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Jean-François Gambée
J’ai 46 ans, marié à la
plus jolie fille du pays de Dunkerque qui se prénomme Maryse. Notre amour a
donné naissance à 5 merveilles de la création : Basile 18 ans, Grégoire 16ans,
Mathilde 14 ans, Anne 12 ans et Timothée 8 ans.
Je suis né à
Dunkerque, au bord de la mer, élevé dans une famille très correcte avec un Papa
ouvrier et une Maman dans le secrétariat. Très jeune j’aimais me promener le
long des quais avec mon Papa le
Dimanche matin. Nous faisions de grandes balades dans la Zone portuaire et
ces grands bateaux m’attiraient. Ils venaient du monde entier. La vie de ces
marins me paraissait formidable.
Je décidais très jeune de
devenir marin et à 16 ans je m’engageais dans la marine où j’ai navigué pendant
4 ans. La mer était ma vie, mais la discipline militaire ne me convenait pas. Je
décidais d’apprendre l’anglais et je partis pour vivre à Londres pendant 6 mois.
Je rentrais à Dunkerque pour acheter mon premier voilier ; et c’est à 22 ans que
je quittais Dunkerque pour la première fois comme étant seul maître a bord. « Capricorne » un petit
voilier de contre plaque de 8 mètres allait me faire découvrir le Portugal, les
Canaries, l’Afrique, le Brésil et la Guyane.
Apres deux bonnes années de
navigation et de rencontres multiples je décidais de rentrer à Dunkerque après
la vente de mon bateau, pour ensuite repartir avec un voilier plus grand. Le
but : le tour du monde par les Canaux de Patagonie (proche du cap Hornes).
Au port d’attache cette
année là je rencontrais celle qui allait devenir ma femme.
Et tandis qu’un soir
j’étais sur « Liberté », mon bateau que je préparais à affronter tous les
océans, deux marins m’ont demandé de l’aide car ils étaient en panne de moteur.
Je les aidais à amarrer leur bateau et les invitais à mon bord. C’est autour
d’un bon café bien chaud qu’il m’ont remercié de l’aide et m’ont parlé de
Jésus ! Déjà plusieurs personnes m’en avaient parlé ! Mais je considérais toutes
les croyances pour les gens faibles ! Me moquant d’eux et de leur
Jésus, je leur dis que s’il était vivant il viendrait me parler lui-même !
Malgré mes longs cheveux et ma vie de bohême ils sont plusieurs fois venus me
rendre visite. Ils m’ont même invité à manger chez eux…ça c’est intéressant ! Ça
ne se refuse pas ! C’est ainsi que j’ai
assisté un dimanche après-midi à une réunion de Baptême. Ils m’ont offert la
bible et en cadeau de mariage ma drisse de grand voile.
Nous sommes partis ma femme
et moi pour une grande promenade qui nous a amenés aux Antilles. Nous y avons
parcouru presque toutes les îles et nous avons travaillé à Saint-Martin.
Une grossesse a changé nos
plans momentanément et après ces deux années de périple nous sommes rentrés en
avion pour la naissance de ce Bébé - les billets d’avion aller-retour en poche -
car dès la naissance arrivée nous étions décidés à passer Panama et à visiter le
Pacifique ! Trois mois après notre
arrivée une jolie petite fille est arrivée : Julia. Elle faisait déjà toute
notre joie quand trois jours après sa naissance les médecins ont diagnostiqué
une malformation cardiaque majeure ; la nuit même elle décédait!
J’étais capable de
traverser l’océan, de faire fasse aux tempêtes, de rencontrer des baleines qui
mesuraient le double de mon bateau mais j’étais impuissant devant la mort ! Nous avons décidé d’avoir
très vite un autre enfant. La grossesse suivante de ma femme a été très suivie :
un enfant de la technique… une échographie tous les 15 jours pour tout
contrôler et un beau garçon nous est né, Basile, qui dès sa naissance a eu de
gros problèmes de santé. Il était question de l’envoyer lui aussi à Lille
(Centre Hospitalier) pour changer son sang nous disait-on !
C’est à ce moment là qu’un
matin je me suis rendu au bord de mer, le seul endroit de paix pour moi. Je me
suis mis à marcher au bord de l’eau et je me suis tourné vers le ciel.
Ce Dieu vivant dont on
m’avait parlé, ce Dieu qui parle même ! J’ai crié vers ce Dieu du ciel qui
m’était inconnu, je lui ai crié toute ma détresse.
Je suis remonté dans ma
voiture pour rejoindre la clinique où l’on m’attendait pour des décisions à
prendre avec Basile.
Sur la route Jésus est venu
me répondre ! Comme je vous l’écris c’est lui qui ma parlé ! Une voix apaisante m’a
montré un panneau « danger de mort » le long de la route. Dieu m’a dit calmement
mon état de mort ; j’ai vu sa main descendre sur le berceau de mon fils et une
joie immense a rempli mon cœur !
Quelques minutes plus tard,
j’étais au chevet de ma femme et je lui dis que tout allait bien se passer car
je venais de rencontrer le seigneur !
Les médecins sont arrivés
et je leur ai demandé d’examiner à nouveau mon fils. Ils sont revenus très vite
avec lui disant qu'ils ne comprenaient pas ce qu’il s’était passé, et que
l’enfant ne présentait plus de problème sanguin ! Ils nous l’ont rendu et nous
avons partagé cette joie ensemble. J’ai appelé ce chrétien qui m’avait offert la
Bible et qui m’avait dit que Jésus parlait et je lui ai dit : « Ca y est il m’a
parlé ! », mais bien plus que de m’avoir parlé, mon cœur a été bouleversé. Je lui
ai demandé d’appeler son pasteur qui est venu prier pour nous et la semaine
suivante nous étions dans une réunion. Dieu nous à de nouveau parlé et nous a
montré le prix qu’il avait payé pour sauver notre fils et nous sauver nous
mêmes. Son amour à rempli nos
cœurs.
Comment avait-il pu
s’occuper de gens qui ne s’intéressaient même pas à lui ?!
Il nous a montré un nouvel
océan bien plus grand que le pacifique, c’est l’océan de son amour ! Nous ne
voulons plus naviguer sur un autre océan que celui là ! Nous avons vendu le bateau
et suivi Jésus !
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