C’est une conclusion de foi: Foi dans son règne et seulement dans son règne, et pas un autre règne si bien soit-il, il y a un seul Roi : c’est Jésus. Foi dans sa puissance: il répond à nos demandes, il peut tout. Foi dans sa gloire: il est dans les cieux, il est saint. Conclusion Que tous nos actes, notre piété soient exercés dans l’humilité. Nous n’avons pas à faire les choses pour être vus et entendus, mais pour glorifier le Seigneur. Soyons simples dans nos actes et dans la prière, appliquons-nous à observer le modèle de Jésus. Demandons à Jésus de nous apprendre à prier. Les richesses et les inquiétudes Lecture: Mat 6/19 à 34
I Les richesses A/ Façon de voir Il y a une sérieuse mise en garde du Seigneur. Vers quoi les pensées de notre coeur se dirigent-elles ? En fonction de la direction, le trésor sera différent. La direction va déterminer nos actions, nos décisions, notre façon de vivre. Jésus est très clair dans ses propos et ne laisse aucun doute, ne laisse aucun autre raisonnement possible. - Celui qui choisit l'amour de l'argent, choisit la mauvaise part. - Celui qui choisit les biens célestes, choisit la bonne part. Nous voyons une différence fondamentale, les terrestres sont périssables, les célestes impérissables. Tous les biens terrestres sont exposés: - Immobilier: vétusté, cataclysme... - Argent: vol, dévaluation. - Bourse: krach, fluctuation… - Oeuvres d'art: vol, dégradation.... - Et tout ce que le monde a comme « richesse » (matérielle, morale, spirituelle) Tous ces biens sont passagers et n'apportent ni la joie, ni la paix.... Les biens célestes demeurent, rien ne peut les altérer, les détruire, personne ne peut les voler.
L’avertissement de Jésus est donné pour notre bien. Exemple de richesse céleste: L’amour Ro. 8/35 à 39: Qui peut nous séparer de l'amour du Christ? La détresse le peut-elle ou bien l'angoisse, ou encore la persécution, la faim, les privations, le danger, la mort? Comme le déclare l'Écriture: "A cause de toi, nous sommes exposés à la mort tout le long du jour, on nous traite comme des moutons qu'on mène à la boucherie." Mais en tout cela nous remportons la plus complète victoire par celui qui nous a aimés Oui, j'ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour: ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni d'autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l'avenir, ni les forces d'en haut, ni celles d'en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. Le cœur est au centre du problème. "Là ou sera ton trésor, là aussi sera ton cœur" Quelles pensées sont dans mon cœur, Comment sont les yeux de mon cœur, sont-ils en bonne santé? Vers quoi et vers qui mon cœur est tourné ? Plusieurs maladies peuvent l’atteindre. B/ Maladies Quelle est ma vision des choses? Si j’ai une bonne vision, le corps est éclairé par la lumière divine. Différentes maladies peuvent altérer ma façon de voir. La myopie (difficulté pour voir de loin): au point de ne plus voir les richesses d'en haut et ne voir que celles d’en bas. L'hypermétropie (difficulté à voir de près): au point de ne plus pouvoir lire la Parole qui me montre les richesses auxquelles je dois m'attacher et celles auxquelles je dois me détacher. La presbytie (usure de l’œil à cause de son vieillissement): la vieillesse atteint l'œil (l'usure: la routine, l'habitude), au point d'être blasé voire indifférent aux richesses célestes. Le strabisme (déviation de l’un des deux yeux, à cause d’un défaut de parallélisme) : au point de regarder deux choses et s'attacher aux deux et de vouloir les deux. Mais il est impossible de servir les deux. « Nul ne peut servir deux maîtres » L'astigmatisme (difficulté à l’œil de s’accommoder): au point de ne pas pouvoir faire un choix car la vision n’est pas correcte : le non choix, ne pas pouvoir se déterminer. L’enfant de Dieu doit choisir et ne pas rester indécis. Il faut qu’il choisisse les choses d’en-haut. La cécité: au point de ne plus voir du tout et seulement toucher les richesses matérielles. Si présence de l’une de ces maladies, l'œil voit mal et il y a nécessité de le soigner. Apo. 3/17 à 19: Tu dis: Je suis riche et j'ai fait de bonnes affaires, je ne manque de rien. En fait, tu ne sais pas combien tu es malheureux et misérable! Tu es pauvre, nu et aveugle. C'est pourquoi je te conseille d'acheter chez moi de l'or purifié au feu, pour devenir réellement riche. Achète aussi des vêtements blancs pour t'en couvrir et n'avoir plus la honte de paraître nu, ainsi qu'un remède pour soigner tes yeux et leur rendre la vue. Je réprimande et corrige tous ceux que j'aime. Fais donc preuve de zèle et change de comportement. On ne peut pas vivre dans l'illusion trompeuse, l’illusion d’optique, si mon regard persiste sur les richesses du monde, je tombe dans l’idolâtrie. C/ L'idolâtrie Jésus dit que l'amour de l'argent est une idolâtrie, C'est l’adoration du dieu Mammon. Celui qui est sur cette voie est un adorateur de Mammon, il est infidèle à Dieu. La confiance et la foi sont dans l’argent et les biens et non dans notre Seigneur C’est croire que sa sécurité est dans l’argent alors qu’il est dans le Seigneur Psaumes 91 : 1 : « Celui qui habite sous l’abri du Très-Haut Repose à l’ombre du Tout-puissant. » C’est croire à la garantie de l’avenir par l’argent alors qu’il est assuré par le Seigneur. La première place n’est plus pour Dieu mais pour les biens d’ici-bas. Le contraste est absolu: haïr ou aimer. Il n’y a pas de service pour l'un et l'autre, c'est l'un ou l'autre, les deux à la fois sont impossibles. Le mot service doit être rendu par « être esclave » (ce qui renforce encore plus la pensée). Luther disait: "Avoir de l'argent et du bien n'est pas péché, mais ne le laisse pas devenir ton maître, qu'il te serve, et que tu sois son maître" Prov. 30/8: Eloigne de moi la fausseté et la parole mensongère; Ne me donne ni pauvreté, ni richesse, Accorde-moi le pain qui m'est nécessaire. Il n’y a donc ni vœu de pauvreté, ni vœu de richesse. Le chrétien n'est pas un avare qui garde sa cassette précieusement mais il donne avec libéralité en esprit et en vérité (Cf la pauvre veuve). II Inquiétudes A/ Matériel Jésus nous invite à ne pas s'attacher aux richesses de ce monde et de ne pas nous inquiéter pour la vie d’aujourd’hui et de demain. Ce qui est possible lorsqu’on doute ou que l’on fait preuve d’incrédulité. Jésus apporte la solution en promettant de prendre soin de nous. Nous pouvons prévoir, c’est de la sagesse mais nous devons rejeter l’anxiété ou la préoccupation. Il nous invite à nous débarrasser de nos inquiétudes, de nos craintes, de nos raisonnements comme par exemple: « comment faire », « quoi faire », « c'est la catastrophe. »... Jésus prend des exemples de la nature pour montrer sa fidélité et il montre qu'il prend soin de la création. - Il prend soin des oiseaux (c'est insignifiant un oiseau), il les nourrit et nous valons plus qu'eux. Ps. 104/27: Tous ces êtres dépendent de toi pour recevoir leur nourriture au bon moment. - Il prend soin des lis des champs (encore plus insignifiants) que l'on trouvait sur la montagne et il les compare à Salomon (mieux vêtu que Salomon qui était très riche). Il peut nous nourrir, vêtir, il prend soin des siens dans le moindre détail. Jésus veut nous faire comprendre qu'il est inutile de s'inquiéter: Cela ne permet pas de prolonger sa vie, ni de changer quoi que ce soit. Mais au contraire cela affaiblit, décourage voire nous rend indisponible pour le servir. L’inquiétude, les soucis nous encombrent et nous empêchent de servir le Seigneur. Ps. 39/5 à 6: Seigneur, fais-moi savoir quand finira ma vie, oui, combien de temps j'ai à vivre; que je connaisse la durée de mon sursis. Quelques largeurs de main, c'est toute la mesure de ce que tu me donnes à vivre. Devant toi, mon existence est comme rien. Même bien vivant, l'homme n'est qu'un souffle. Jésus nous invite à ne pas être comme les païens: à rechercher ces choses (soit par manque, soit par surabondance) Mais d'avoir cette attitude de foi et de confiance au Seigneur (Dieu connaît nos besoins et il pourvoit). Si nous faisons la même chose que les païens, alors nous leur ressemblons. Et nous nous éloignons des choses célestes et nous oublions la priorité: Rechercher la royaume de Dieu et sa justice. B/ Chercher Idée d'action: chercher (se faire violence) C'est une priorité: Jésus dit « d'abord » Il nous faut rechercher continuellement les choses de Dieu :
Mais c'est quoi chercher le royaume? - Se maintenir hors de ce monde - Laisser le Seigneur régner dans nos cœurs (Il est le Roi) - On est attaché et on recherche les choses du Seigneur: comme le Seigneur voit et non comme on voit, comme le Seigneur veut et non comme on veut.... - C'est avoir les sentiments qui étaient en Jésus-Christ (compassion, humilité, miséricorde, service, justice....) Ex: Si je manque de compassion pour le pécheur, est-ce que je recherche d'abord le royaume de Dieu et sa justice? Si je manque de zèle et d'effort...n'est-ce pas rechercher d'abord mon confort, ma tranquillité (ce que les païens recherchent) - Chercher d'abord les intérêts du Seigneur - Chercher à lui plaire, à accomplir les désirs du Seigneur. Ainsi celui qui a pour priorité le royaume et la justice de Dieu ne s’inquiète pas de l’avenir. C/ L'avenir Jésus nous invite à ne pas nous inquiéter du lendemain. « A chaque jour suffit sa peine » Le mot peine veut dire: chagrin, adversité, malheur, calamité Chaque jour a ses problèmes, ses difficultés, ses ennuis, ses préoccupations. Faut-il en rajouter par ceux du lendemain auxquels nous pourrions penser, aux problèmes potentiels ? Luther disait: "Pourquoi veux-tu t'inquiéter au-delà d'aujourd'hui et prendre sur toi le mal de deux jours? Contente-toi de celui que ce jour t'impose, demain t'apportera autre chose". C'est une autre façon de dire: "A chaque jour suffit sa peine" Jésus nous invite à désencombrer notre esprit des inquiétudes. Il prend soin de nous en toutes choses, les présentes mais aussi celles de demain et également celles que l'on ne connaît pas encore. Il veut nous faire comprendre que ces choses ne doivent pas faire passer au second plan le royaume et la justice de Dieu. Et de nous faire oublier la prière, la lecture de la Parole, la communion fraternelle, l’amour du prochain, notre engagement, à suivre le Seigneur jusqu’au bout. Conclusion Dans nos relations avec les autres, avec notre Seigneur, notre service doit être empreint d’humilité et de simplicité. Il nous faut aussi être simple avec les biens d’ici bas, faire preuve d’humilité avec ces choses. Il faut nous attacher plus que jamais à Dieu, aux choses célestes et rechercher le royaume et la justice de Dieu. Nous n’avons pas à ignorer les richesses de ce monde, elle sont là, Dieu n’a jamais demandé d’être pauvre et de tout faire pour être pauvre mais il nous met en garde quant à l’attachement à ces richesses car elles nous mènent vers la perdition. C’était le problème du jeune homme riche, Jésus ne lui reproche pas d’être riche mais d’être attaché à ses richesses et à ses biens. Le jeune homme repartit tout triste, sans le salut et la vie éternelle. Ne lui ressemblons pas mais soyons fermes et attachés à notre Dieu. Le jugement, la demande et la règle d’or.
I Jugement A/ Ne pas juger Verset 1: Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. a) Quelle mesure ? Quelle est notre mesure pour juger? Avec quel regard le fait-on ? Quelle est notre justice? Quels sont nos critères pour juger ? Que représente pour nous le verbe juger ? Il faut être vigilant afin de ne pas être animé d’un esprit de jugement. Jésus donne un principe élémentaire: ne pas juger pour ne pas être jugé. Retenons que Jésus ne donne pas un conseil mais un ordre. Nous devons agir avec simplicité, humilité et droiture de cœur, ce sont ces sentiments qui doivent nous animer quant à nos relations avec notre prochain. Ces principes nous évitent de juger superficiellement et hâtivement. Nos rapports doivent être animés par l'amour qui nous permet d’éviter l’esprit de jugement: Relisons I Cor. 13 Il nous faut comprendre : Celui qui juge son frère, fait abstraction de ses péchés et prend la place du Seigneur. Seul le Seigneur est un juste juge, il regarde au cœur mais nous, nous regardons à l’apparence, aux valeurs… et nous condamnons sans savoir, nous commettons des erreurs. Cf Ro. 2/1 : O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Si nous sommes honnêtes, nous pouvons constater que celui qui juge a souvent plus de choses à se reprocher que la personne jugée (poutre et paille). Jésus nous met en garde Il nous enseigne lors du jugement de la femme adultère : ceux qui la condamnaient étaient eux-mêmes condamnables. Jésus n’a pas excusé cette femme, il n’a pas fermé les yeux sur le péché mais il lui a dit de ne plus pécher. Les autres voulaient juger sans se juger eux mêmes, et sans miséricorde, c’est ce que Jésus condamne. b) Jamais juger ? Faut-il ne jamais juger? Non, Jésus va prendre deux exemples d’animaux pour montrer que le jugement est nécessaire car le jugement n’est pas toujours ce que l’on croit. Mat. 7/6: Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds ne se retournent et ne vous déchirent. Ne pas juger, n'exclut pas le discernement, Jésus prend deux images très fortes (le chien et le pourceau: animaux impurs) pour montrer la vigilance (donc le jugement à exercer), c’est à dire dans le contexte : évaluer ce qui peut-être donné ou ne pas être donné. Il ne faut pas donner l'occasion à certains de maudire, d’haïr ou de profaner, voire même de nous faire du mal.. (à noter que ce ne sont pas forcément que les gens du dehors, mais il est possible que ceux du dedans fassent aussi du mal.). c) Quelques exemples de jugements : I Cor. 5/12: Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N'est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Il est question ici de ceux qui se prétendent frères mais qui vivent dans le péché et restent dans le péché. D'ou l'importance de juger et de discerner. Les dons spirituels de révélation sont nécessaires (parole de connaissance ou de sagesse...) pour permettre un bon jugement. Toutefois des situations de péché parviennent à la connaissance de l’église d’une autre manière car Dieu est souverain. Ce qui est important dans ces affaires, c’est que le berger et l’église prennent leurs responsabilités afin que le péché ne perdure pas dans l’église. L’église de Corinthe ne l’avait pas fait et avait laissé des situations de péché au sein de l’assemblée, Paul doit les reprendre et leur rappeler qu’il faut juger de telles situations avec toute la douceur et l’amour nécessaires. I Thes. 5/21: Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; Juger, discerner pour retenir ce qui est bon (à noter que cette recommandation fait suite à: "N'éteignez pas l'Esprit, ne méprisez pas les prophéties" Examiner pour faire le tri: c'est exercer un jugement. Mais attention pas d'excès de jugement, car il y a un risque de mépris envers les prophéties et d'éteindre l'Esprit dans notre vie et dans l'église. I Jean 4/1: Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. Il s’agit ici d’évaluer par rapport à la Parole, leurs doctrines. Tous les chrétiens doivent être en mesure de le faire, c’est pourquoi la connaissance de la Parole est indispensable. On reconnaît l’arbre à son fruit. Si on est invité à juger, le jugement définitif appartient à Dieu seul. C’est lui qui coupe et qui jette au feu. B/ La paille et la poutre Verset 3 à 5: Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? Ou comment peux-tu dire à ton frère, Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'oeil de ton frère. Autre version: petite et grande tache C’est une comparaison qui n’est pas commune: la paille et la poutre, la différence est de taille, elle est énorme. Elle est provocatrice mais nécessaire pour que nous comprenions notre folie et notre hypocrisie dans certains jugements. Elle est donnée par Jésus : - Pour réaliser le danger, I Cor. 10/12 Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! - Pour éviter la tentation, Gal. 6/1 : Frères, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. Voir les fautes des autres et exiger leur repentance en occultant les nôtres est une grande hypocrisie. Le péché rend aveugle, l'image de la poutre le démontre. Si on veut ôter la paille en étant aveugle: on le fait sans discernement, avec maladresse, avec douleur, avec rudesse, avec rigidité, sans amour, sans miséricorde, sans bonté, sans justice comme les pharisiens le faisaient..... Mais si je procède à l’ablation de ma poutre, je vois correctement et je peux enlever la paille de l'autre avec douceur, amour, bonté et avec délicatesse. L’homme est souvent donneur de leçons mais il oublie de commencer par lui-même. Ceux qui jugent les autres refusent la réciproque, ils se fâchent et vont jusqu’à bouder leurs frères et l’église, ils murmurent, maugréent… (comme Israël dans le désert, mais il est dit que ce n’est pas contre Moïse qu’ils ont murmuré mais contre Dieu). De tels comportements sont des enfantillages, mais nous devons devenir adultes comme Paul l’enseigne aux Corinthiens. I Cor. 13:11 Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Il faut que je sache que je ne peux pas prétendre enlever la paille de l'autre sans être passé moi-même par l'humiliation, la repentance et sans vivre dans l'humilité. Un proverbe dit : « Charité bien ordonnée, commence par soi-même. » Nous sommes invités à aimer notre prochain comme nous-mêmes. Si je veux aider mon prochain en lui ôtant sa paille de l’œil, je dois commencer par enlever ma poutre, sinon je démontre que j’ai peu d’amour pour moi et par conséquent peu pour mon prochain. II La demande Verset 7 à 11: Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe. Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. Jésus passe à un autre sujet sans rapport avec celui qui le précède et le suit, puisqu’il est question de la prière. Mais on peut juger au travers de la prière par des propos inconsidérés, mais est-ce toujours une prière ? La prière ne doit pas être utilisée pour autre chose que demander, louer, adorer notre Seigneur. Luc fait précéder ce passage d'une parabole sur l'efficacité de la prière (parabole des amis). Il faut persévérer dans la prière, toujours prier, insister. Il y a comme une progression dans le texte : demander, chercher et frapper
Comme cet homme qui demande et insiste pour obtenir du pain jusqu'à ce que l'ami lui en donne. Nous avons plus qu'un ami, plus qu'un père nous avons le Père céleste. Phi. 4/6: Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Jésus prend l'image du père et de ses enfants. L'amour d'un père qui prend soin de ses enfants. Il ne donnera pas une pierre inutile (fardeau supplémentaire), ni un serpent dangereux (qui va le mordre) et encore moins un scorpion encore plus nuisible (qui le piquera) alors que son enfant réclame du pain, un poisson ou un oeuf. Quel père ferait cela? Ces images doivent nous faire réfléchir car parfois nos propos et nos actes sont des pierres , des serpents et des scorpions qui vont faire du mal à nos frères ou notre entourage (famille, enfants, amis …). Ils viennent pour du réconfort ou autre chose et nous les renvoyons avec nos propos qui vont leur faire du mal. Ce n’est pas l’attitude de Dieu. Jésus nous montre dans Luc qu'un ami peu enclin à donner finira par donner. Il montre que l'homme malgré sa méchanceté, son égoïsme et sa nature à faire le mal peut prendre soin des ses enfants. A plus forte raison notre Père céleste qui est amour et bon, bienveillant donne de bonnes choses à ses enfants. A ceux qui demandent, entre autres, il veut donner son Esprit. C’est une priorité à ne pas négliger, chaque enfant de Dieu en a besoin. Luc 11/13: Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. III Rappel Verset 12: Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c'est la loi et les prophètes. Si nous attendons du pain, donnons du pain, si nous attendons de la consolation, donnons de la consolation… Jésus rappelle par cette phrase nos relations avec les autres. C’est un sujet abordé précédemment et abondamment dans le sermon mais c'est comme une conclusion quant à ce sujet. (Les exégètes l’ont appelée : règle d’or.). L'amour du prochain et des uns et des autres est indispensable. L'exemple doit venir en premier de moi-même, je ne dois pas attendre que l'autre fasse et moi ensuite, je dois faire en premier ce que j'attends des autres. J'attends de l'amour, de la compassion, de la bonté, de la bienveillance, de la miséricorde : je les donne en premier sans rien attendre en retour. Ne faut-il pas imiter Dieu qui nous a aimés le premier ? Nous devons puiser notre amour dans le Seigneur. Pour cela il nous faut demeurer dans l'amour de Jésus comme il nous le demande: "Demeurez dans mon amour" (comme le sarment sur le cep). Nous devons noter que Jésus présente cette règle comme un commandement (car c’est la loi et les prophètes). Je ne dois pas prendre cela à la légère. Conclusion Celui qui est fidèle dans la prière (pour l’église, pour ses frères, pour tous), qui aime son prochain comme lui même et qui demeure dans l’amour de Christ. Celui-la verra les choses différemment, il ne jugera pas sur les apparences, hâtivement. Il ne condamnera pas, mais il sera animé de bons sentiments pour ses frères et ses prochains. Celui-la s’examinera lui-même et enlèvera sa poutre qui l’aveugle. Pour aider, pour prier, sa priorité sera les autres, pour juger sa priorité sera lui-même. Une fois de plus Jésus va à l’encontre de ses contemporains mais il annonce la vérité. C’est cette vérité dont nous avons besoin car nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Dieu est fidèle, celui qui a le profond désir d’appliquer les enseignements de Jésus, sera aidé et béni afin de marcher d’une manière digne de sa vocation. Les chemins, les faux prophètes.
I Les cheminsVerset 13 à 14 : "Entrez par la porte étroite! Car large est la porte et facile le chemin qui mènent à la ruine; nombreux sont ceux qui passent par là. Mais combien étroite est la porte et difficile le chemin qui mènent à la vie; peu nombreux sont ceux qui les trouvent." A/ Définition Le mot grec utilisé est stenos, qui veut dire : étroit ou détroit. Ce mot est utilisé en médecine pour parler d’un rétrécissement d’une artère ou d’un canal. La porte et le chemin étroits sont des endroits resserrés, très resserrés. Le contraste entre les deux est saisissant, l’un est large et l’autre est étroit, très étroit. Les auditeurs pouvaient comprendre facilement ce que Jésus voulait leur faire comprendre. Pour accéder à la ville on entrait par les portes principales à deux battants : L’accès était facile mais celui qui voulait entrer par une petite porte devait emprunter un accès difficile et frapper. Il fallait donc de la volonté et un réel désir de le faire. Il en est de même pour entrer dans le royaume des cieux, il faut un réel désir, la volonté d’y entrer, il faut frapper. Il y a un passage obligatoire pour y entrer : la repentance. Cette condition fait que peu de personnes trouvent la porte étroite. Ils préfèrent la grande porte car on peut entrer avec ses convoitises et avec ses péchés, mais ce chemin mène à la perdition, à la mort et à la destruction. Le seul chemin qui conduit à la vie c’est le chemin étroit, celui indiqué par Jésus. Une seule porte est accessible pour la vie : Jésus. C’est lui qui a déclaré qu’il était la porte. Jean 10/9 : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages ». Celui qui pense pouvoir entrer sans passer par Jésus s’illusionne et se fourvoie. Le passage par la croix est obligatoire. On ne peut pas passer par la porte étroite encombré de ses péchés et de ses convoitises, la repentance est indispensable. Si cette première étape est nécessaire, une deuxième doit être effectuée : Le passage à la croix doit nous faire penser au renoncement et à la mort à soi-même. On ne peut entrer que si l’on se fait petit, si on se courbe car les petites portes étaient basses. Cela nous parle de l’humilité mais aussi du renoncement à soi-même. B/ Le renoncement Matthieu 16:24 Alors Jésus dit à ses disciples, Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. On ne peut pas entrer par la porte étroite et marcher sur le chemin étroit (qui est difficile, rocailleux, où nous rencontrons des difficultés, des fatigues, des souffrances), et garder des tas de choses qui nous encombrent. Jésus tout au long de son sermon a indiqué les choses que nous devons abandonner :
Il nous faut abandonner toutes choses de ce monde qui nous encombrent et nous empêchent de franchir la porte. Mais la plus grande chose à laquelle je dois renoncer : C’est mon moi, mon égo, ma petite personne. C’est mon moi qui est le plus grand obstacle, le plus grand fardeau, celui qui m’empêchera d’entrer et de marcher sur le chemin étroit. Ainsi, si cette porte et ce chemin paraissent difficiles d’accès, à emprunter, il ne faut pas perdre l’objectif, le but : c’est la vie, la vie éternelle. Sur ce chemin parsemé d’épreuves et d’embûches, nous ne sommes pas seuls, Jésus est avec nous, il nous guide, nous protège, prend soin de nous. Nous ne sommes pas seuls car nous sommes ensemble sur ce chemin et c’est ensemble que nous devons affronter les difficultés, les problèmes… Nous retrouvons dans cette pensée, la communion avec le Seigneur et la communion fraternelle. Il nous faut cette unité avec le Seigneur et les uns avec les autres. Nous sommes un en lui. II Les faux prophètes Verset 15 : "Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups féroces. Sur le chemin nous rencontrons et nous rencontrerons des faux prophètes, qui pour la plupart sont issus du milieu de nous. Ils cherchent à séduire les enfants de Dieu, c’est pourquoi Jésus nous met en garde contre ces loups ravisseurs. La Parole de Dieu nous laisse des critères pour les dépister et les démasquer. A/ Critères dans le passage Des personnes qui se font passer pour des brebis mais qui sont des loups. En apparence ils présentent bien, ils semblent comme des enfants de Dieu. Leur langage, leur attitude, une partie de leurs actes semblent en apparence corrects Ils prononcent le nom du Seigneur, ils peuvent prophétiser, ils peuvent chasser des démons, ils accomplissent des miracles. Mais ce ne sont pas ces critères qui permettent de les dépister puisque l’apparence est trompeuse : Ils peuvent faire toutes ces choses mais s’ils ne font pas la volonté de Dieu, ils n’entreront pas dans le royaume des cieux, Jésus leur déclarera qu’il ne les a jamais connus. Ceci est valable pour tout enfant de Dieu : s’il ne fait pas la volonté de Dieu, quand bien même il aurait une grande piété, Jésus lui dira qu’il ne le connaît pas. Il faut donc les démasquer, leur ôter leur vêtement d’usurpateur. Jésus donne des critères très précis : c’est à leurs fruits que nous les reconnaîtrons. « Vous les reconnaîtrez en voyant ce qu’ils font. On ne cueille pas du raisin sur des cactus! On ne cueille pas des figues sur des plantes piquantes! Oui, un bon arbre produit de bons fruits, un arbre malade produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas produire de mauvais fruits, et un arbre malade ne peut pas produire de bons fruits.. » Ils portent des mauvais fruits, car ce sont des mauvais arbres (qui sont d’ailleurs destinés à être coupés et jetés au feu), il est impossible qu’ils portent de bons fruits. Les exemples de Jésus sont explicites : du raisin sur des ronces c’est impossible, des figues sur des chardons, cela est impossible. Les fruits ne sont pas les actes puisque ces hommes peuvent être à l’origine de bons actes, c’est à leur conduite, à leur manière dont ils agissent que nous pouvons les démasquer, tôt ou tard ils se dévoilent par leur conduite. C’est pourquoi il faut être vigilant et ne pas être euphorique, « emballé » au premier venu accomplissant des miracles, parlant bien…ne nous attachons pas à ce qu’il fait mais attachons-nous à la Parole de Dieu, Regardons sa façon d’agir, examinons les fruits au travers des Saintes Ecritures. Mais soyons équilibrés, ne devenons pas suspicieux, nous méfiant de tous, tirant sur tout ce qui bouge… Soyons comme dit l’Ecriture : « Voici je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez prudents comme les serpents et simples comme les colombes. » Nous trouvons d’autres critères dans les précédents chapitres, Jésus introduit le sermon sur la montagne par les attitudes du cœur, ce sont des critères que nous devons trouver chez les vrais serviteurs de Dieu. B/ Critères par les béatitudes Les faux prophètes ne connaissent pas l’humilité mais ils sont enflés d’orgueil. Les faux prophètes ne se repentent pas et n’ont pas d’attitude de repentance, s’il y a repentance, ce n’est qu’en façade mais sans fruit de la repentance. Ils ne sont pas affligés par le péché puisqu’ils sont remplis de compromis. Ils ne connaissent pas la douceur, ils ne savent pas ce que c’est d’être bon et généreux sans intérêt puisqu’ils sont intéressés pour eux-mêmes. Ils ne cherchent pas la justice, à être justes, à vivre dans la justice, à plaire à Dieu, et d’être justes avec les autres. La miséricorde n’est pas leur priorité, la compassion n’est pas un sentiment qui les habite. Si nous les voyons la pratiquer c’est encore une fois de plus pour rechercher leurs intérêts. Ce ne sont pas des modèles en pureté, puisqu’ ils vivent dans le compromis, le mélange est leur lot. Ils ne cherchent pas la simplicité et encore moins la sincérité. Ils ont beaucoup de mal à vivre en paix avec les autres et avec eux-mêmes. Il n’y a qu’une paix de façade mais non profonde. Ils laissent souvent après leur passage, la discorde, la division, ils s’en vont avant que l’orage n’éclate et ne les éclabousse. Ils ne sont pas des modèles de persévérance, ils sont prêts à avaler des « couleuvres » pour éviter toute persécution ou empêchement d’agir. Ils résisteront tant que leurs intérêts ne sont pas en jeu mais dès qu’ils sentent le vent tourner, ils lâchent et le troupeau est livré à lui-même. La bible nous donne d’autres pistes pour dévoiler ces faux prophètes. La 2ème épître de Pierre nous donne les critères des faux docteurs. C/Critères de l’épître de Pierre II Pierre 2/15 à 22 Ces critères qui nous sont laissés par l’apôtre Pierre sont ces fruits qui nous permettent de les démasquer. Ce sont des personnes qui aiment l’argent et qui ont l’appât du gain, comme Balaam qui était un mercenaire soucieux de tirer profit de ses dons. C’est pourquoi ils annoncent des choses qui plaisent à la chair. Leur vie démontre qu’ils aiment tout ce qui est biens, richesses….ils brassent en général beaucoup d’argent (ex : automobile, vêtements, maison, voyages….) Ce sont des personnes qui promettent plus qu’ils ne peuvent donner comme une fontaine que l’on voit pour se désaltérer mais il n’ y a pas d’eau. Ils font miroiter beaucoup de choses et ne donnent rien. Ils apportent la déception à ceux qui se confient en eux. Ils ont en apparence la vie de l’Esprit (ex : ils peuvent parler en langues, exercer un ou des dons spirituels) mais ils ne portent pas le fruit de l’Esprit, ils ne sont pas à l’écoute du Saint-Esprit car ils agissent selon leur volonté, pour leurs intérêts. Ainsi ils prétendent être remplis mais ils sont vides et creux. Ils cherchent à attirer l’attention sur eux au lieu de d’attirer l’attention sur Jésus. Ce sont des discoureurs, des « beaux parleurs », Ils flattent, leurs discours sont pompeux, présentant des compromis, des écarts conduisant à une vie charnelle, de dérèglements et de débauche. Ils cherchent à appâter les gens par ces discours, et les âmes nouvelles ou mal affermies se font amorcer facilement. Ils promettent l’affranchissement en proclamant une fausse spiritualité, alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves. La liberté qu’ils proclament n’est pas celle promise par Jésus-Christ car ils promettent une liberté où ne se trouve aucune contrainte, or la grâce c’est la liberté certes, mais pas de tout faire ce que l’on veut, la grâce c’est d’avoir le pouvoir de résister et d’être affranchis de toute passion. C’est une liberté afin d’assouvir ses propres volontés, or nous sommes invités à nous soumettre à la volonté de Dieu. Ils sont esclaves eux-mêmes, car ils se laissent aller à leurs convoitises, à leurs passions. Ils ne sont pas libres car ils sont liés par leurs mauvaises habitudes et leurs appétits de tout genre. Ils corrompent la liberté en Christ pour leur « liberté » qui est une fausse liberté. Ainsi ils détournent de la saine doctrine les âmes tentées de vivre leur vie chrétienne d’une manière charnelle, acceptant les compromis. Ils ont des tas d’arguments, de raisonnements pour montrer qu’ils ont raison, et que ceux qui s’attachent à la Parole sont des « ringards », des « vieux-jeux » qui ne savent pas vivre avec leur temps. Ils retournent à leurs premiers péchés, erreurs, leur vie d’avant leur conversion. Ceci est quelque chose de flagrant non seulement pour ces hommes mais aussi pour les chrétiens car parfois les années passant, nous voyons des enfants de Dieu retourner à d’anciennes pratiques qu’ils avaient avant la conversion. Nous devons être interpellés lorsque nous voyons un nouveau converti quitter ces mauvaises habitudes et en parallèle un chrétien retourner à des mauvaises habitudes, le contraste est particulièrement flagrant. Nous devons être vigilants car le temps peut jouer contre nous, si nous ne sommes pas fermement attachés à la Parole. Il est très facile de sombrer dans le compromis, de se laisser séduire et de retomber dans les premières erreurs. Conclusion Soyons ces hommes et ces femmes qui rejettent le chemin large et spacieux pour entrer par la porte étroite et marcher dans le chemin resserré. Soyons vigilants quant aux faux prophètes qui se multiplient dans ces derniers temps. Passons au crible de la Parole de Dieu. Rejetons tout compromis pour rester fidèles jusqu’au bout.
CONCLUSION Lecture : Mat. 7/24 à 27 Intro : Jésus termine son sermon par un cours sur la construction. Comment avoir de bonnes fondations ? Tout son discours précédent parle du fondement sur lequel nous devons construire notre vie. Les béatitudes (belles attitudes du cœur) sont les bases que tout chrétien doit posséder dans son cœur. Avec ses sentiments dans son cœur, le chrétien peut mettre en pratique tous les enseignements que le Seigneur indique tout au long du sermon. Celui qui met en pratique sera donc un homme prudent qui bâtit son édifice sur le roc. Celui qui ne met pas en pratique et refuse les enseignements du Seigneur est semblable à un insensé qui bâtit l’édifice sur le sable. I C’est quoi bâtir sur le roc ? A/ Pas d’erreur possible Nous savons que le roc, le rocher représentent notre Seigneur Jésus-Christ, C’est sur ce Rocher que notre vie doit être bâtie. La Parole est très claire à ce sujet. I Cor. 3/11 : Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Eph. 2/20 : Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. Une vie construite sans Christ est une vie destinée à la destruction et à la ruine donc à la perdition, c’est l’enseignement que nous laisse Jésus. Dans sa conclusion, Jésus va très loin et définit la construction sur le roc. Jésus est très précis et ne fait aucun compromis, et ne laisse aucune négociation possible. Le chrétien qui construit sur le roc c’est celui qui entend la Parole, et la met en pratique. Celui qui entend mais qui ne met pas en pratique est un insensé, il ne bâtit pas sur le roc mais sur du sable. Jésus montre : qu’entendre, connaître les Ecritures, les commandements, les conseils, c’est insuffisant pour bâtir sur le roc. La mise en pratique est indispensable, personne ne doit s’illusionner, l’absence de la pratique montre que l’édifice est construit sur le sable et va tôt ou tard s’écrouler. Jésus sera, pour moi enfant de Dieu, le roc solide et sûr qu’à la condition de mettre en pratique ce que j’entends de sa part. B/ Mise en pratique Au temps de Moïse, Dieu a insisté sur la mise en pratique, on retrouve cet ordre bien précis. Deut. 4/1 à 6 : Maintenant, Israël, écoute les lois et les ordonnances que je vous enseigne. Mettez-les en pratique, afin que vous viviez, et que vous entriez en possession du pays que vous donne l'Eternel, le Dieu de vos pères. Vous n'ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n'en retrancherez rien; mais vous observerez les commandements de l'Eternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris. Vos yeux ont vu ce que l'Eternel a fait à l'occasion de Baal-Peor, l'Eternel, ton Dieu, a détruit du milieu de toi tous ceux qui étaient allés après Baal-Peor. Et vous, qui vous êtes attachés à l'Eternel, votre Dieu, vous êtes aujourd'hui tous vivants. Voici, je vous ai enseigné des lois et des ordonnances, comme l'Eternel, mon Dieu, me l'a commandé, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession. Vous les observerez et vous les mettrez en pratique; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples, qui entendront parler de toutes ces lois et qui diront, Cette grande nation est un peuple absolument sage et intelligent! Dieu le dit : s’ils mettent en pratique, ils seront un peuple sage et intelligent, leur vie sera un édifice construit sur du solide. NB : Par ses propos Jésus montre bien qu’il n’est pas venu abolir la loi mais l’accomplir. Par un exemple tout simple (construire une maison), Jésus donne un enseignement capital pour notre vie avec lui. Il n’y a pas d’autre possibilité, tout autre enseignement est erroné, édulcoré. Celui qui veut construire sur le roc doit mettre en pratique ce qu’il entend (La Parole). II Comment atteindre le roc ? Jésus avait pour habitude de prendre des exemples concrets que le peuple pouvait avoir sous les yeux. Le sermon sur la montagne est donné à proximité du lac de Galilée. Les bords de ce lac sont sableux mais si on creuse, on trouve le roc très dur. Sur ce roc on peut bâtir des maisons qui seront solides car elles auront de bonnes fondations. Il faut donc creuser pour atteindre le roc, cela ne se fait pas sans effort. Pour mettre en pratique la Parole, il faut faire des efforts, parfois se faire violence. L’écoute nécessite de l’attention, ce qui est déjà un effort, mais pour la mise en pratique il faut poursuivre l’effort. La Parole nous interpelle, il nous faut l’écouter. C’est l’appel du Maître qui aura une suite en fonction de notre décision. Question importante (sous forme de jeux de mots) à se poser et à répondre: « Si tu as reçu l’appel, as-tu reçu la pioche ? » Il faut creuser pour construire sur le roc. Ainsi la pioche peut représenter le courage, la détermination, les efforts à fournir pour mettre en pratique les enseignements de Christ. Il y a des obstacles à franchir : La paresse et la nonchalance, la légèreté… sont des barrières pour nous empêcher d’aller plus loin et de mettre en pratique. On se trouve fatigué, on entend, on sait mais on ne bouge pas. Cette attitude est insensée et fragilise l’édifice que je suis. Le risque est important, je risque d’être renversé à la première épreuve venue. Il y a des cailloux à ôter (quand on creuse on rencontre des pierres), ainsi le doute, les raisonnements empêchent ou retardent la mise en pratique. Le diable ne manquera de nous faire douter : « As-tu bien entendu ?», « As-tu bien compris ? », « Es-tu sûr que Dieu a bien voulu dire ça ? », « tu n’as pas compris, attends avant de croire et de mettre en pratique. », « c’est du passé, c’est démodé »…. Si nous écoutons l’adversaire de nos âmes nous arrêtons de creuser, de bâtir sur le roc et nous mettons l’édifice en danger. N’oublions pas que le diable agit comme les sapeurs qui creusaient sous les édifices, mettaient des étaies puis mettaient le feu pour faire tomber l’édifice. Il fait ses « coups » en dessous pour nous faire chuter. Tous les raisonnements ci-dessus qui mettent le doute sont comme des tunnels creusés sous notre édifice pour qu’il s ‘écroule. Il faut réagir lorsque le doute « pointe son nez », ce qui ne manque d’arriver à tous les chrétiens, il faut donc le combattre et mettre sa foi en action, cette foi ferme qui nous vient de la Parole de Dieu. « Soumettez-vous donc à Dieu, résistez au diable et il fuira loin de vous. » Ainsi la mise en pratique nécessite des efforts, de la détermination et de la persévérance. Il faut vouloir mettre en pratique, Dieu nous donne la force de le faire, mais Dieu ne forcera jamais personne à mettre en pratique. A cause de son amour, il nous avertit que la non mise en pratique est pour nous une source de fragilité qui conduit à la ruine. Dieu ne désire pas voir l ‘édifice s’écrouler mais rester debout. Il sait que les intempéries ne manqueront pas d’arriver, il sait que l’édifice ne peut pas résister s ‘il est construit sur le sable. III Les intempéries La pluie, les torrents et les vents vont s’abattre sur l’édifice Il est question ici de toutes les épreuves et dangers possibles que peut subir un chrétien. Il y a parfois des tornades ou des violentes tempêtes dans la vie chrétienne. La résistance à la tempête va dépendre de mon fondement. Suis-je en Christ ? Au creux du rocher ? Mais qu’est-ce être en Christ, et qu’est-ce être réfugié en Christ ? Celui qui est en Christ, c’est celui qui demeure en Christ, c’est celui qui met en pratique les commandements. Jean 15/5 à 10 : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on le ramasse, on le jette au feu, et il brûle. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c'est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. I Jean 3/24 : Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui; et nous connaissons qu'il demeure en nous par l'Esprit qu'il nous a donné. I Jean 5/1 à 3 : Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui. Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, II Cor. 5/17 : Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Les chrétiens sont des nouvelles créatures. Ils ont laissé derrière eux les choses anciennes, ils pratiquent en tant qu’homme nouveau des nouvelles choses : la Parole de Dieu. Ils sont attachés aux commandements de Dieu, ils les aiment et ils désirent les mettre en pratique, ils les mettent en pratique. Il faut que je sache que si je ne mets pas en pratique la Parole, c’est autre chose qui prendra la place : les choses de ce monde , les choses anciennes…. Je suis donc en train de construire sur le sable, et lorsque les intempéries viendront, l’eau va s’introduire dans le sable, l’infiltrer, il va devenir mouvant et rendre l’édifice instable qui finira par s’écrouler. Mais avant qu’un édifice ne s’écroule, il y a des signes précurseurs.
IV Signes précurseursA/ L’alerte Un édifice ne s’écroule pas du jour au lendemain sans alertes antérieures. On voit apparaître des lézardes sur les murs, des légers affaissements de terrains, des craquements suspects, parfois des trous apparaissent autour de la maison… Pour le chrétien il y a des alarmes qui indiquent qu’il n’y a plus construction sur le roc, et que l’édifice est en train de se fragiliser, qu’il y a un risque sérieux d’écroulement. On voit la vie chrétienne se fissurer, des craquements apparaissent, il y a des trous. Ces choses deviennent de plus en plus fréquentes et de plus en plus importantes, ce qui manifeste un caractère d’urgence à la réaction nécessaire pour ne pas voir sa foi vaciller. B/Quelques exemples de fissures, craquements et trous : La vie de prière devient routinière ou est en diminution ou arrêtée. La lecture de la Parole n’est plus quotidienne et devient laborieuse et de principe. On ne lit plus pour être nourri par le Seigneur, mais pour se donner bonne conscience. Partager la communion fraternelle, partager le combat dans la prière devient pénible, l’absentéisme devient chose courante. Toutes les excuses possibles sont avancées pour se justifier : fatigues (Mais Dieu est celui qui ressource) , invitations, fêtes, anniversaires (possibilité d’autres jours que ceux des offices), en fonction du prédicateur (on vient pour Dieu et non pour le prédicateur)… On est débordé et on ne trouve plus de temps pour Dieu. Les commandements de Dieu deviennent pénibles ou alors on les trouve dépassés ou on ne voit que des interdits. On ne retient que les exhortations mais on refuse les censures. On voit les fautes des autres mais pas les siennes. Notre amour pour Dieu est en diminution voire nous abandonnons notre premier amour. Et bien d’autres signes que chacun peut diagnostiquer lui-même. C/ Prendre en compte Il faut tenir compte de ces signes d’alertes. Les douleurs qu’un être humain peut rencontrer sont des alarmes pour lui indiquer que quelque chose ne va pas dans son organisme ; il y a nécessité de faire des soins. Il en est de même pour notre être spirituel, les alarmes sont là pour montrer qu’il faut réagir afin d’éviter l’écroulement de l’édifice. Jésus est très clair, celui qui construit sur le sable, voit son édifice s ‘écrouler : c’est la ruine. Il faut donc tout à nouveau creuser pour trouver la pierre et se fonder sur Jésus-Christ. D/ Pas d’illusions Certains pensent qu’ils éviteront peut-être de justesse la ruine. Mais si cela est peut être possible dans une mesure exceptionnelle de l’exception, ils présenteront un édifice mal en point, lézardé de partout. Ils seront sauvés de justesse mais qu’en sera-t-il des récompenses ? Il ne faut pas jouer avec le feu, paraît-il ? Il est donc important de retenir, l’édifice construit sur le sable face aux intempéries ne résiste pas longtemps, il finit par s’écrouler. Retenons qu’une vie chrétienne peut s’écrouler si elle n’est pas fondée sur le roc, s’il n’y a pas la mise en pratique. Si elle s’écroule, il y a donc perte du salut sauf si la personne revient, se repent, et à nouveau reconstruit sur le roc.
Conclusion C’est un sérieux avertissement du Seigneur, il ne faut pas passer rapidement dessus. Il faut le prendre en compte et le retenir. Veillons à ne pas interpréter cette Parole « à notre sauce ». Jésus a été précis, clair pour éviter toute interprétation fantaisiste. Celui qui construit sur le roc, c’est celui qui met en pratique ce qu’il entend et ce qu’il entend c’est la Parole de Dieu. Poursuivons notre chemin avec le Seigneur et continuons à mettre en pratique, certes parfois nous avons des manquements mais reconnaissons-les et ne nous justifions pas, sachons demander le secours de Dieu pour mieux marcher. Si je ne suis plus en train de construire sur le roc parce que je ne mets plus en pratique comme le Seigneur demande. Je dois réagir et tout à nouveau creuser et encore creuser pour m’édifier sur Jésus.
"Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit ; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus ; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves." Marc 2/21 à 22
Deux exemples concrets et matériels que Jésus prend pour montrer que le bricolage conduit à l’échec. Le tissu : La pièce ancienne ne peut pas supporter la tension de la pièce neuve et inévitablement, elle va se déchirer, les dégâts seront plus importants qu'à l'origine. Le vin : En orient on conservait les liquides dont le vin, dans des outres faites en peau de chèvre. Si l'outre ancienne était réutilisée, elle ne pouvait pas supporter la fermentation du vin, elle se déchirait. L'outre et le vin étaient perdus.
Si Jésus a pris ces exemples, c'est pour montrer qu'il en est de même pour construire sa vie, qu'on ne peut pas bâtir en rafistolant ou en mélangeant, sous peine d'aller à l'échec cuisant. L’homme bricole , car il veut faire du nouveau avec du vieux, car il construit sur des mauvaises bases : haine, mal, injustice, méchanceté, hypocrisie, avarice, cupidité, inconscience, mensonge… On construit sur du mauvais: le péché est dans le cœur de l'homme. Tant que l'homme construira sur et avec le péché, le mal, ce sera échec et ruine. Il n’y a qu’un semblant de solidité. C'est un gâchis permanent : on prend un morceau de neuf pour mettre sur de l'ancien sans efficacité. Jésus n'est pas venu pour rafistoler, bricoler ou raccommoder mais pour une œuvre de transformation. Il est venu pour changer les bases, transformer les vies. Il faut le recevoir dans son cœur, le laisser agir. « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche », c’est la bonne démarche à faire pour repartir dans la vie, construire sur de bonnes bases en Jésus-Christ.
Lecture : Exode 29 : 1-25 et Apo.1 : 6
Erreurs à ne pas faire quant à la 1ère lecture : Rébarbatifs, fastidieux, compliqué et se donner l’excuse pour ne pas faire la lecture. Penser que cela concerne que le peuple d’Israël quant à la loi cérémonielle, mais la loi morale existe toujours, la grâce n’a pas annulé la sainteté bien au contraire. Retenons deux choses Ce texte nous parle de Jésus, il faut le lire au travers de Jésus-Christ Il nous parle de notre consécration à Dieu, car la grâce n’a pas annulée la consécration totale que nous devons à Dieu. Nous devons nous présenter devant lui, purifié, sanctifié et consacré. I Image de Jésus A/ Sacrifice d’expiation « Tu présenteras le taureau devant la tente de la Rencontre; Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du taureau. » C’est une préfiguration du sacrifice de Jésus qui a été la victime expiatoire, Il s’est fait péché pour nous et a pris sur lui la culpabilité. Il s’est substitué à nous. Christ est l’agneau sans défaut et sans tâche qui a été fait péché pour nous. Le reste de la victime était brûlé hors du tabernacle et hors du camp, Dans un lieu pur (peut-être celui où l’on déposait les cendres), Jésus est mort sur la croix hors de la ville sainte, hors de la porte sur le mont Golgotha. Héb. 13/11 à 12 : Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp. C'est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. B/ L’holocauste « Tu prendras l’un des béliers; Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. » L’holocauste ne présentait aucun défaut, le meilleur est pour Dieu, Il est inimaginable d'offrir à Dieu qui saint, une offrande au rabais qui ne coûte rien. Souvenons-nous que Jésus s'est offert sans défaut et sans tâche. Christ a tout supporté patiemment jusqu'à la mort même de la croix. C’est l’holocauste qui symbolise le don total, la consécration totale. Tout est consumé par le feu. Christ s’est donné entièrement sans rien retenir. C/ Action de grâces « Tu prendras le deuxième bélier: Aaron et ses fils poseront leurs mains sur la tête du bélier. » D’une manière générale, il nous parle de la paix et de la communion possible avec Dieu grâce au sacrifice de Christ. Sans le sang pas de communion possible avec Dieu Impossible en état de péché d’être en communion et de servir Christ C’est pourquoi le sacrifice d’expiation est en premier puis l’holocauste et enfin l’action de grâce. Mais il est question ici de consécration Christ a été entièrement consacré à son Père et a parfaitement obéi.
Cette offrande était accompagné de pain et galette : Offrande végétale Cette offrande nous parle de la perfection de Christ qui s’est donné librement, il a accepté de souffrir publiquement et intérieurement. Il a tout accompli parfaitement. D/ Conclusion Héb. 10/1 : La loi, en effet, possède une ombre des biens à venir et non pas l’exacte représentation des réalités; Toutes ces choses étaient l’ombre des biens à venir et annonçait le sacrifice parfait de Christ Car aujourd’hui nous l’assurance du pardon de nos péchés, une fois pour toute. Héb. 10/18 : Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. Nous avons une libre entrée dans le sanctuaire Cependant la même consécration nous est demandée, Sans cérémonie mais moralement, la loi morale est toujours d’actualité. Nul ne peut servir Dieu, sans se consacrer et les mêmes étapes :
Nous sommes des sacrificateurs pour Dieu : non pour le péché mais pour servir Dieu et être des adorateurs. Les disciples de Christ sont un royaume; un royaume où chacun est un sacrificateur.
II Consécration A/ Sacrifice d’expiation : 1ère étape Hébreux 9:12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Nous pouvons servir Dieu car Jésus a payé une fois pour toute Tout repentant est pardonné de tous ses péchés Aucun service ou adoration n’est possible en état de péché : c’est de la façade, de l’hypocrisie, Aucun hypocrite n’héritera le royaume de Dieu Je ne peux pas être un sacrificateur pour Dieu sans la repentance
Si péchés à nouveau : arrêt de la course avec Dieu Nécessité de revenir à Dieu Nécessité de se revenir à nouveau, la porte reste ouverte si repentance. Servir en dehors du camp. Christ est mort hors de la ville Cela nous montre que nous sommes sortis du monde pour ne plus vivre selon sa mentalité N’oublions pas nous nous identifions à la mort de Christ : morts au péchés pour vivre en nouveauté de vie. Les péchés ont disparu, l’idolâtrie, la religiosité…. B/ L’holocauste C’est le don total de soi à Dieu On ne peut pas servir Dieu sans se donner entièrement L’offrant posait sa main sur l’animal puis l’animal était entièrement brûlé : c’est le don total. Sacrificateurs nous sommes, entier nous sommes à Dieu, entièrement à son service - Examinons-nous à ce sujet : où sont nos priorités aujourd’hui ?
Rom. 12 : 1 à 2 : Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu: ce qui est bon, agréable et parfait. Romains 6:13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Luc 14:26 Si quelqu’un vient à moi, sans me préférer à son père, à sa mère, à sa femme, à ses enfants, à ses frères, et à ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Symbolisme très fort de l’holocauste général Il est important de souligner que celui qui offrait cet holocauste participait activement au sacrifice, il s'impliquait et devait ainsi réaliser qu'il se donnait à Dieu et qu'il attendait le pardon. La personne devait poser la main sur la tête de l'animal.
C'est la personne elle-même qui égorgeait la victime (la première fois c’est Moïse comme Jésus s’est donné)
L'animal était découpé et ses os n'étaient pas brisés.
Les morceaux n'étaient pas jetés pêle-mêle ou n'importe comment, au hasard avec négligence.
L'holocauste était entièrement consumée par le feu (symbole de sainteté)
C/ L’action de grâces Parle de paix : être en paix avec Dieu Si ce sacrifice nous parle de la paix de Christ qu’il nous procure, N’oublions pas que cette paix n’est possible qu’après la repentance et le pardon accordé par Dieu obtenu au prix du sang de Christ. Parle de communion avec Dieu Ce sacrifice ne peut être agréé en situation de péché. De même Paul rappelle qu’il faut que chacun s’examine soi-même Lors de la sainte cène, la repentance est nécessaire avant de participer au saint repas, si péché Chacun doit mesurer l’importance de ces textes, chacun est responsable individuellement et sera jugé en fonction de ses actes et de ses décisions. I Cor. 11/27 : C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Mais il est question ici de consécration Oreille droite :
Pouce droit :
Orteil droit :
La poitrine était pour l’offrant : lieu où bat le cœur,
L’épaule droite aussi : symboliser la puissance et le courage
Conclusion N’oublions pas aussi le symbolisme du début : Ils sont lavés : baptême Il sont oints : baptême de l’Esprit Nous sommes des sacrificateurs pour Dieu Soyons des sacrificateurs entièrement consacrés Retenons la consécration par ces trois sacrifices qui nous enseignent Enfin retenons les exemples des deux fils d’Aaron et ceux d’Eli afin de ne pas reproduire les même égarements
Retenons qu’on ne se moque pas de Dieu : ils ont péri.
Lecture : I Cor. 1/10 à 13
Dans ce texte et d’autres, Paul met en garde les chrétiens sur les divisions, les rivalités et les conflits. Il présente cela comme une anormalité car il a toujours exhorté à être d’un même sentiment. D’autres textes : Gal. 5/15 : Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. Col. 3/8 à 9 : Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles équivoques qui pourraient sortir de votre bouche. Ne mentez pas les uns aux autres, vous étant dépouillés du vieil homme et de ses œuvres. Eph. 4/30 : N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. I Généralités C’est l’œuvre du diable : diviseur (stratèges nombreux pour diviser). Les origines de rivalités et de divisions sont multiples et nombreuses. Elles arrivent facilement, il faut donc veiller sur nos cœurs et nos vies. C’est inhérent à la vie de l’église mais pas une fatalité. Nous devons combattre les conflits, les rivalités et les divisions et les sectes (clans, partis). Nous sommes le corps de Christ, il doit être uni (cf I Cor. 12)
Elle est toujours spirituelle et parfois physique (les corinthiens étaient ensemble mais divisés de cœur) L’unité a pour base Jésus et sa Parole (toutes étiquettes confondues). La doctrine est primordiale, pas de compromis possible. Les opinions ne doivent pas être discutées, le non respect des opinions divisent, leur respect contribue à l’unité. Rom. 14/1 : Accueillez celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas les opinions. N’oublions pas que Jésus a prié pour l’unité Jean 17/20 à 23 : Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, -afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Se quereller, se diviser, faire des clans, avoir des rivalités c’est aller à l’encontre de la volonté de Dieu et de Jésus C’est mépriser la prière de Jésus II Origines de divisions, rivalités. A/ Les serviteurs I Cor. 1/12 : Je veux dire que chacun de vous parle ainsi: Moi, je suis de Paul! -et moi, d’Apollos! -et moi, de Céphas! -et moi, de Christ! – Le diable incite à concentrer nos regards sur les serviteurs et non sur Christ Ce n’est pas les serviteurs qui divisaient les Corinthiens (grave si c’est le cas) mais ils se divisaient à propos des serviteurs. « j’ai été engendré par… » « Je préfère son enseignement » « j’ai des affinités pour.. .» « Je préfère tel ministère…. » Ils se servaient de cela pour se diviser et se quereller. (prétexte) Erreurs : Au lieu de voir la complémentarité des ministères , ils les ont opposés. Au lieu d’accepter les enseignements complémentaires et différents, il sont gardé un seul pour rejeter les autres. Ils n’ont pas reconnu le privilège, la richesse d’avoir plusieurs ministères. Peut-être recherchait-il l’un ou l’autre pour avoir raison ? Cette attitude montre : Un manque de maturité ou perte. Une conception charnelle et humaine. Un sentimentalisme et une affinité outranciers envers les serviteurs. Un refus de l’autorité. Paul va rappeler que c’est à Christ qu’il faut être attaché et c’est à lui qu’il faut regarder. Les ministères ont parfois des opinions différentes comme Paul, Céphas et Appolos mais ils étaient unis en Christ et sa Parole. Paul n’est pas entré ds le jeu des Corinthiens. Dans sa lettre il va rappeler l’importance de l’unité en mettant Jésus en avant. B/ Les opinions Le diable les utilisent pour nous diviser. Pendant qu’on discute les opinions, on se divise, on se querelle, on se chicane Plus de concentration sur le but fixé par jésus : Témoigner, gagner des âmes, mais contre témoignage ; On passe son temps à discuter les goûts, les avis, les options les choix , la vie de l’église… que de temps perdu.
Certains sont attachés aux anciens cantiques et refusent les nouveaux. D’autres veulent sans arrêt des nouveaux et rejettent les anciens. Mettre en opposition les chants est une erreur qui conduit à la discorde. Certains anciens et nouveaux sont à rejeter car non inspirés ou scripturaires (plus aujourd’hui qu’hier mais plus d’auteurs). Certaines musiques anciennes ou modernes sont démoniaques Mettre le mot chrétien ne sanctifie pas la musique. Chaque génération doit se retrouver dans les réunions (il y a un équilibre et un respect à avoir). Que dire des instruments….
Discuter sur la forme divise les chrétiens, en faire un point de doctrine divise. Jus de raisin-----vin Pain levé------pain sans levain Coupe indi.----coupe collec. On doit être uni sur le fond : mémorial souvenir, le pain représente la chair et le vin le sang. I Cor. 11/26 : Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Etre radical c’est diviser : chrétien s’abstenir de la Ste cène car petite coupe indiv.
Quelques exemples : 5 chants au lieu de 4 Ste cène avant ou après la prédication Pas d’imposition des mains, ou à une autre réunion. Horaires des réunions Durée de la réunion. Importance Onction de l’esprit Vie de l’Esprit Bienséance et bon ordre. Parole de Dieu Moment de prière et de louange. Col. 3/16 (PVV) : Que la Parole du Christ réside et vive au milieu de vous dans toute sa richesse, qu’elle vous inspire la vraie sagesse qui vous permettra de vous instruire et de vous avertir les uns les autres. De tout votre cœur, chantez à Dieu votre reconnaissance pour sa grâce, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés par l’Esprit. C/ Les fausses doctrines II Pie. 2/1 à 2 (PVV): Certes, il y eut aussi de faux prophètes parmi le peuple d’Israël, tout comme il y aura parmi vous des faux docteurs qui introduiront subtilement des erreurs dangereuses et enseigneront des doctrines particulières qui diviseront et détruiront (l’Eglise). Ces hérétiques renient le Maître qui les a rachetés et attirent ainsi sur eux une ruine soudaine. Bien des gens les suivront dans leurs voies immorales et, à cause d’eux, le chemin de la vérité sera discrédité. Le diable séduit des hommes pour introduire des fausses doctrines Une seule doctrine : La Parole de Dieu C’est pourquoi vigilance importante, car la plus petite fausse doctrine divise l’église. Il nous faut être affermi sur la Parole et y être attaché. L’unité est impossible avec ceux qui refuse la doctrine de la Parole de Dieu ou qui ont divisé l’église (sauf si retour et repentance). II Jean 10 : Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas: Salut! : (se réjouir, être heureux être extrêmement réjoui). D/ La chair Rechercher ce qui nous fait plaisir, qui va ds le sens de la chair en invoquant un prétexte spirituel. Ne pas accepter la ligne de l’église locale, son histoire, son vécu. Ne pas accepter de changements pour rester attaché à une certaine tradition. Séparation en plusieurs groupes dans l’église ou plusieurs églises ou rejoindre un autre groupe (à la mode aujourd’hui). C’est mieux ailleurs, mais quels efforts entrepris pour que çà soit mieux chez soi. Un tel état d’esprit est un esprit diviseur à moins qu’il y est un problème de doctrine. Gal. 5/16 à 17 : Je dis donc: Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à la chair; ils sont opposés l’un à l’autre, afin que vous ne fassiez pas ce que vous voudriez. Querelles, divisions, rivalités… sont les œuvres de la chair. E/ Autres causes La jalousie L’envie L’animosité, rancune, rancœur…. Conclusion La division est un instrument du diable, son temps est compté alors il redouble d’activité. Il présente la séparation comme normale (ds tous les domaines). Ne prêtons pas le flanc à l’ennemi Rejetons toutes formes de divisions Regardons à Christ Ne discutons pas les opinions Soyons vigilants sur les fausses doctrines Combattons la chair Arrachons les mauvaises racines ds notre cœur Vivons la prière de Jésus sur l’unité.
Lecture : Héb.13/1 ; Rom. 12/10
Héb. 13/1 : « Continuez à vous aimer comme des frères » Rom. 12/10 : « Comme les membres d’une même famille, aimez-vous en frères d’une affection vraie et profonde… » 2 petits versets parmi tant d’autre qui parle de ce thème. par mi d’autres recommandations des auteurs pour l’utilité commune ; Mais avec des précisions importantes.
A/ Persévérer
Persévérer : demeurer, subsister, rester, prolonger, permanent Il faut une constance, du courage, de la ténacité pour que l’amour fraternel demeure ; Ce n’est pas inné en nous ; il faut vouloir aimer les autres ; Si l’apôtre dit « persévérez » C’est qu’il y a un danger Que notre amour les uns pour les autres s’altère, diminue pour une raison ou autre ; il y a donc un effort à produire.
Il faut un entretien, si non il y a altération, c’est aussi çà persévérez (ex le feu) Cet entretien n’est possible que dans la présence de Dieu, nous laisser nous envahir de son amour. Si l’amour est comme un feu , il doit toujours brûler. Rien ne doit pouvoir altérer cet amour : ni les circonstances, les épreuves…(l’amour surpasse ces choses) Veillons sur nous, rejetons toutes attitudes ou paroles qui peuvent altérer l’amour fraternel. Et surtout que notre amour soit sincère et non de façade.
B/ Le lien
Pour qu’un édifice soit solide , il faut une bonne base et que les pierres soient bien liées les unes aux autres. La base c’est Jésus, il nous aime, il est notre modèle, nous devons nous aimer comme il nous aime. « Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Les pierres seront unies entre elles si l’amour est le lien. Sans l’amour fraternel, pas d’unité possible. (c’est le seul lien) L’amour est remplacé par un sentiment fragile prêt à casser à tout instant ; ex : du sable seul pour unir les parpaings sans ciment. Sans un amour sincère et véritable, l’unité sera défaillante, superficielle et prête à exploser à la moindre épreuve de l’église. Si l’amour fraternel n’est pas présent : Autre chose prend la place. Critiques, jugements, condamnation, jalousie, envie, médisance, l’indifférence…
C/ Pleins d’affections
Plein signifie rempli, voire débordant. Nous n’aurons jamais trop d’affection les uns pour les autres, de prévenance réciproque. Ne nous contentons pas de peu, attention à la suffisance, à la médiocrité. Affection : chérir sa famille, spécialement parents ou enfants Paul utilise le terme réservé à la famille Nous sommes une famille, nous devons chérir sa famille. Puissions-nous être comme les thessaloniciens. « Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres, »
Conclusion
L’amour ce n’est pas la sensiblerie, la sentimentalité. L’amour ne ferme pas les yeux sur le péché, au contraire. Aimer c’est aussi reprendre et censurer avec toute douceur. Agissons, mettons en pratique plutôt que d’en parler. I Jean 3/18 : Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. I Cor. 13/4 à 13
Lecture : Eph. 4/1 à 7 Intro : L’unité est divine : les trois personnes de la divinité sont unies. Elle fait partie de la création C’est l’Esprit qui nous unit, c’est une unité par l’Esprit et non humaine. Si humain : uniformité mais non spirituel, union mais pas unité L’unité est spirituelle et dans cette unité il y la diversité ; « Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. » « Et il a fait des dons aux hommes. » L’église doit être unie (elle l’est par Jésus) et rester unie, le corps ne doit pas se diviser. Le lien de la paix permet de conserver l’unité (la paix nous l’avons par Christ) « Vous efforçant », : si l’unité est acquise en Christ, nous devons conserver l’unité en refusant tout ce qui peut nous diviser, et rejetant tout relâchement. Il faut vouloir conserver l’unité et si perdue , la retrouver. L’unité repose sur sept vérités fondamentales : veillons à ne pas abaisser ou édulcorer ces vérités ou pire accepter d’autres bases. si non nous brisons l’unité et la rendons impossible (cause d’impossibilité de l’œcuménisme). L’unité est menacée par différents dangers : veillons I Bases : A/ Dieu
« un seul Dieu et Père de tous » Celui qui a créé l’harmonie, lui seul peut réunir ses créatures divisés à cause du péché. Tous ses enfants, même famille, du même Père. Tous partie du peuple que Dieu commande (condition pour l’unité), Il est présent parmi son peuple et qu’il vive en chacun de ses enfants. Et avec Jésus et lui et nous-mêmes sommes un.
« il y a un seul Seigneur » Le sacrifice de Christ a rendu possible l’unité ; sans l’expiation et la réconciliation, point d’unité possible. Eph. 2/13 : Mais maintenant, en Christ-Jésus, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang de Christ. Jésus est le chef du corps : une seule tête qui commande Le maître de tous et le seul, auquel tous obéissent.
« un seul Esprit », » vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit » La présence de l’esprit en nous, c’est la présence de Dieu C’est qui met l’unité en nous : le laisser agir Qui agit, qui conduit, qui rappelle les enseignements de Christ et rien d'autre. : écoutons, laissons le agir.
Prenons l’image d’une roue : Son centre et ses rayons, plus on s’écarte du centre plus les rayons s’écartent des uns et des autres, Les rayons sont tous reliés au centre (pas d’indépendants) Plus on s’éloigne du Seigneur, plus on s’écarte les uns des autres, plus nous sommes divisés. Sans Dieu pas d’unité.
B/ Autres
« Il y a un seul corps » Nous faisons partie d’un seul corps dirigé par une seule tête. L’unité est dans le corps et non en dehors : c’est dedans. Ou je suis dedans ou dehors. Le corps est spirituel et non humain : jamais une union d’église ne peut remplacer le corps spirituel. (union= organisation, union extérieure).
« comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation; » Une seule vocation, un seul appel pour le royaume de Dieu. « afin que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, » Une seule attente : le retour de Jésus pour être avec lui pour toujours. Comment se diviser alors que même aspiration ?
« une seule foi » Autant de foi que de religions : pas d’unité avec la religion. Même base, Jésus, même acceptation de l'autorité de la Parole : tout ou rien (pas de sélection) Il n’y a qu’une seule foi : celle placée en Dieu et sa Parole et rien d’autre Une foi qui engendre l’obéissance : une foi pratique qui œuvre et qui se voit. Sans cette foi pas d’unité possible
« Un seul baptême » Un seul baptême: sa forme mais surtout à sa valeur. I Pie. 3/21 Cette eau était une figure du baptême, qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus-Christ; Ro. 6/3 à 4: Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
C/ Conclusion Chacune de ces vérités est essentielle Si une seule fait défaut, l’unité, l’harmonie deviennent impossible c’est pourquoi l’œcuménisme est impossible. Si unis sur ces bases, veillons à ne pas nous diviser sur des choses secondaires et humaines. Nos divisions ont souvent pour origine les opinions, les personnes et les conflits de personnes…. II Dangers pour l’unité A/ Les faux croyants Actes 5/1 à 11 : Mais un homme du nom d’Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, et retint avec le consentement de sa femme une partie du prix; puis il apporta l’autre partie et la déposa aux pieds des apôtres.; Actes 8/18 à 24 : Lorsque Simon vit que l’Esprit était donné par l’imposition des mains des apôtres, il leur apporta de l’argent et dit: Donnez-moi aussi ce pouvoir; que celui à qui j’imposerai les mains reçoive l’Esprit Saint. L’unité spirituelle peut-être menacée lorsque de faux chrétiens s’introduisent parmi le peuple. Il est donc important d’éprouver les esprits quant à ceux qui rejoignent l’église et Pour les nouveaux de ne pas baptiser avec précipitation ou sans discernement. B/ Les murmures Actes 6/1 : En ces jours-là, comme les disciples se multipliaient, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service quotidien. Ce danger fut rencontré de nombreuses fois avec les Israélites. Les murmures, les mécontentements, les critiques surtout celle faîtes par derrière sont des poisons pour l’unité, Ces murmures sont l’objet la plupart du temps de choses mineures qui vont masquer les choses spirituelles, Gardons-nous de murmurer pour des petites choses, pour un oui et pour un non ou pour tout et pour rien, pour des opinions (type de chaise, couleur des murs, aide à l’un et pas l’autre, chants, responsables, salutations, visites….), d’autant que nous ne connaissons pas toujours les tenants et les aboutissants. Regardons à Jésus et servons-le de tout notre cœur. C/ Les disputes Actes 15/2 : Après un vif débat et une violente discussion que Paul et Barnabas eurent avec eux, l’on décida que Paul et Barnabas et quelques autres des leurs monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, à propos de cette question. et 7 : Après une vive discussion, Pierre se leva et leur dit: Frères, vous le savez: dès les tout premiers jours, Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendent la parole de l’Évangile et qu’ils croient. La circoncision pose problème et suscite une vive discussion au point de se quereller. mais la situation va se régler par la Parole de Dieu et l’action du Saint-Esprit qui utilisera l’apôtre Jacques. Soyons des hommes et des femmes de la Parole de Dieu et de l’Esprit et rejetons toute querelle. D/ L’esprit de jugement. Actes 11/2 : Et lorsque Pierre fut monté à Jérusalem, ceux qui étaient circoncis le prirent à partie et dirent: et 18 : Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie. Ici il y a un jugement hâtif sans connaître le travail, juger sans savoir car pris par un esprit de jugement. L’appel de Pierre qui a été soumis à l’Esprit. Le jugement se fait sur une apparence sans chercher à creuser l’affaire. Le problème s’est résolu grâce à la pugnacité, à la détermination et la foi de Pierre qui a résisté à ses détracteurs et les convaincu que cela venaient de Dieu. Rejetons l’esprit de jugement Veillons aux jugements hâtifs, de valeurs, Ne soyons pas des procureurs que des autres et d’oublier de juger nos propres affaires. (NB sans être naïfs) E/ Les fausses doctrines Actes 20/29 à 30 : Je sais que parmi vous, après mon départ, s’introduiront des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau et que du milieu de vous se lèveront des hommes qui prononceront des paroles perverses, pour entraîner les disciples après eux. Malheureusement l’histoire se répète souvent et des fausses doctrines s’introduisent dans l’église et divisent le peuple de Dieu, Il nous faut donc veiller : Sur l’enseignement reçu et avoir l’attitude des gens de Bérée, Il faut demeurer fermes et inébranlable sur le fondement qu’est la Parole de Dieu. F/ Questions de personnes Actes 15/37 à 39 : Barnabas voulait prendre aussi avec eux Jean, surnommé Marc; mais Paul estima ne pas devoir prendre avec eux celui qui s’était détourné d’eux depuis la Pamphylie, et qui ne les avait pas accompagnés dans leur oeuvre. (Le dissentiment) fut si aigre que finalement ils se séparèrent. Barnabas prit Marc avec lui et s’embarqua pour Chypre. L’entente et l’unité sont troublées par une question de personne, Marc est l’objet du différent qui fut assez vif pour que Paul et Barnabas se sépare pourtant uni jusqu’à présent, Paul veut se séparer de Marc, Barnabas veut lui donner une seconde chance malgré sa défection (peut-être parce-que c’est son cousin ?). I Cor. 1/12 à 13 : Car, mes frères, j’ai appris à votre sujet, par les gens de Chloé, qu’il y a des discordes parmi vous. J’entends par là que chacun de vous dit: Moi, je suis de Paul! —et moi, d’Apollos! —et moi, de Céphas! —et moi, de Christ! Divisions car on se recommande d’une personne et non de Jésus Les questions de personnes sont des plaies pour les églises, surtout quand le sentimentalisme, l’amitié, les relations familiales s’en mêlent. Veillons à être spirituels, rejetant tout sentimentalisme, Soyons intègres et droits, Sachons nous réconcilier le plus rapidement possible si nous nous fâchons les uns les autres. Conclusion Soyons reconnaissants de ce que nous sommes un en Christ par le sang de la croix. L’unité spirituelle est un point de départ et non un but, ne faisons pas d’efforts humains vains et inutiles Conservons l’unité acquise au prix du sang de Christ, par la paix, l’amour, l’humilité. Rejetons tout ce qui peut l’altérer et la ruiner Sachons nous pardonner, reconnaître nos torts, réparer s’il a lieu.
(Donald GEE) Au cours de ses visites parmi les différentes assemblées d ‘enfants de Dieu dans bon nombre de pays, le soussigné a été frappé de la diversité d’esprit avec lesquelles sont faites les offrandes à l’œuvre de Dieu. Il lui a été particulièrement pénible dans une assemblée récemment visitée, d’entendre la note d’excuse mise pour annoncer l’offrande. Si une partie de l’adoration divine exige une note d’excuse, il doit nécessairement exister un besoin de modification quelque part. Ou la chose elle-même (la collecte dans ce cas) doit être erronée, ou l’esprit de toute une congrégation nécessite une mise au point. Dans d’autres assemblées, les offrandes furent citées sur un ton semi-badin, comme étant un « mal » inévitable dont il faut se passer quand cela est possible. Dans ces cas, les offrandes furent faites avec la plus grande rapidité et furent comme camouflées autant que possible. Figurez-vous une personne prenant un cachet ou une pilule et vous aurez une image bien représentative. Il était évident que tout était mis en œuvre pour ne pas faire penser à l’assemblée qu’une offrande avait lieu et de ce fait, cette dernière prenait la tournure d’une « extraction pénible ». Aucune mention ne fut faite du privilège qu’il y a à donner. La notion du devoir semblait être la conception la plus haute existante et il était visible que pour cette assemblée, l’offrande ne devait pas être oubliée mais qu’il fallait la liquider rapidement. Ces deux attitudes sont en elles-mêmes complètement erronées et il n’est pas étonnant que la vie spirituelle de ces assemblées soit à un niveau bien bas. Que Dieu soit béni pour les assemblées visitées ces quelques dernières années et où le souvenir des offrandes m’est encore tout frais ; elles furent un moyen de grâce, un détail de joie et de beauté dans l’ordre des services, quelque chose sur lequel on ne craint pas de traîner même, plutôt que se dépêcher et qui donne une bénédiction bien plus conséquente que toute autre comptée en argent. Et par-dessus tout, furent élevées en la présence même de Dieu et Lui, nous donna l’assurance qu’un doux encens montait jusqu’à son trône à travers les offrandes volontaires de Son peuple. Pourquoi ceci n’est-il pas partout ? L’OFFRANDE « EN ESPRIT ET EN VERITE » Notre offrande devrait être considérée comme un acte d’adoration définie. « Honore l’Eternel avec tes biens et avec les prémices de tout ton revenu » (Prov. 3 v 9). Et puisqu’il s’agit d’un acte d’adoration, il vient sous la révélation faite par Jésus relative à toute adoration agréable au Père, elle doit donc être faite en « esprit et en vérité » (Jean 4 v 24). * elle doit être « en esprit » L’esprit dans lequel nous donnons est de toute importance : « sans tristesse ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Cor. 9 v 7). « Que celui qui donne le fasse avec libéralité » (Rom. 12 v 8). L’homme qui contribue à l’évangile parce que cette contribution est une nécessité désagréable de continuer l’œuvre, ne connaît rien de cet esprit qui, à lui seul, rend le don agréable à Dieu comme acte d’adoration. Mais pour ce qui est du donateur joyeux et nous comprenons même « enthousiaste » c’est une absurdité de laquelle il se moque que de suggérer une excuse pour faire l’offrande qui lui donnera un nouveau sujet de joie. Il formulerait plutôt une réclamation à l’assemblée qui ne lui permettrait pas de contribuer à l’œuvre. Le montant de la donation n’est donc pas la chose primordiale, c’est l’esprit qui l’anime qui est tout, (2 Cor. 9 v 12). Néanmoins, le montant compte aussi, car pour être une adoration agréable, les dons doivent aussi être faits en vérité. * les dons faits « en vérité » Ce principe est clairement enseigné dans des versets tels que : « Ils donnèrent au trésor de l’œuvre selon leurs moyens (Esd. 2 v 69). « Les disciples décidèrent que chacun, selon ses moyens enverrait un secours » (Actes 11 v 29). « Le premier jour de la semaine que chacun mette à part chez lui ce qu’il pourra selon sa prospérité ». (1 Cor 16 v 12). Le chrétien qui ne donne pas selon ses revenus n’est pas sincère dans ses dons ; le montant devrait être en proportion du revenu et s’il arrive que l’offrande est misérablement au-dessous de la proportion qu’il devrait donner, son don devient presque un acte d’hypocrisie et est certainement inacceptable par Dieu comme adoration. L’offrande n’a pas été faite « en vérité ». C’est en ceci qu’est l’aide précieuse de la dîme. Le Nouveau Testament enseigne clairement que les dons chrétiens à l’œuvre de Dieu, devraient être proportionnés aux revenus (1 Cor 16 v 2). L’Ancien Testament dit avec précision que la vraie proportion dans laquelle l’homme doit donner à Dieu est de 1/10e. (Lév.27 v 30 et Mal. 3 v 10). Le Nouveau Testament surpasse toujours l’Ancien (Marc 5 v 20). Accepter la dîme, au moins, comme moyen de contrôle, sur les vrais dons des enfants de Dieu à leur Père Céleste, est une bonne base pour la valeur et l’acceptation de nos offrandes aux yeux de Dieu. Si je donne beaucoup mais avec contrainte, je ne donne pas « en esprit ». Si je donne avec joie mais non en proportion avec mes revenus, je ne donne pas « en vérité ». Mais si je donne joyeusement et proportionnellement, alors je donne en esprit et en vérité et en tant qu’adoration, mon don est acceptable par Dieu. PAS DE SENTIMENTALITE Un point important ressortant de l’enseignement de Jésus quant à l’adoration que cherche le Père est remarquable dans le fait que cette adoration est au-dessus du sentimental. « Ni sur cette montagne ni à Jérusalem » (Jean 4 v 21). Deux endroits où se concentraient les sentiments religieux. Se « sentir religieux » ou « bon » ne dénote pas nécessairement l’adoration car de telles émotions sont encore des reconnaissances de nos propres sentiments plutôt que l’adoration du Père, état qui est indispensable à une véritable louange. L’adorateur vrai, adore Dieu sans s’arrêter à ses sentiments mais parce que Dieu en est digne. Ce principe important s’applique également aux dons comme actes d’adoration. Les donations purement sentimentales sont très imparfaites en tant qu’adoration. Pourtant nous devons admettre que beaucoup de donations sont sentimentales. Il est étonnant de voir avec quel empressement certaines assemblées répondent libéralement à l’appel d’un missionnaire et pourtant laisseront quasi affamé leur propre pasteur fidèle. La raison, bien simple d’ailleurs, est qu’un missionnaire semble être pourvu d’une « auréole sentimentale ». La même chose s’applique à la libéralité toute spéciale faite aux évangélistes de passage. Et pourtant ces gens servent tous le même Maître, dans le même évangile et peut-être avec moins de fidélité que le pasteur local qui reçoit une maigre pitance. Je crois que nous sommes tous habitués à voir sur l’offrande les effets d’un sermon émouvant. Dans ce cas, le montant de l’offrande a été quadruplé. Cela ne fait que nous montrer combien nous sommes encore esclaves du sentiment. La nature humaine étant toujours ce qu’elle était, ces choses sont presque inévitables et il nous faut bien concéder une place légitime à nos compassions émues par un besoin spécial devant nous donc à cause d’une offrande spéciale. Toutefois nos offrandes régulières devraient être réglées par principe et non par une émotion passagère. Le fait est que dans les offrandes sentimentales, nous donnons aux hommes. Mais dans les dons stables qui découlent d’un principe établi, il est plus probable que les dons soient vraiment faits à Dieu et de ce fait, nous offrons une adoration acceptable à travers nos dons. Avons-nous donc suffisamment analysé les motifs qui nous animent ? OU LES PREDICATEURS FONT DEFAUT La plupart des prédicateurs seront d’accord avec le soussigné pour admettre que le problème des donations imparfaites dans les différentes assemblées, tant en bonne volonté (en esprit), que dans le montant (en vérité), est dû au peu d’empressement mis par les prédicateurs à enseigner sincèrement ce sujet. Ils connaissent la vérité mais éprouvent une crainte sans fondement de blesser leur auditoire. Il faut néanmoins admettre qu’un pasteur supporté par les libéralités de son assemblée est dans une situation embarrassante lorsqu’il s’agit de question financière ; mais il y a moyen d’enseigner des principes sans pour cela descendre aux personnalités. Les bases sur lesquelles le prédicateur peut approcher ce sujet sont :
Le pasteur qui n’enseigne pas sincèrement son troupeau sur ces bases de la bonne parole de Dieu, devra rendre compte de son échec de service au tribunal de Christ. Pendant tout son voyage ici-bas, il a volé Dieu, volé l’assemblée, volé lui-même aussi. Et tout cela par crainte d’offenser. Une excuse fréquente est que « les gens ne sont pas encore prêts » à recevoir l’enseignements sur les dons et comme par contradiction, ceci s’applique spécialement aux jeunes assemblées « de réveil ». Certainement ce réveil n’est ni satisfaisant ni scripturaire puisqu’il laisse les gens dans le refus de donner et de se laisser enseigner la parole de leur Père Céleste sur les dons. Nous craignons dans ce cas que le travail de la Grâce n’ait pas été très profond. La parole de Dieu semble bien nous montrer qu’un réveil sincère dans la religion, produit une générosité remarquable chez ceux qui en ont été l’objet (2 Chron. 31 v 5) même chez ceux d’une profonde pauvreté (2 Cor. 8 v 2 et 3). L’expérience de nos jours a heureusement confirmé ce fait là où l’Esprit de Dieu a réellement travaillé. Même en reconnaissant le fait indiscutable que beaucoup de nouveaux convertis traînent une tradition déplorable derrière eux en ce qui concerne le soutien financier de l’œuvre de Dieu, nous leur faisons, il me semble, une injustice en présumant qu’ils seront si vite offusqués de cet enseignement. L’habitude de mettre 1 fr. dans la collecte est beaucoup plus du domaine de la tradition que de celui de l’avarice, et quoique l’idée soit toute nouvelle, la possibilité d’une plus grande offrande peut être bien accueillie. Ceux qui sont véritablement « nés de nouveau » répondront rapidement à l’appel. Nous regrettons de dire que la faiblesse de ce sujet est du côté des prédicateurs soit par suite de la manière dont ils présentent cette question ou encore en ne la présentant pas du tout. ENOBLIR L’OFFRANDE La méthode des offrandes dans une assemblée est de beaucoup plus importante que ne le croit la majorité des conducteurs. Ce point mérite d’être minutieusement étudié de manière à ce que les offrandes puissent réjouir le chef suprême de l’Eglise et que les bénédictions soient assurées au peuple de Dieu. Les donations en tant qu’adoration sont les privilèges des rachetés, des réconciliés. Nous sommes tout simplement chargés d’assembler les offrandes et les collectes parmi les enfants de Dieu. La question de savoir si les collectes devraient ou non, être faites pendant les réunions d’évangélisation et en public, prête à discussion. Ces collectes deviennent même peu sages dans certains pays si, à la fin des réunions, la prière est faite pour les malades. Dans tous les cas nous devons pardonner l’homme du monde lorsqu’il considère comme une utopie d’entendre « prêcher l’évangile gratuitement » puis se voir mettre un plateau sous le nez pour une collecte. D’autre part, bon nombre de ceux qui assistent à ces réunions évangéliques, font partie du peuple de Dieu et ne sont que trop heureux de participer aux dépenses nécessaires. Nous ne pouvons pas traiter d’irraisonnable le fait de donner l’occasion de contribuer aux dépenses des réunions qui sont, après tout, pour le plus grand bien de toute la communauté. Toute insinuation de mendicité pour le soutien des affaires de notre Père est plus que déshonorante à son Saint Nom. Bon nombre parmi nous n’ont pas su quelle contenance prendre sur une tribune pendant des scènes dégradantes auxquelles nous avons assisté dans le passé quand des appels plaidaient la cause financière dans des réunions publiques, ce fut dans ces jours que la dignité de l’offrande fut abaissée au niveau d’une vente aux enchères. Si les enfants de Dieu n’ont pas d’argent pour l’œuvre de Dieu, qu’ils se placent en prière devant leur Père Céleste pour ce sujet et peut-être verront-ils la nécessité de faire un inventaire parmi eux. Ne leur permettez pas de se tourner vers le monde et la mendicité. Un tronc à la porte est certainement conforme à la pratique dans l’Ancien Testament. Il en est de même des dons faits au temple (Marc 12 v 41). Cette pratique est très recommandable dans le sens qu’elle élimine l’obligation et par conséquent évite des offrandes inacceptables. D’autre part, cette méthode étant une confiance plus directe en Dieu encourage la foi de ceux qui sont responsables des finances. Toutefois n’allons pas dire que la foi est « enfermée » dans le système des troncs à la porte. Ces dons ne sont davantage pas un moyen de donations secrètes et il faut aussi dire que le tronc est une facilité de se rétracter pour tous ceux qui ne veulent pas donner. Le tronc à la porte est quelquefois une réaction contre les abus antérieurs dans les collectes. Paul n’a pas dit « qu’il n’y ait aucune collecte », mais il a dit « afin que je n’attende pas à mon arrivée » (1Cor 16 v 2). Il désirait tout simplement des collectes toutes prêtes quand il arriverait afin de pouvoir les envoyer sans retard. Après beaucoup d’années d’expérience et après avoir fait quelque chose comme une gloriole du système de « ne pas collecter » le soussigné s’incline même à reconnaître après plus ample expérience, qu’une offrande collectée parmi les enfants de Dieu a des avantages bien distincts. Elle donne à l’assemblée l’occasion de s’élever à son véritable degré dans l’adoration et de contrôler toute faiblesse de la part des enfants de Dieu sur ce point important. Si le tronc placé à la porte est une aide à la foi, la collecte dans l’assemblée est une aide à l’obéissance. Et les deux sont nécessaires. La manière de collecter les offrandes volontaires des croyants est d’une importance vitale si l’assemblée veut jouir du bienfait de l’offrande en tant qu’adoration. Il va sans dire que jamais une excuse ne devrait être présentée pour faire une collecte. Cette dernière ne doit davantage pas être faite à contre cœur ou même par nécessité. Elle doit toujours être une partie joyeuse du service car c’est un privilège et une joie de pouvoir donner. Nous croyons que de chanter les louanges pendant l’offrande est une bonne habitude à prendre. Nous recommandons également toujours, une prière bien définie avant ou après la collecte. Les diacres ou la personne chargée de recevoir l’offrande, devraient être préalablement formés pour exécuter son service honorable d’une manière aussi révérente et ordonnée que si elle servait le pain et le vin à la table du Seigneur. Beaucoup trop peu de dignité est mise dans bon nombre d’assemblées à la collecte de l’offrande et ce, au détriment spirituel du peuple de Dieu. Au-dessus de toutes ces choses cette atmosphère de la présence de Dieu, devrait être maintenue pendant la collecte et s’assurer aussi l’attouchement du St Esprit, indispensable. La collecte est (ou devrait être) une partie aussi sacrée de la réunion que toute autre. Les assemblées se trouveront bien en s’efforçant de placer le niveau spirituel des offrandes sur un plan plus élevé … le plan des choses sacrées. Qu’il soit compris définitivement que l’offrande est une forme spéciale et réelle d’adoration et si ce point est atteint, les donations en seront d’autant plus faciles. Le résultat : Dieu est glorifié beaucoup plus profondément qu’avant, l’assemblée en est édifiée et par le fait même le montant des offrandes sera certainement en augmentation. Le problème financier qui tient en suspens une marche plus accentuée dans beaucoup de milieux sera ainsi résolu.
Lecture : Matthieu. 6/14 à 15 ; 18/21 à 22 ; Marc 11/25 à 26 ; Colossiens 3/13 Intro : Def. : Verbe pardonner Tenir une offense pour non avenue, renoncer à tirer vengeance Juger avec indulgence, minimiser la faute. A la lecture de la bible, le pardon est important. Dieu lui-même, dans sa miséricorde est enclin à pardonner. Tout pécheur repentant est pardonné, Le pardon est un ordre divin, ce n’est pas un conseil. Il est indispensable pour notre vie. Celui qui ne pardonne pas ne peut pas s’épanouir au contraire il est rongé intérieurement par les mauvais sentiments qui l’habitent (rancune, rancœur, animosité et haine). Il se fait du mal et il fait du mal à son entourage ; Le pardon est une puissance, une force. Ce n’est pas une faiblesse. Celui qui ne pardonne pas démontre sa faiblesse. On doit être capable de pardonner dans son cœur à son prochain avant même que celui-ci ne se repente de ses dires, de ses actes malveillants envers nous. Notre prochain doit sentir notre miséricorde. Mais s’il perçoit de l’amertume, de l’animosité, de la rancune, nous rendons sa venue ou son retour improbable. Le pardon permet de se rappeler un événement douloureux sans que celui-ci fasse encore mal, on est capable de le revivre sans douleur et sans souffrance. C’est comme une cicatrice et non plus une plaie vive (excellent test pour savoir si j’ai pardonné) Il faut parfois crever l’abcès, car il arrive qu’on cicatrise mais un abcès s’est formé (le pardon n’a pas été total), il faut crever l’abcès. Pour un pardon réel, il faut exercer la miséricorde, il faut ôter de nos cœurs tout esprit de vengeance, il faut rendre le bien pour le mal et il faut imiter Jésus.
I La miséricorde
Michée 6/8 : On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l'Eternel demande de toi, C'est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. Mat. 5/7 : Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde! Luc 6/36 : Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Jacq. 2/13 : car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.
Ces quelques textes montrent que la miséricorde doit faire partie des sentiments du chrétien. Dieu l’exerce, Jésus l’exerce. Serions-nous exempts d’exercer la miséricorde ? Def . : La miséricorde : c'est être prêt à pardonner, être enclin à pardonner (sans calcul, sans procès...), c'est être poussé à pardonner par bonté, par amour et par grâce. La miséricorde doit résider en nous, elle ne s’exerce pas par ponctualité ou par façade. C’est un sentiment qui doit être dans notre cœur. Il faut l’exercer mais pas à notre manière Mais comme Dieu l’exerce. Il n’y en a pas 36 mais une seule, celle de Dieu, c’est celle-là qu’il faut manifester (sans limite, sans favoritisme). C’est un sentiment que l’on doit chérir, prendre soin, le laisser se développer. Michée dit : que tu aimes la miséricorde. Sans la miséricorde dans nos cœurs, on ne peut avoir la force de pardonner. Elle précède le pardon. Si on n’est pas enclin à pardonner, comment pardonner ? Le pardon sera formaliste, de façade mais dans le cœur restera des mauvais sentiments. Un tel pardon n’est pas celui de Dieu, c’est un Dieu de miséricorde qui pardonne.
II La non vengeance
A/ C’est un ordre Nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce, Jésus a été plus loin que œil pour œil, dent pour dent… Mat. 5/38 à 42 : Vous avez appris qu’il a été dit: oeil pour oeil, et dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui. Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi. Cependant la loi disait déjà de ne pas se venger (à part certaines exceptions): Lév. 19/18 : Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel. Jésus est clair et précis, pas de vengeance chez les chrétiens. Même si victime d’injustice, d’erreurs. La vengeance appartient à Dieu et c’est lui qui rend justice. Romains 12:19 Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Par contre un chrétien a le droit de se défendre quand cela s’avère nécessaire devant les autorités mais il laisse les autorités juger.
B/ Pourquoi les sentiments de vengeance ? Dieu connaît notre nature, Il sait que la vengeance naît dans notre cœur quasiment instantané après avoir été blessé, par quelqu’un, ou lorsque nous victimes d’une injustice. Des expressions naissent dans notre cœur et parfois sortent de notre bouche : « Il va passer un sale ¼ heure », « si je l’ai entre mes mains », « dès que l’idée va venir, je vais lui faire voir de quel bois je me chauffe (bois vert) ». Plus la miséricorde sera déficiente, plus les sentiments de vengeance seront présents. La vengeance a d’autres racines comme par exemple : La jalousie, l’envie, la frustration, la désobéissance, la rébellion (Caïn est un exemple). S’ils ne sont pas combattus, des racines de haine vont remplacer l’amour, et tous les sentiments (miséricorde, compassion, bonté, bienveillance)...qu’un chrétien doit avoir dans son coeur. La personne est mûre pour se venger. Celui qui se venge pense régler le problème, être soulagé, en paix. Mais c’est le contraire qui se passent, les mauvais sentiments restent, on entre dans une spirale et une escalade de vengeances et de haines réciproques. Le cœur est de – en - en paix, il est troublé, tourmenté, triste. On pense remporter une victoire en se vengeant, mais c’est une défaite. Celui qui triomphe c’est celui qui ne bronche pas ; La victoire est dans la miséricorde, dans le pardon. La vengeance est un sentiment du monde.
C/ Combat Nous sommes humains, Les mauvais sentiments peuvent nous envahir rapidement ; Il ne faut pas les laisser se propager, il faut les combattre, les piétiner, les bons sentiments doivent chasser les mauvais. Si les bons sentiments abondent dans mon coeur, pas de place pour les mauvais. Combattons la rancune, l’animosité, le non pardon car ils amènent à la vengeance puis à des drames, parfois des années après. Il faut vivre ce que la Parole nous dit. Rom. 12/17 : Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. I Thes. 5/15 : Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal; mais recherchez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous..
D/ Naissance et aspects de la vengeance. Elle prend naissance dans le cœur. Si les autres ne la voit pas, Dieu la voit. C’est à ce moment précis qu’il faut la rejeter Même dans le coeur elle n’a pas sa place. C’est dans celui-ci que des scénarios se construisent. (cf Caïn) Elle passe de la simple parole à l’acte physique irrémédiable (le meurtre), en passant par les agressions écrites, matérielles, physiques. L’être humain ne manque pas d’imagination pour se venger. Capable de faire tout un scénario pour se venger (en paroles ou en actes) Capable d’attendre d’avoir du pouvoir dans la société pour se venger. Plus il va attendre, plus sa vengeance sera terrible lorsqu’elle se concrétise (car la haine va nourrir la vengeance). Il faut que l’on exerce la maîtrise soi On nous agresse verbalement, on ne répond pas et on ne cherche pas à se venger par des propos identiques, et surtout pas plus tard. On nous cause des dommages matériels, on ne cherche pas à faire de même. C’est pourquoi il faut aller plus loin, Jésus est allé plus loin : rendre le bien pour le mal.
A/ C’est un ordre La Parole de Dieu va plus loin, non seulement il ne faut pas rendre le mal pour le mal, mais rendre le bien pour le mal. C’est possible si les bons sentiments sont dans mon cœur. C’est possible si Jésus est dans ma vie, s’il est mon Seigneur. Cela semble difficile à mettre en pratique mais c’est possible par la grâce de Dieu. De plus, Dieu ne demande jamais quelque chose d ‘impossible à faire. Il nous en donne la force et les moyens, le vouloir et le faire. Nous devons accepter cet ordre de Dieu, si nous le refusons, nous montrons que Dieu n’est pas notre Seigneur. Quelques textes bibliques : Prov. 25/21 : Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger; S'il a soif, donne-lui de l'eau à boire. Rom. 12/20 : Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s'il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.
B/ Qui est fort? Jésus va à contre courant de l’esprit du monde. Dans le monde, celui qui ne se venge pas est considéré comme un faible ou un lâche. Il nous faut résister à la pression de l’esprit du monde. Il faut résister à la tentation de se venger. Résistons à la tentation :
Celui qui est fort, sage, ce n’est pas celui qui se venge, qui rend le mal, qui ignore, qui boude mais celui qui aime, qui pardonne, qui rend le bien pour le mal. Joseph et David sont des exemples. De plus celui qui observe ce commandement est fortifié dans sa foi, il progresse. Dieu le bénit, l’encourage, le garde jour après jour. Il y a des victoires à remporter sur les mauvais sentiments, pour pouvoir pardonner, et ensuite être soulagé, libéré, guéri... Il y a parfois des malades qui ne seront guéris qu’après un pardon qui n’a jamais été donné ou partiellement.
C/ Comment manifester ses bons sentiments ? Prier pour nos ennemis, ceux qui nous ont blessés…. Mat. 5/44 : Mais moi, je vous dis, Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes Exercer l’amour réciproque (fraternel). Exercer la douceur dans nos paroles et dans nos actes. Savoir répondre aux besoins de nos ennemis.(les spirituels en priorité). Faire attention à notre façon de parler, à notre vocabulaire. Prier pour avoir de bonnes paroles. Il n’est pas nécessaire de faire choses grandioses (claironner), de petites choses suffisent (un salut aimable, un mot gentil, un petit service…).
Conclusion
Le pardon est indispensable, c’est un ordre. Il faut pardonner, notre santé morale, spirituelle et parfois physique en dépend. L’épanouissement de notre être ne peut se faire qu’à cette condition ; Certains végètent moralement et spirituellement à cause du non pardon. Ils vont de défaites en défaites à cause du non pardon. Celui qui s’est vengé doit se repentir devant Dieu. Parfois il est nécessaire de demander pardon à celui qui a subi la vengeance et même parfois réparer. N’oublions pas le pardon est une puissance, une force, C’est une victoire à remporter ? Celui qui pardonne ressent la paix, la libération.
Lecture : Jean 13/34, 15/2 ; Eph. 4/2 ; Col. 3/13
Intro : Non cours de psychologie même si elle en parle. Ce sont des thèmes bibliques bien avant la psycho. Ce sont des choses que l’on doit vivre, qui doivent être dans notre cœur : vécu dans l'église, famille et couple Amour, acception et pardon : liés On aime alors on accepte, on supporte On aime, on accepte alors on pardonne. Sans l’amour (le vrai : agapé : donner et se donner) Non s’accepter les uns les autres. Le pardon réciproque ne pourra être appliqué et vécu. Je ne peux pas affirmer aimer mon prochain : Sans l’accepter tel qu’il est, Jésus nous accepte. Sans pardonner, Jésus nous a pardonné et nous pardonne encore. Christ est notre modèle Soyons les imitateurs de Christ Ayons les sentiments qui étaient en Jésus-Christ. Ayons le caractère de l’agneau.
I L’amour
A/ Source Jean 15:12 Voici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Quand nous lisons ce texte ou l’entendons, quelle réaction ? Qu’est-ce qui vient à l’esprit ? !!! de ne pas se laisser influencer par la mentalité du monde, par les romans, les films, les chansons… Pas d’amour à l’eau de rose, sentimentalisme, sensiblerie : - Pensée mièvre + que pensées solides (+ charnelle que spirituelle) - Amour fleur bleue plus qu’amour profond. Pas d’amour superficiel, d’apparence, rêveur ou donner trop d’importance aux sentiments tendres (regard, intonation, langage, attitude…) ceux du cœur sont prioritaires. L’amour vient de Dieu : on aimera comme Dieu, comme Jésus Il sera profond (du cœur), éprouvé. Il sera durable et persévérant. Il sera franc et non mielleux. Il sera réel et non formel. Il viendra des tripes et non de la tête : prêt à se plier en 4 et non calculateur. Il viendra d’hommes et de femmes spirituels.
B/ Caractère I Cor. 13. L’amour est indispensable dans notre service : Si non c’est creux et vide. Notre service ne vaut rien. Etre très actifs et inutiles car pas l’amour de Dieu en nous.
C/ Réciprocité Il est réciproque : « les uns les autres » Mais attention la chair demande que l’autre aime en premier On peut attendre longtemps si écoute de la chair. Jésus demande que nous aimions en premier sans attendre le retour. Trop souvent nous exigeons que l’autre fasse le premier pas. Dieu a fait le premier pas sans attendre la réciproque. 1 Jean 4:19 Pour nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier. Dieu nous aime, il a donné, Jean 3/16. C’est de cet amour que nous devons aimer, un amour qui donne et n’attend rien en retour. Entendons Jésus nous dire : « toi fais de même »
II Acceptation
Eph. 4/2 : Qu’on voie dans votre vie de tous les jours, que vous êtes humbles, doux et patients, en particulier dans vos rapports mutuels: portez et supportez-vous réciproquement avec beaucoup d’affection. Définition de supporter : tenir droit, tenir ferme, d’où soutenir, supporter avec constance, tenir, tenir fermement quelqu’un, soutenir, porter, endurer, supporter avec courage, supporter courageusement. C’est accepter les faiblesses, les défauts des autres. C’est consentir à… C’est aussi accepter de perdre… S’aider mutuellement, prier les uns pour les autres Dans notre vie chrétienne, amené à supporter, à accepter par amour, dans l’église, dans notre famille, dans notre couple. Romains 15:1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas chercher ce qui nous plaît. Nous sommes peu enclin à accepter les faiblesses des autres mais les nôtres sont normales. Nous voyons les faiblesses des autres mais nous occultons les nôtres. Matthieu 7:3 Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? Nous demandons aux autres de changer en étant conciliant pour nous-mêmes. Math. 7/5 : Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère. Nous refusons trop souvent que l’autre est une autre opinion. Romains 14:1 (Encore un conseil important:) accueillez aussi celui dont la foi est encore timorée et dont les convictions sont mal affermies. Ne le critiquez pas s’il a des scrupules ou des opinions différentes des vôtres. Evitez de faire de vos divergences d’idées un sujet de discussion. L’église n’est pas un lieu Où on s’épie les uns les autres,
Où on se fait des reproches, Discute les opinions C’est un lieu
L’acceptation ne peut s’effectuer que par un amour « Agape », un amour qui donne. Trop souvent nous attendons un retour, alors l’acceptation est impossible. Trop concentré sur les défauts des autres : chrétiens, famille et conjoint, alors acceptation impossible Trop à attendre un changement immédiat sans laisser l’œuvre du Saint-Esprit se faire. Notre refus d’accepter nous amène à de mauvais comportements : Intransigeant, intolérant (seulement avec le péché, et surtout avec nous-mêmes) A utiliser des moyens agressifs : - Critiques, médisance.
Si refus de s’accepter les uns les autres : rivalités, divisions, divorce… le pardon sera impossible. NB : pas d’acceptation du péché, pas de conciliation possible si non repentance. 1 Corinthiens 5:13 Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous. Matthieu 18:17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un péager.
III PardonCol. 3/13 : Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. « Si vous trouvez à critiquer en votre frère, portez et supportez-vous les uns les autres; si vous avez quelque chose à reprocher à un autre, soyez toujours prêts à vous pardonner vos torts aussi généreusement que le Christ vous a pardonné. »
A/ Indispensable Si amour de Dieu dans nos cœurs , si acceptation alors pardon possible. Si ne nous soupçonnons pas le mal alors on pardonne. Si nous faisons confiance alors on pardonne. Si on voit le bien et non sans arrêt les défauts, alors on pardonne Si on ne jalouse pas, on n’envie pas alors on pardonne Si on n’est pas légaliste alors on pardonne Si on ne cherche pas son intérêt alors on pardonne Si on ne désobéit pas alors on pardonne Le pardon est un ordre divin, ce n’est pas un conseil. Il est indispensable pour notre vie. Celui qui ne pardonne pas ne peut pas s’épanouir au contraire il est rongé intérieurement par les mauvais sentiments qui l’habitent (rancune, rancœur, animosité et haine). Il se fait du mal et il fait du mal à son entourage (conjoint, famille, église)
B/ Caractéristiques Il vient du cœur, donc avant même que l’autre se repente on a pardonné à l’autre. On peut l’accueillir de la bonne manière (Fils prodigue). Notre prochain doit sentir notre miséricorde. Notre pardon doit être sincère et non arraché Il est accompagné de joie. Il est total et complet comme Jésus l’a fait pour nous nous. Pas de tri, de sélection Pas de pardon partiel Il est immédiat Pas de pardon différé Pas de pardon reporté Il est persévérant C’est l’enseignement de Jésus (70 fois 7 fois) C’est un sentiment qui doit être en nous Prions pour que notre foi augmente quant à ce sentiment
Conclusion
Sans ces trois choses nous ne pourrons pas avoir une vie épanouie L ‘église sera perturbée dans sa marche si non application. Les familles divisées si non application Les couples désunis si non application. Il faut vivre ces choses dans notre vie, notre être Il faut l’amour de Dieu Il faut accepter Il faut pardonner. 1 Jean 4:8 Celui qui n‘aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. 1 Jean 4:20 Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur, car celui qui n‘aime pas son frère qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. Mat. 6/14 à 15 : Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.
"Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui. Luc 4/20
Avoir les regards fixés sur Jésus c'est bien. C’était un privilège pour ces hommes de voir Jésus face à face: voir dans son regard sa bonté, son amour, sa miséricorde. Malheureusement, ce n'est pas le cas : ils voient le fils de Joseph, le charpentier. Leur façon de regarder les empêche de recevoir la Parole entendue, de croire que Jésus est le Fils de Dieu, celui qui est cité dans le prophète Esaïe dont Jésus vient de lire un extrait.
Comment regardons nous Jésus? Qui voyons-nous ? Un homme qui a marqué l’histoire d’Israël occupé par les romains ? Un humaniste qui avait des idées révolutionnaires ? Un calvaire au coin des rues ? Une croix au bout d’une chaînette ? Un crucifix accroché au mur ? Jésus s’est présenté à ses contemporains comme le Fils de Dieu, le Messie, celui qui devait venir pour délivrer les captifs, guérir ceux qui ont le cœur brisé, ouvrir les yeux des aveugles, libérer les opprimés… Jésus est mort à la croix pour la rémission des péchés, il est ressuscité et il est toujours le Fils de Dieu.
Il n’a pas changé, il veut accomplir toutes ces choses pour chacun. Ami, regarde Jésus tel qu’il est : le Fils de Dieu. Veux-tu avoir ton regard fixé sur lui ? Ne le regarde plus avec tes raisonnements ou tes idées reçues, mais regarde Jésus comme le Sauveur, le Seigneur, comme celui qui désire te faire du bien, te sauver. Il a payé le prix pour cela.
"Et il leur dit cette parabole, Les terres d'un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant, Que ferai-je? car je n'ai pas de place pour rentrer ma récolte." Luc 12/16 à 17
Cet homme avait de grands projets, l’homme se projette facilement sur l’avenir « On fera…. », « Je ferai telle étude, tel métier », « Je partirai de la maison, du carcan familial », « J’aurai telle voiture, telle maison », « Je vais me marier, avoir des enfants » L’homme est plein de projets et d’ambitions, mais à courts termes et basés sur l’égo, sur le matériel, les biens, la façon de vivre… Mais où sont les projets pour l’âme, pour l’éternité ? C’est le cas de cet homme : « Mange, bois et réjouis toi ! ». Il veut agrandir ses greniers, s’enrichir de plus en plus, mais son âme est pauvre, il ne s’en inquiète pas. Et toi ami? Pense-tu à ton âme, à ton salut et à l’éternité ?
Dieu y a pensé avant nous, il nous interpelle par cette parabole. Cet homme s’était vanté du lendemain, sans se soucier du présent pour son âme, il a agit en insensé. Avoir une perspective pour sa vie c’est bien, mais oublier l’âme c’est stupide . « Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme? » Matthieu 16/26
Dieu nous aime et se préoccupe de notre éternité et de notre âme. Vas-tu resté sourd, insensible à son amour ? Il faut saisir l’offre de Jésus, et arrêter de raisonner ou de fermer les yeux et ses oreilles. Il faut se confier en Jésus, lui il prend en main notre avenir car il sait ce qui est bon pour nous. Penses à ton éternité, à ton avenir pour ton âme.
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