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Témoignages.....

 

 1er témoignage / Le  caïd  de la prison de Toul

 Christian Kern, ancien officier  aviateur dans l’armée de l’air, est Gédéon dans le  jeune  groupe de Nancy et aussi aumônier protestant  de la prison de Toul.

 Robert  était un meneur  au sein de cette prison de Toul, un  criminel   condamné à   15 années de prison ferme,  le plus irréductible des détenus, un petit caïd ayant de l’influence sur les autres détenus, un homme particulièrement farouche  et hostile au témoignage de C. Kern. Il transformait régulièrement les  petits NT  Gédéon distribués  en  papier cigarettes.

Un jour, il prend à nouveau  et avec cynisme et hostilité le NT  pour le déchirer  et en faire du papier à cigarettes ; il le fait à deux reprises. Mais la seconde fois, il tombe sur un extrait d’Actes 9  et avant de rouler sa cigarette, il lit : «  pourquoi me persécutes-tu ? »

Robert demande alors à Christian sur un ton  mi-moqueur, mi-interloqué : «   Dis-moi, je t’ai offensé ? ». Christian lui indique que ce n’est pas le cas, mais lui explique qu’il  offense Dieu lui-même !

Alors, de manière plus grave, Robert demande à Christian  s’il peut se confesser  à lui. Christian lui indique  sa cellule  et lui recommande de  se tourner vers Dieu et de s’adresser directement  à Lui…

Robert se met à genoux  dans sa cellule, avec bien du mal.

 Depuis, Robert est assidu aux cultes organisés  dans  la prison  par Christian ;  et  lui le caïd, est son meilleur allié  désormais !

2ème témoignage : Marc Polo, pasteur à Chalons en Champagne.

( lettre reçue de celui-ci) :

 Récemment(2004), un  pasteur de Chalons en Champagne,  Marc Polo, a écrit au groupe Gédéon de Reims pour lui confier un témoignage édifiant,  montrant bien  la complémentarité des ministères entre églises locales  et  ministère Gédéon,  bras missionnaire des églises locales. Il nous raconte la rencontre qu’il a eue avec un étudiant de la Faculté des sciences d’Orsay, au sud de Paris.

 "C’était dans les années 80. Dans l’impasse où j’habitais (Marc Polo), j’avais l’habitude  depuis des années de distribuer à mes voisins des calendriers et des livres chrétiens, à chaque fin d’année. L’une des familles, plutôt athée de conviction, comptait un garçon -l’aîné- et une fille. Ils acceptaient les «cadeaux » sans trop de reconnaissance. A de rares occasions, j’échangeais avec le garçon.

 Les années passant,  il s’est inscrit  à la faculté d’Orsay. Un jour où je l’ai croisé, il me dit au cours de la conversation, qu’il a reçu un petit NT  distribué sur le campus. J’ai évidemment pensé  aux Gédéon -et c’était bien le cas !- Ce qui m’a réjoui ;et je  pense que s’il  m’en a parlé, c’est parce qu’il  m’a  dit  le lire régulièrement dans le RER  sur le trajet Bagneux-Orsay.

 L’été suivant, j’ai appris par ses parents bouleversés, qu’il s’était noyé au cours d'une plongée  dans la  Méditerranée (il était moniteur de plongée sous-marine). J’ai pu savoir  qu’on a retrouvé un de mes livres avec ses affaires. Le début et la fin appartiennent à Dieu seul !

 Au début  de cette année, j’ai revu la maman dans mon ancienne impasse ; et elle a accepté cette fois avec plaisir mon calendrier,  me proposant même d’en  prendre  un  pour des voisins absents."

 Pour conclure, le pasteur  Polo termine sa lettre en disant :

«   il y a un intérêt pour les choses de Dieu et pour la Bible elle-même chez des jeunes ; la Parole de Dieu peut sauver une vie  sans  autre aide. La persévérance peut porter du fruit à long terme ! ».

  3 ème témoignage

 C'était dans les années 70. Un jeune homme en recherche d'identité, qui cherchait à comprendre quels étaient les fondements de la vie, « l'essence de la vie » comme il aimait à le dire.

Déçu de la « religion chrétienne », il fut vite attiré par les mystères du monde occulte, des arts divinatoires et des philosophies orientales. Prônant un retour aux sources, il vécu quelques années dans une maison abandonnée, sans accès routier, ni électricité, ni eau courante, au chemin du Paradis, dans le sud de la France.

Astrologie, narcotique, technique ésotérique, tout était bon pour trouver la vérité. En 1982, allant toujours plus loin dans ses recherches, il se retrouva avec une amie en Inde dans des monastères bouddhistes au sein d'un petit groupe d'européens à l'occasion de la crémation d'un des plus grand maître tibétain "KARMAPA", dans le Sikkim. (petit  état de la fédération indienne, situé entre le Tibet, le Bhoutan et le Bengladesh), fermé normalement aux européens.

C'est là, qu'un jour, la veille de cette crémation, l'amie de ce jeune homme, très perturbée psychiquement suite à un envoûtement qu'elle avait subit quelques semaines plus tôt à Darjeeling, rencontra un européen qu'elle ne revit d'ailleurs jamais par la suite. Il lui offrit tout d'abord une petite croix en bois en lui disant : « Prends, cela vient de Jérusalem ». Puis, il lui remit un petit livre bleu en lui conseillant de le lire pour trouver la délivrance.

Sur le coup, comprenant qu'il s'agissait de la doctrine chrétienne et ayant une piètre opinion de Jésus, aucun des deux ne prit en considération cette invitation.

Après plusieurs jours, l'amie de ce jeune homme dut rentrer d'urgence en France à cause de son instabilité. Mais la graine était semée !

Au retour de ce périple , quelques mois plus tard, dans une église évangélique à Paris, elle fut instantanément délivrée par la prière de cette force des ténèbres qui l'asservissait. Les choses devenaient sérieuses : « Dieu existait-Il vraiment ? » « Jésus avait-Il la réponse quant à l'origine de la vie  » ? « Ce petit livre pouvait-il les aider ? » De nombreuses expériences en conformité avec les Ecritures Sainte les amenèrent à abandonner les voies d'égarement dans lesquels ils s'étaient laissés piéger. Ils réalisèrent que Jésus était en effet le seul chemin, la vérité et la vie elle même, cette fameuse « essence de la vie » tant recherchée.

Après avoir mis leur vie en règle, en mettant un terme à leur vie de couple, ils se firent baptiser. Puis Dieu conduisit leurs pas sous des horizons différents.

Quelques années plus tard, le jeune homme ayant trouvé du travail en tant que représentant décorateur floral dans les hôtels de sa région a rejoint l'organisation des Gédéons avec l'épouse que le Seigneur lui a donnée. Aujourd'hui il peut témoigner devant  vous de la bonté de Dieu qui ne rejette pas ceux qui Le cherchent même dans des mauvaises voies. Il envoie des petites Bibles Gédéons même là-bas, au fin fond du Sikkim, dans un monastère tibétain, pour attirer à Lui les chercheurs de vérité.

Merci à l'homme anonyme qui fut pour nous comme un ange du Seigneur.

 

4 ème  témoignage

 

Dans les années 60, un Pasteur d’origine arabe servait le Seigneur et, tout naturellement, élevait ses enfants dans le respect de la Parole de Dieu. L’une de ses filles, devenue chrétienne, envoyait son fils à l’école du Dimanche et lui apprenait l’Evangile. Mais Rebel, ne voulait rien savoir de Jésus-Christ !

Voici quelques mois, les Gédéons distribuèrent des petits Nouveau Testament bleus dans un lycée où des jeunes, d’origine maghrébine, se moquaient de la Parole de Dieu en crachant dessus et même en la brûlant.

Du premier étage où il se trouvait, ce jeune homme vit la scène et, par curiosité, descendit pour voir ce qu'il s’y passait. Ses copains lui déclarèrent qu’une « secte » distribuait de la littérature. Voyant qu’il s’agissait de Nouveaux Testaments, le garçon répondit : « Non, ce n’est pas vrai ». Il s’avança vers un Gédéon d’Antibes et lui dit qu’il était courageux, ce à quoi il lui fut répondu : « non… c’est toi qui es courageux de venir nous le dire ! ».

Voir la Parole de Dieu ainsi méprisée, salie et brûlée toucha le cœur de ce jeune étudiant qui se tourna vers le Seigneur et Lui donna sa vie.

Le Dimanche 14 Mars 2004, à l’occasion de son baptême dans une église évangélique de Nice, il donna ce témoignage que notre frère Armand nous a rapporté.

 

5 ème témoignage

 

Au printemps dernier, Bernard Roche et plusieurs autres Gédéons distribuent des Nouveaux Testaments à la sortie du Lycée Jacques Decours, avenue Trudaine, à Paris.

Isabelle, une jeune femme d’une trentaine d’année traverse la rue pour voir ce qui se passe. Elle reconnaît immédiatement le petit livre qu’elle a reçu une dizaine d’années plus t. Elle raconte son histoire :

Elle avait deux grands-mères: une Chrétienne qui priait régulièrement pour elle; une autre, fort versée dans l’occultisme. Cette dernière souhaitait faire d’Isabelle son héritière spirituelle et l’initiait progressivement. .

Isabelle avait aussi été initiée à la drogue. Elle était devenue une habituée de l’héroïne.

Un insupportable combat spirituel se déroulait en elle entre les influences de ses deux grands-mères.

Un jour, qu’elle est en voiture avec son copain, n’en pouvant plus, elle décide de se supprimer. Elle crie intérieurement : Dieu, si tu existes, révèle-toi à moi dans les minutes qui suivent sinon, ce soir, je me supprime.

Un peu plus loin, la voiture s’arrête à un feu, à côté d’un attroupement. Par la fenêtre, elle demande de quoi il s’agit. C’est précisément une distribution devant le lycée Jacques Decours. Elle prend le Nouveau Testament qu’on lui offre.

Le soir même, toute seule dans sa chambre, elle devient disciple de Jésus-Christ. Sa vie change complètement. Elle abandonne la drogue et son copain, elle est libérée de l’occultisme. Elle est baptisée. Depuis, elle habite toujours le même quartier, fréquente toujours la même église. Elle mène une vie propre et sans histoires.

On peut rouler longtemps à Paris avant de recevoir un N.T. par la fenêtre. Gloire à Dieu pour la précision et la rapidité avec lesquelles il a répondu au cri d’Isabelle. Gloire à Lui pour la guérison et le bouleversement durable de la vie de cette jeune femme.

 

Soit, une Ecriture peut sauver. Il faut bien se rendre à l’évidence.

Mais, aussitôt, en moi, une petite voix ajoute: certes, cela peut arriver.

Mais c’est bien rare.

Tous ces exemples ne sont jamais que des cas particuliers

 

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Sois raisonnable : tu le sais bien, le plus souvent, une Ecriture ne fait rien du tout :

 

La conversion n’est que l’exception qui confirme la règle.

 

C’est un peu comme si je disais : Il arrive quelques fois que la Parole de Dieu soit vivante et efficace. Mais OUI ! Je vous garantis que cela s’est déjà vu. Mais la plupart du temps, c’est juste du papier et de l’encre.

Ce n’est pas ce que dit l’Epître aux Hébreux. Elle ne nous laisse aucun doute. Elle affirme:

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. (Heb 4/12)

 

Toute ma vie, j’ai connu la parabole du semeur. Je la comprenais, je la croyais, et pourtant, j’ai bien l’impression que je passais à côté.

Les 4 premiers versets me montrent les multiples manières dont la Parole peut se perdre. Lorsque j’arrive au 5ème verset, j’ai l’impression qu’il n’y a plus que quelques malheureux grains rescapés qui tombent dans de la bonne terre et portent du fruit. Tout le reste est perdu.

Par manque de foi, je remplace l’incroyable profusion du Seigneur par une récolte minable et chétive.

Un jour, je parlais avec un agriculteur, et je lui faisais remarquer combien merveilleux ce serait si seulement la moitié du grain tombait dans de la bonne terre.

Là, je l’ai beaucoup amusé et il s’est bien payé ma tête: Toi, le Parisien, on voit bien que tu n’as jamais rien semé: un semeur qui mettrait plus de 10% de la semence à côté de la bonne terre ferait mieux de faire un autre métier!

Cette remarque m’a profondément bouleversé. Se peut-il réellement que la bonne terre soit la règle et non l’exception? Le croire demande beaucoup de foi. C’est pourtant ce que dit clairement la parabole. Ni le Seigneur ni ses auditeurs n’étaient Parisiens. Ils savaient ce que semer veut dire. Nous devons les croire.

Mais le pire, le plus difficile à croire est la fin de la parabole: les grains rapporteront l’un 30, l’autre 60, l’autre 100

Se peut-il réellement qu’une Ecriture change la vie de 30, de 60 ou de 100 personnes ?

Deux ou trois, à l’occasion, je veux bien, mais 30, 60 ou 100 est-ce possible?

C’est pourtant ce qu’affirme l’Ecriture, et je prétends croire l’Ecriture.

Seigneur, viens au secours de mon incrédulité!

 

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7 ème témoignage

 

Frank à Mana (Fidji)

Frank est un bien vilain monsieur. Il part en vacances avec la femme d’un autre! Ils s’en vont tous deux filer le parfait amour à Mana, petit atoll de l’archipel des Fidji.

Là, dans ce cadre idyllique, Frank est pris d’une violente fièvre tropicale. Il est tellement malade qu’il désespère de garder la vie. Il demande un médecin. Le directeur de l’hôtel lui explique qu’il n’y en a pas dans l’île. Le mieux qu’il puisse faire est d’appeler un avion sanitaire qui l’évacuera sur un hôpital où il pourra être soigné.

Frank se rend compte qu’il a bien peu de chances de survivre jusque là. Lorsque le directeur sort, Frank aperçoit une Bible sur sa table de chevet, à côté du téléphone. Il se met à la feuilleter, et voici ce qu’il lit:

Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. (Jacques 5/14-15)

 

L’ordonnance complète! Tout ce qu’il faut pour guérir son âme et son corps qui en ont terriblement besoin.

Frank réclame des anciens. Le directeur est bien embarrassé. Cela fait un moment qu’il a quitté son église. Et où trouver des anciens sur cet archipel perdu?

Pour gagner du temps, il demande: Quelle dénomination?

C’est le cadet des soucis de Frank! Il n’est même pas Chrétien! Tout ce qu’il sait, c’est qu’il lui faut des anciens, et vite encore!

Le directeur est un homme pragmatique. Il y a un de ses employés qui passe son temps à témoigner pour Christ. Il fera l’affaire! C’est, ma foi, un ancien fort crédible. Il passe la nuit avec le malade.

Frank se convertit et la fièvre le quitte.

GLOIRE A DIEU !!!!

Mais l’affaire ne s’arrête pas là:

La femme retourne chez son mari.

Deux des collègues du Chrétien se convertissent.

L’un témoigne auprès de sa famille, et tous se convertissent.

L’autre devient pasteur.

Le directeur reconsacre sa vie à Christ.

Quelques temps plus tard, il devient pasteur à son tour.

Quant à Frank, il est missionnaire en Chine.

Nul ne sait combien de vies seront transformées par ces deux pasteurs et par ce missionnaire.

Et tout cela pour une Bible aperçue à côté du téléphone !

Un grain 30? Un grain 60? Un grain 100? Pas de problème !

Oui, vraiment notre Dieu est capable de multiplier sa grâce bien au-delà de tout ce que nous pourrions espérer ou croire!

Ne le limitons pas par notre manque de foi!

 

J’ai aussi une pensée pour le Gédéon anonyme qui a apporté des Bibles sur cet îlot perdu.

Je n’ai jamais trouvé Mana sur aucune carte. Mais les Fidji sont formées de deux îles principales et d’une multitude de petits îlots situés, en moyenne, à 300 Km. La distance n’a pas découragé les Gédéons locaux qui ont fidèlement visité ces petits paradis terrestres. C’est pour nous, Français, une vraie leçon de consécration.

 

Nous aussi, nous voulons servir fidèlement le Seigneur et participer à son œuvre de salut, puisqu’il nous le propose si généreusement !

 

8 ème témoignage

 

            Une étudiante à l’Université,  était en recherche et pratiquait l’astrologie  et les sciences  occultes.

Un jour,  elle  a reçu un NT Gédéon  qu’elle  a à peine regardé et qu’elle a  mis dans la poche de son manteau. Oubliant ensuite complètement ce livre.

 

Puis elle  lit un livre de la « pensée positive » qui parle de Dieu  mais pas de Jésus, et dont l’auteur citait les Psaumes 27 et 91.

Alors,  elle  retrouve par hasard le NT Gédéon dans son  manteau, …un an après. Elle  lit ces 2 Psaumes  tous les soirs et a toujours son NT sur  elle.

 

Mais elle  connaît  de graves crises d’angoisse qui poussent cette étudiante à sortir vers une place de la ville où justement des chrétiens  évangélisent. Une femme lui témoigne.

4 jours  plus tard, elle assiste à une réunion évangélique …au lieu d’aller à des conférences sur  la réincarnation. Elle  s’y  convertit et découvre alors que  Jésus était ce qu’elle recherchait depuis si longtemps !

 

9 ème témoignage

 

            Pendant qu’il était dans une grande ville sur la Côte Est pour affaires, Dan passa la soirée à boire au bar de l’hôtel. S’étant juré que ce voyage serait différent des précédents, le lendemain matin, il se sentait assez écoeuré de lui-même. Il décida qu’une longue marche pourrait lui éclaircir les idées alors il sortit et se retrouva bientôt dans une petite rue d’un quartier résidentiel. Les maisons étaient petites mais propres et bien tenues et Dan sentit qu’il avait choisi la bonne direction.

             A peu près à mi-chemin avant le prochain carrefour, un homme d’un certain âge qui était en train de ramasser des feuilles mortes leva les yeux et salua chaleureusement Dan. « Bonjour à vous » dit-il en souriant. « Il semble que le Seigneur a préparé encore une belle journée, n’est-ce pas ? »

             « Je pense » répondit Dan en haussant les épaules et en regardant ses chaussures. L’homme âgé regarda les yeux vagues et les vêtements froissés de Dan. « Tu sais, mon gars, Jésus-Christ pourrait faire de cette journée la meilleure de ta vie si tu Le laisses faire. » Il chercha dans sa poche et en sortit un petit traité qu’il offrit à Dan. « Pourquoi tu ne jettes pas un œil là-dessus et que tu ne repasses pas me voir ? »

 Dan remercia son bienfaiteur sans conviction, fourra le traité dans la poche de sa veste et continua son chemin. Il ne lut pas le traité mais d’une façon ou d’une autre il fit en sorte de ne jamais vraiment s’en débarrasser. Une année plus tard, lors d’un autre voyage d’affaires, il se retrouva en train de faire les cent pas comme un fou dans sa chambre. Il était au bout du rouleau, sur le plan spirituel, sur le plan financier, émotionnel et physique.

             Par habitude, il enfila sa veste et se prépara à sortir mais en mettant la main dans sa poche, il sentit de ses doigts ce petit traité toujours là. Il le sortit, se mit sur son lit et le lut de bout en bout. Il ouvrit la table de chevet et trouva la Bible Gédéon qu’il savait être là. Il chercha soigneusement les versets dont parlait le traité. Il ne connaissait pas bien la Parole de Dieu et il fut reconnaissant d’avoir à sa disposition un exemplaire qui était justement là pour cela. Après s’être assuré que tous les versets qui figuraient dans le traité existaient bien, comme s’il sentait qu’il était à un moment de sa vie où il devait prendre une décision, il se mit à genoux et, à ce moment-là précisément, son ancienne vie s’acheva et une toute nouvelle vie en Christ commença.

             Les années de la vie de Dan qui suivirent furent un tourbillon de joie et de luttes. Il devint serviteur de l’Evangile et fut invité de ville en ville, de pays en pays, pour partager son amour pour le Seigneur  et la façon miraculeuse dont le Seigneur l’avait transformé. Maintes et maintes fois, quand il partageait son message, des gens venaient lui dire, «  C’est merveilleux ! Vous savez, j’étais dans cette même ville, je me suis perdu et je me suis arrêté en face d’une maison pour demander mon chemin. Un homme âgé travaillait à ses fleurs dans son jardin et il m’a donné un traité d’évangélisation. »

             Chaque histoire était différente et pourtant chaque histoire disait comment des gens partout dans le monde, des gens qui pour une raison ou pour une autre avaient dû venir dans cette ville, s’étaient retrouvés attirés dans une petite rue d’un quartier résidentiel où un vieil homme travaillait dans son jardin.

             Quelque temps plus tard, Dan retourna dans cette ville, là où sa vie nouvelle avait commencé, mais cette fois, c’était pour prêcher un réveil dans une église. Parce qu’il se souvenait du vieil homme qui lui avait donné le traité, il retourna vers la petite maison blanche. Comme il ne vit personne dehors, il alla frapper à la porte. Un bruit de pas lents se fit entendre et la porte finit par s’ouvrir.

             « Monsieur, Vous ne vous souvenez sans doute pas de moi, » commença Dan, « mais vous m’avez donné un traité d’évangélisation il y a bien des années et je voulais vous dire que c’est grâce à votre témoignage fidèle que je suis là devant vous en tant que serviteur de l’Evangile de Jésus-Christ. »

             Le vieil homme ouvrit grand la porte ce qui révéla le déambulateur devant  son corps fragile et courbé. « Entrez, entrez » dit-il à Dan alors qu’ils étaient tous deux en larmes. Dan le suivit dans un tout petit salon. 

            « Dieu soit loué, Dieu soit loué ! » La voix du vieil homme tremblait d’émotion et à cause de son âge. « Toutes ces années je me demandais si ce que je faisais servait à quelque chose. Vous savez, ma femme, elle est morte maintenant, paix à son âme – était handicapée et je ne pouvais pas sortir, seulement pour travailler dans le jardin. Pendant ses dix-huit dernières années de vie, je devais être là pour elle tout le temps alors je priais le Seigneur tous les jours de m’envoyer des gens qui avaient besoin d’entendre la Parole. Quelle bénédiction de vous entendre, fiston. »

             « Oh, monsieur, » lui dit Dan, en s’approchant de lui et en lui prenant la main, « j’ai entendu parler de vous partout dans le monde. » Et comme Dan lui parlait des nombreuses personnes qui étaient venues à la connaissance du Seigneur grâce au témoignage de ce croyant aux cheveux argentés, le vieil homme pleurait sans retenue.

             « Merci, Jésus » ne cessait de répéter le vieux serviteur fidèle, « je ne savais pas. Je voulais juste être fidèle à mon Seigneur ! »

             « Ainsi en est-il de ma parole qui sort de ma bouche. Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir accompli ma volonté et accompli mes desseins. » (Esaïe 55 :11)

             « Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. »

 (1 Corinthiens 4 :2)