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Guy

"Pendant
près de 10 années, j'ai fréquenté et reçu l'enseignement des témoins de Jéhovah.
A cette époque, il est vrai que je croyais en Dieu mais point barre.
Un
changement de domicile nous amena à rencontrer d'autres personnes parmi
lesquelles un couple de chrétiens. Ces voisins fréquentaient une église que l'on
nommait église évangélique. Par leurs témoignages, ces gens pourtant jeunes
convertis nous apportaient une vision toute nouvelle de Dieu et de la Bible.
De tout leur
coeur ils nous disaient que Jésus était vivant au milieu de nous par son Esprit,
ils disaient également que l'on pouvait lui remettre tous nos problèmes. Plus
étrange encore, ils certifiaient que par l'imposition des mains il se faisait de
nombreuses guérisons.
Seulement
voilà, à cette époque nous n'avions besoin de rien. Par contre, nous avions très
bien compris que leur but était de nous inviter à une de leur réunion
d'évangélisation, et qu'ils tenaient absolument à nous faire découvrir Jésus et
la vraie vision de Dieu pour l'homme.
Les réunions
auxquelles nous assistions étaient totalement différentes de celles que nous
connaissions, les chants et les prédications touchaient notre coeur ; par leurs
témoignages certains chrétiens confirmaient avoir été guéris, d'autres
remerciaient Dieu de les avoir délivrés du péché, de la cigarette, de
l'alcoolisme...
Cela dit,
nous assistions à certaines réunions, mais nous étions loin d'être fidèles et
convaincus.
En 1979, un
de mes garçons alors âgé de 10 ans s'est fait renversé par une voiture. Après un
rapide passage à la polyclinique de Béthune, j'ai vu là mon fils crâne ouvert,
une partie de la cervelle qui sortait. Il fût transporté d'urgence au CHR de
Lille.
Dès notre
arrivée au centre hospitalier, le chirurgien et les brancardiers étaient là à
nous attendre. Le chirurgien s'est exprimé très clairement : Il est inutile
d'attendre ou de rester sur place, mais sachez que nous allons faire tout ce qui
est en notre pouvoir.
Avant de
rentrer chez nous, l'infirmière en chef nous avait fortement déconseillé de nous
déplacer. La seule possibilité que nous avions d'avoir des nouvelles de notre
fils était de téléphoner.
Le jour de
l'accident était un jeudi, jour consacré à l'évangélisation.
De retour de
Lille, nous qui n'avions besoin de rien, nous sommes entrés dans l'église, en
pleine réunion, nous avons résumé la situation, et nous avons demandé que l'on
prie pour notre fils qui était aux portes de la mort.
Je peux dire
que ce jour là, j'ai découvert la puissance de la prière. Tous ensemble à haute
voix les chrétiens priaient et imploraient le seigneur Jésus de manifester son
amour, sa puissance et sa gloire en guidant les mains du chirurgien.
Le même
soir, j'ai découvert que Dieu répondait aux prières, lorsque par une prophétie
le seigneur disait ceci : "j'ai entendu vos prières, ne crains pas, je suis
celui qui a le pouvoir sur la vie et sur la mort ; ne crains point, crois
seulement!"
Le lendemain
matin malgré les recommandations que nous avions eues, nous nous sommes rendus
au CHR de Lille avec le pasteur Daniel Demesteere et son épouse.
Avec les
sévères recommandations de quitter le CHR nous avons croisé dans le couloir le
chirurgien qui avait opéré mon fils. Quelle fut notre joie quand il nous a
permis de le voir.
Il n'y avait
qu'une personne qui n'était pas contente ce matin-là c'était l'infirmière en
chef! Mais en compagnie du chirurgien nous sommes revenus sur nos pas. Elle a
bien essayé de contester mais un seul regard du chirurgien suffit à la calmer.
Alors que
nous avions la possibilité de lui parler, le pasteur posa cette question à mon
fils : "Grégory, qui t'a guérit?" Quel a été mon étonnement quand il lui
a répondu "c'est Jésus!"
Juste une
semaine après son accident, dès notre arrivée, nous avons constaté que sa
chambre était libre et que le lit était refait. En fait, après consultation le
médecin avait décidé que l'enfant pouvait rentrer chez lui. Bref, notre fils
nous attendait dans une salle d'attente voisine.
A la suite
de son opération aucune séquelle n'a été décelée."
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